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18/04/2013

Fiche Série n°2 : Jane Eyre - Mini-Série, BBC

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Fiche technique

Réalisé par Susanna White
Nationalité Britannique
Genre Drame, Classique
Statut Production achevée

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Casting

Ruth Wilson
Rôle : Jane Eyre
Toby Stephens
Rôle : Mr. Rochester
Christina Cole
Rôle : Blanche Ingram
Lorraine Ashbourne
Rôle : Mrs. Fairfax
Cosima Littlewood
Rôle : Adèle
Pam Ferris
Rôle : Grace Poole


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Synopsis

Devenue orpheline très jeune, sans la moindre fortune, la petite Jane Eyre est élevée par une parente aisée, la tante Reed, dans le nord-est de l'Angleterre. Souffre-douleur de ses cousins, maltraitée par leur mère, l'enfant solitaire et rebelle est envoyée à Lockwood, un pensionnat pour jeunes filles pauvres.
Durant ces sévères années d'apprentissage, qui font d'elle une jeune fille accomplie, elle affronte la mort de son unique amie et noie sa tristesse dans le dessin.
À 19 ans, elle part travailler dans une vaste demeure isolée, Thornfield Hall, comme gouvernante auprès de la pupille d'un riche original, Edward Rochester, lui-même se trouvant à l'étranger. Tous deux se retrouvent face à face pour la première fois sur la lande, un soir d'orage...

 

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Mon avis

J'ai vu peu d'adaptation du roman de Charlotte Brontë : deux, en tout et pour tout, du pour le moment ! La première était le film de 2012, réalisé par Cary Fukunaga, avec Michael Fassbender et Mia Wasikowska dans les rôles titres. La deuxième version est donc cette mini-série de la BBC. Réalisé par Susanna White, sur un scénario de Sandy Welch, avec Toby Stephens dans le rôle de Rochester, Ruth Wilson dans celui de série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensJane Eyre. Composée de quatre épisodes, chacun d'une durée d'environ 55 min, pour presque 4h en tout, ce format de mini-série offre un temps plus long pour bien mettre en place l'histoire.
Une histoire qu'on n'a peut-être pas besoin de rappeler ? Pour faire court, Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, Mrs Reed. Maltraitée, la petite fille est envoyée à l'âge de dix ans à l'institut Lowood. D'abord étudiante puis maîtresse, elle va trouver un autre travail, en tant que gouvernante d'Adèle, une petite française pupille du maître de Thornfield Hall : Mr Rochester. Leur intérêt naissant, puis leur amour, un vrai parcours du combattant ! Notamment lorsque Jane s'enfuie et, presque morte de faim, sur la lande, est recueillie par un pasteur, St Jon Rivers, et hébergée par ses sœurs.
La longueur de l'adaptation permet à la série d'être fidèle au roman Jane Eyre. Mais même aussi bien adapté que possible, ce n'est évidemment pas la même chose. L'enfance de Jane Eyre, son séjour à Lowood, sont traités en une dizaine de minutes, ce qui est dommage car c'est là que la jeune femme s'est construite, a grandi.
Mais aussi le plus gros défaut serait la manière d'avoir traité la partie avec les Rivers. C'est certes plus complet que dans le film de Cary Fukunaga, car on y apprend bien ici que ce sont ses cousins, leurs liens de parentés, on y voit St John amoureux... Mais malgré tout, c'est ici que j'ai été le moins convaincue, car Jane a passé environ un an avec eux, et c'est dans la série très peu développé, ainsi que la morale de St John, la grande emprise qu'il a sur Jane, qui y succombe presque. Mais aussi le fait que dans cette partie, Jane retrouve la mémoire, nous faisant revivre des scènes du passé avec Rochester par flashbacks. Car contrairement au roman où elle change son nom pour éviter de se faire retrouver, ici elle a perdu la mémoire...
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensCes deux points sont pour moi les deux défauts « évidents » de la série. Car après on peut toujours ajouter des détails (certaines scènes sont déplacées, ajoutées, transformées, des personnages ajoutés ou légèrement modifiés), mais ce ne sont là que des détails ! Ah, une scène quand même, sur laquelle je voudrais m'attarder. Dans le roman Jane Eyre, il y a un passage avec une gitane. SPOILER. En fait, Mr Rochester déguisé, qui voulait s'amuser au dépend de ses invités, et savoir ce que Jane pense. Effectivement, elle est présente dans la mini-série, mais elle fait partie de celles qui ont été modifiée, car au lieu de se déguiser, Mr Rochester a employé une bohémienne et s'est caché pour assister à la scène. J'étais contente de retrouver ce passage qui fait partie de mes préférés, mais j'aurais voulu quand même qu'elle se rapproche de l'original ! FIN DU SPOILER.
Bon, passons maintenant aux acteurs. J'étais curieuse puis impressionné par la prestation de Michael Fassbender, et je voulais maintenant voir comment aller se débrouiller Toby Stephens ((que l'on peut voir par exemple dans le James Bond Meurs un autre jour, et surtout talentueux fils de la non moins talentueuse Maggie Smith !). Pour moi, il se rapproche vraiment beaucoup du personnage décrit par Charlotte Brontë. Même si, physiquement, ce n'est pas comme ça que je me le représente, il est vraiment Rochester dans cette adaptation. Il a réussi à rendre le côté à la fois brusque et autoritaire, mais aussi l'humour : j'ai eu régulièrement des rires dans cette adaptation, car Jane Eyre est loin d'être une œuvre sombre, l'humour et la causticité y sont très présents ! J'ai particulièrement apprécié la scène où Jane annonce qu'elle doit se rendre auprès de sa tante malade. Toby Stephens a également réussi à rendre que, sous le tempérament orageux, sombre, souvent dur de Rochester, il y a un homme intelligent, en quête de rédemption, capable de rire. Ruth Wilson incarne une Jane Eyre vraiment incroyable ! Ce n'est pas une jeune fille apeurée par son inexpérience du vaste monde, elle saisit toutes les occasions pour apprendre et découvrir. Elle possède la morale de l'époque (elle refuserait de faire le mal, même pour ceux qu'elle aime, tout en pouvant faire tout ce qu'elle peut pour eux), mais passe également au-dessus des préjugés, notamment en devenant amie et en tombant amoureuse de son maître, un homme dont la condition est « supérieure » à la sienne, et en ayant un comportement peu conventionnel, avec une indépendance d'esprit très forte. Passons à Ruth Wilson, qui m'était déjà un peu connue en interprétant Alice Morgan dans la série Luther (une série dans laquelle elle est vraiment excellente !). Elle est connue notamment pour ses rôles au théâtre, mais elle sait diversifier ses rôles sur le petit et le grand écran, avec donc Luther, le remake du Prisonnier, et on pourra bientôt la remarquer dans The Lone Ranger, aux côtés d'Armie Hammer, Johnny Depp et Helena Bonham Carter. Dans le rôle de Jane, Ruth parvient à faire ressortir la complexité du personnage, sa psychologie. En outre, elle convient aussi bien physiquement à Jane Eyre : elle ne correspond pas aux « critères de la mode », mais elle révèle une force et un charisme très puissant ! Outre, ces deux personnages principaux, la série offre, à l'image du livre de Charlotte Brontë, une palette de personnages secondaires tous très intéressants et bien mis en scène.
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensEnfin, les décors : j'ai été amusée de constater que le principal lieu de tournage, le Haddon Hall, le manoir représentant Thornfield a servi pour trois adaptations de Jane Eyre : le film de Franco Zeffirelli en 1996, pour Cary Fukunaga en 2011, et pour cette mini-série de la BBC. C'est vraiment un manoir très beau, qui correspond bien à l'atmosphère du roman, même si quelques scènes furent filmées dans des parcs extérieurs, en studio ou dans des hangars. Une atmosphère gothique, sombre (peut-être que dans la version de Cary Fukunaga), où on sent véritablement l'empreinte de Charlotte Brontë. Comme Jane, une vraie sorcière, sa magie agit toujours et imprègne non seulement son roman, mais aussi toutes les adaptations qui en découlent.
Des légères prises de liberté par rapport à l'œuvre originale de Charlotte Brontë, mais qui se font rapidement oubliés par la qualité de l'adaptation ! Jane Eyre est décidément toujours aussi présent, pour mon plus grand bonheur !

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