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23/11/2013

Lettre à Jimmy, d'Alain Mabanckou

Lettre à Jimmy, Alain Mabanckou, Contemporain

Lettre à Jimmy

 

Alain Mabanckou




Comme James Baldwin, qu'il tutoie dans cette lettre en forme d'hommage, Alain Mabanckou est noir et écrivain. En découvrant Greenwich village et le Paris Jazz, Baldwin a forgé une identité au-delà des communautarismes. L'acuité de son regard sur la société américaine est remarquablement mise en lumière par cet " expéditeur " complice, admiratif, et jamais complaisant.


Une découverte de la littérature africaine.
Je me suis intéressée à ce roman pour plusieurs raisons. L'auteur, Alain Mabanckou, est Franco-Congolais (né en 1966 au Congo), il a reçu plusieurs prix, dont le prix Renaudot, le prix de littérature Henri Gal ou le grand prix littéraire de l'Afrique Noire. Il publie aussi bien de la prose que de la poésie, mais son activité ne se limite pas à l'écriture, avec l'enseignement de la littérature Africaine, que ce soit à Ann Arbor ou à Los Angeles. C'est un auteur et une personne qui s'est beaucoup impliqué non seulement pour son pays et ses compatriotes, mais aussi pour l'égalité entre tous, et surtout il a toujours œuvré contre l'affrontement entre deux couleurs, entre les Blancs d'un côté et les Noirs de l'autre.
Mais ce qui m'a intriguée également à propos de la Lettre à Jimmy est cet hommage à James Baldwin, qui est le personnage principal du roman d'Alain Mabanckou. James Baldwin m'a toujours interpellée et intéressée, car c'est une légende. Il va devenir une des plus grandes icônes et figure du mouvement contre la discrimination, qu'elle soit racial, sexuelle ou autre. Noir et homosexuel, il va être doublement rejeté pendant une partie de sa vie. Son combat pour montrer que les personnes noires n'ont pas les mêmes droits, ont toujours été rejetés et exclus, va se poursuive toute sa vie, et notamment dans ses livres. Il va ajouter à ce combat la discrimination de toute sorte, notamment sur la question de l'homosexualité et du rejet des personnes pour peu qu'elles soient un peu différentes.
Alain Mabanckou et James Baldwin se ressemblent beaucoup : tous les deux noirs et auteurs, ils luttent également pour l'égalité de chacune de personnes, qu'elles soient noires ou blanches, hétérosexuel ou homosexuel, homme ou femme. La Lettre à Jimmy fait entendre la voix de ces deux personnalités. Avec deux personnalités qui se ressemblent, tant au niveau du parcours et du combat, Lettre à Jimmy plaide pour un monde égalitaire.
J'ai apprécié de me plonger dans la littérature africaine, car j'avais lu très peu d'auteurs Noirs, et le livre d'Alain Mabanckou permet de découvrir à la fois un auteur, un personnage histoire et une époque. Décrit avec justesse, on a véritablement l'impression de connaître James Baldwin en arrivant à la dernière page.
Une lecture très intéressante.




Au fond, qu'est-ce qu'un nom ? Presque rien.
Mais un nom dit tout et nous dévoile au monde.

 

Or la vie de chaque auteur est souvent en elle-même un « roman », voire une tragédie.
Et c'est peut-être pour cela que le genre de la biographie existe...

Commentaires

Je ne connais pas la littérature africaine, je le note pour plus tard ! Merci pour la découverte :)

Écrit par : Céline | 24/11/2013

J'aimerai beaucoup aussi lire plus de littérature africaine, surtout d'Afrique du Sud ! C'est toujours sympa de découvrir d'autres genres de littérature. Contente qu'il t'ai plu en tout cas !

Écrit par : Alison Mossharty | 24/11/2013

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