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17/12/2012

Fiche Film n°6 : The Dark Knight, le Chevalier Noir


Date de sortie : 13 août 2008 (2h 27min)
Réalisé par Christopher Nolan
Genre Action, Drame
Nationalité Britannique, Américain


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Synopsis

 

Dans ce nouveau volet, Batman augmente les mises dans sa guerre contre le crime.
Avec l'appui du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur de Gotham, Harvey Dent, Batman vise à éradiquer le crime organisé qui pullule dans la ville. Leur association est très efficace mais elle sera bientôt bouleversée par le chaos déclenché par un criminel extraordinaire que les citoyens de Gotham connaissent sous le nom de Joker.

 

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Casting


Christian Bale
Rôle : Batman / Bruce Wayne
Heath Ledger
Rôle : Le Joker
Aaron Eckhart
Rôle : Harvey Dent / Double-Face
Maggie Gyllenhaal
Rôle : Rachel Dawes
Michael Caine
Rôle : Alfred
Gary Oldman
Rôle : Lt. James Gordon
Morgan Freeman
Rôle : Lucius Fox


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Secrets de tournage

 

Les records du chevalier noir
Précédé d'une campagne marketing particulièrement intense, The Dark Knight, Le Chevalier Noir a connu une sortie spectaculaire aux Etats-Unis puisque le film pouvait être vu dans près de 4 360 cinéma, un record ! Plusieurs séances à 6h du matin ont même été ajoutées aux programmes afin de satisfaire les demandes des spectateurs dont certains avaient réservé leur billet plusieurs jours à l'avance. Fort de cet impressionnant dispositif, le film a récolté plus de 155 millions de dollars lors de son premier week-end d'exploitation aux Etats-Unis, battant au passage le record de Spider-Man 3. Sur sa lancée, il a même été le premier film à atteindre les 200 millions de dollars de recettes en cinq jours sur le territoire américain (rentabilisant au passage son budget) ! Le précédent record était de... 8 jours

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Une nouvelle franchise s'installe
The Dark Knight est la suite de Batman Begins, déjà réalisé par Christopher Nolan. Si Christian Bale, Michael Caine et Gary Oldman sont toujours de la partie, Katie Holmes a dû toutefois laisser sa place à Maggie Gyllenhaal dans le rôle de Rachel Dawes. Officiellement, la jeune actrice n'était pas disponible pour le tournage.

Couleur de circonstances
Le tournage du film a, une première fois, été endeuillé en septembre 2007 par le décès d'un cascadeur (Conway Wickliffe) lors d'une répétition à bord d'un véhicule 4x4. Mais c'est en janvier 2008 que le choc fut le plus rude lorsque le monde appris la nouvelle du décès de Heath Ledger qui interprète le Joker. Le comédien ayant déjà tourné l'intégralité de ces scènes, le tournage ne fut toutefois pas remis en cause. Le film leur est dédié.

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L'incarnation du chaos et de l'anarchie
Christopher Nolan nous dévoile son approche du Joker : "Le Joker est LE méchant suprême. Il est une icône au même titre que le Chevalier Noir (...) Fidèle au ton que nous avions établi dans Batman Begins, nous avons décidé que ce Joker serait, en dépit de son surnom, un homme plutôt sérieux. Nous sommes partis de l'idée qu'il incarnait l'anarchie et le chaos à l'état pur, qu'il n'avait d'autre but que de détruire pour le seul plaisir de détruire, et qu'il était par là même totalement insaisissable... et passablement terrifiant." Pour se préparer à ce rôle difficile, Heath Ledger a passé plusieurs semaines, seul dans une chambre d'hôtel, à tenir un journal où il ressassait toutes les idées sombres que pouvait avoir le Joker tout en travaillant la posture et l'attitude du personnage.

Une voiture bien plus civilisée...
La Lamborghini que conduit Bruce Wayne dans les rues de Gotham est une Lamborghini Murciélago. Le choix de ce modèle n'est pas innocent puisque murciélago signifie "Chauve souris" en espagnol.

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Un nouveau Batsuit
Dans Batman Begins, le costume de Batman n'était composé que de trois pièces. Dans The Dark Knight, le nouveau Batsuit est un assemblage de 110 pièces en polyuréthane flexible sur un maillage de polyester respirant. Il a également été conçu de telle manière à ce que Christian Bale puisse tourner la tête sans problème, ce qui lui était impossible dans le premier film.

Keysi Fighting Method ?
L'art martial que Batman pratique est le Keysi Fighting Method. "C'est une technique fascinante qui se fonde sur l'instinct animal, explique Christian Bale. Alors que certains arts martiaux exigent une attitude quasi zen, la KFM tire profit de la montée d'adrénaline que nous ressentons dans une situation violente. Elle part littéralement des tripes."

Les Poids lourds de la cascade
L'une des cascades les plus marquantes du film est celle où un camion effectue un tonneau vertical dans un des avenues de Gotham. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la scène a été tournée dans Chicago même avec un véritable camion. Il a toutefois fallu six semaines de calculs, une répétition dans un terrain vague, et l'assurance que la cascade n'allait pas endommager les infrastructures de la ville avant de pouvoir tourner en toute sécurité.

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Premières fois
Il s'agit du premier film sur le héros de Bob Kane qui ne contient pas le mot "Batman" dans son titre. De même, The Dark Knight innove en ne présentant pas de chauve souris dans la narration ou en ne mettant pas en scène le manoir Wayne (détruit dans Batman Begins).

 

Mon avis

 

Suite de Batman Begins, Christopher Nolan poursuit son exploration du mythe de Batman.
Bruce Wayne, sous le masque de la Chauve-Souris, poursuit son combat contre le crime organisé, toujours présent à Gotham. Batman est bien sûr toujours épaulé par son fidèle majordome Alfred, par Lucius Fox, inventeur de génie, ainsi que par le commissaire Gordon. Il y a son amie d'enfance Rachel (je n'aime pas trop l'actrice qui a remplacée celle de Batman Begins !), qui est en couple avec Harvey Dent, procureur, et un des nouveaux personnages introduit dans ce second opus. Rapidement, la ville sera mise à feu et à sang par un criminel d'un nouveau genre : le Joker.
Avec The Dark Knight, Christopher Nolan montre qu'il peut aller encore plus loin qu'avec Batman Begins, mise en bouche et introduction de son univers. En effet, le réalisateur s'approprie davantage l'histoire du super-héros, avec ses méthodes et sa vision particulière. Film d'une densité incroyable, il s'éloigne de la vision du Comic-book original, mais en prenant à contrario une dimension nouvelle, très impressionnante.
Bruce Wayne se fond de plus en plus dans son autre identité, s'immergeant à un point presque schizophrène. Batman devient presque véritablement sa première identité, surtout que lorsqu'il apparait en Bruce Wayne, c'est aussi en portant un masque, celui d'un jeune play-boy milliardaire, bien loin de son identité profonde. Personne ambigu, il va de plus en plus loin pour pouvoir atteindre son but, une frontière très mince de ceux qu'il traque : son refus de tuer. Une seule règle qui lui permet de continuer son combat, de ne pas devenir un criminel à son tour, tout en n'ayant pas peur de dépasser la simple violence lors des combats et de recourir à des interrogatoires musclés. Traquant jusqu'ici des délinquants attirés par l'appât du gain, Batman va se confronter au mystère du Joker. Comment arrêter un homme qui ne cherche qu'à semer le chaos et la zizanie, sans points faibles apparents ? Bruce Wayne va devoir aller plus loin qu'il ne l'aurait voulu pour arrêter le Joker.
L'immense succès de The Dark Knight est dû bien sûr à Christopher Nolan et à sa vision sombre de Batman, au scénario très abouti, à la musique toujours plus belle et intense, et aux nombreuses personnes travaillant sur ce projet, mais aussi et surtout grâce à la plupart des acteurs. On ne présente plus Christian Bale, qui a su se glisser avec aisance dans la peau de Bruce Wayne et de Batman, pour un résultat époustouflant ! Les seconds rôles, comme Gary Oldman toujours aussi intéressant, Michael Caine très émouvant, Lucius Fox ironique et essentiel... Mais les deux personnages qui vont se révéler sont bien sûr Harvey Dent, où la prestation d'Aaron Eckhart est parfois mise au second plan, éclipsé par les autres acteurs, et notamment Heath Ledger, qui surpasse chacun de ses collègues ! Dangereux, n'ayant aucune morale, aussi fou qu'intelligent, le Joker assouvit ses envies et tente de dévoiler le véritable visage de Batman et de ses concitoyens. La mort de l'acteur, dans des circonstances pas très claire, a encore avivé l'intérêt du public pour le film.
Si vous aimez les films de capes et de poings, de personnages forts et intéressants, de super-héros, d'action... Si vous avez aimé Batman Begins... Alors n'hésitez pas à aller voir The Dark Knight, qui est juste excellent !
 

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17/10/2012

Fiche Série n°1 : Sherlock - Saison 1 et 2, BBC

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Fiche technique

Série en production - 2 saisons, 6 épisodes
Créée par Steven Moffat, Mark Gatiss
Titre original : Sherlock
Série britannique
Genre : Aventure, Drame, Policier, Action
Format : 90mn

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Casting

Benedict Cumberbatch
Rôle : Sherlock Holmes
Martin Freeman
Rôle : Dr John Watson
Rupert Graves
Rôle : Lieutenant Lestrade
Mark Gatiss
Rôle : Mycroft Holmes
Una Stubbs
Rôle : Mme Hudson
Andrew Scott
Rôle : Jim Moriarty
Lara Pulver
Rôle : Irene Adler

 

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Synopsis

Les aventures de Sherlock Holmes et de son acolyte de toujours, le docteur Watson, sont transposées au XXIème siècle...

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Secret de tournage

D'un Docteur à l'autre...
Avant que Martin Freeman ne décroche le rôle, c'est Matt Smith qui avait auditionné pour jouer Watson. Le comédien se rattrapera en incarnant le héros de Doctor Who, autre série supervisée par Steven Moffat.

C'est donc ton frère !
Le personnage de Mycroft Holmes, frère de Sherlock, est incarné par Mark Gatiss, qui n'est autre que le co-créateur de la série. Ce dernier connaissait d'ailleurs bien Benedict Cumberbatch, l'interprète de son frère, pour lui avoir donné la réplique dans la comédie Starter for Ten, en 2006.

Changement d'adresse
Si Sherlock habite toujours au 221B Baker Street, l'extérieur visible dans la série est celui du 187 North Gower Street, à Londres également, la précédente adresse étant maintenant celle d'un musée consacré au héros crée par Sir Arthur Conan Doyle.

Le malade imaginaire
La blessure à l'épaule de Watson, qui lui cause une douleur dans la jambe, est une référence maligne au récits de Sir Arthur Conan Doyle, qui s'est souvent avéré être incohérent quant au mal dont souffrait le partenaire de Sherlock. On notera également que, dans la série comme dans les romans, Watson a été médecin de guerre en Afghanistan.

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Mon avis

Avec Sherlock Holmes (sorti le 3 février 2010) et Sherlock Holmes : Jeu d'Ombre (sorti le 25 janvier 2012), réalisé par Guy Ritchie, les personnages de Arthur Conan Doyle refont une de leurs apparitions sur l'écran. Sans entrer dans une chronique détaillée, disons que le film Sherlock Holmes est très bien... Pour un blockbuster américain à gros budget ! On y retrouve les intrigues de base du détective, ainsi que les personnages principaux... Mais l'ambiance est très différente des romans écrits par Conan Doyle, ce qui m'a un peu déçue. Mais ce sont des films à voir surtout pour les décors (très bien fait), la musique (Hans Zimmer, normal !), et pour certains des acteurs (notamment Rachel McAdams). Même si la plupart des acteurs ne collent pas tout à fait aux romans, j'ai tout de même pris plaisir à les regarder interpréter leurs personnages.
Après cette digression sur les films de Ritchie, j'aborde le sujet principal de mon article : la série Sherlock. Elle est réalisée par Paul McGuigan et Euros Lyn, avec comme producteurs Mark Gattis (qui interprète Mycroft Holmes) et Steven Moffat. Le rôle de Homes est tenu par Benedict Cumberbatch, tandis que Watson est campé par Martin Freeman. Il y a pour l'instant deux saisons, composées de trois épisodes d'environ 90 minutes.
La grande nouveauté de cette série ? Eh bien, les aventures du célèbre détective et de son acolyte sont transposées dans le Londres du XXIème siècle. Il fallait le faire !
Ce remake des aventures du détective Sherlock Holmes est drôle, rythmée (avec une superbe musique en accompagnement), et avec des enquêtes plus qu'intéressantes ! De plus, le casting est tout bonnement idéal ! Benedict Cumberbatch incarne parfaitement son personnage de Holmes : il oscille entre le sociopathe et l'enfant qui veut s'amuser, une causticité, la même intelligence aigüe, le même flegme et humour que dans les romans, une certaine arrogance parfois et aussi un profond ennui quand aucune enquête intéressante ne retient son attention. De plus, tous ces traits de personnalité sont accompagnés du regard de Benedict Cumberbatch, très marquant et qui illustre bien son personnage.
De son côté, le Docteur John Watson, l'ami de Holmes a toujours son rôle d'assistant grâce notamment à ses compétences médicales, sans non plus tomber dans le stéréotype du « faire-valoir » du personnage principal. Watson est le contrepoint parfait du détective : il est humain, soucieux des autres, et a la bonne habitude de ramener Holmes sur terre quand il va trop loin. De plus, on se rend compte au fur et à mesure que leur relation n'est pas à sens unique. D'abord apparemment dédaigné par son acolyte (le laisse à la porte quand il entre par effraction dans un bâtiment, etc), on réalise que Watson compte beaucoup pour Holmes et que celui-ci s'inquiète quand il est pris à parti dans des situations risquées. Mais surtout ils vont dépasser leur relation première de détective et d'assistant, pour devenir amis. En outre, les spéculations vont bon train, car leur entourage les perçoit en couple, parfois au désarroi de Watson. J'ai eu d'abord un peu de mal à accrocher avec l'acteur qui jouait Watson (alors que j'ai tout de suite aimé Benedict Cumberbatch), mais j'ai très vite apprécié l'acteur et la manière d'envisager son rôle !
Les personnages principaux sont essentiels et en font beaucoup pour l'intrigue, mais les personnages secondaires de Sherlock sont tout aussi parfait et bien interprétés ! Par exemple, Mme Hudson est mise davantage en avant, avec une relation plus proche de Holmes et Watson, mais aussi Moriarty, qui est tout bonnement glaçant, et aussi Mycroft, le frère de Holmes, dans une relation conflictuelle.
De plus, Londres est magnifiquement représentée, avec son côté actuel, mais aussi de petits détails victorien, qui rappellent le temps de Holmes. Ce côté actuel se voit surtout dans les technologies utilisés par Sherlock Holmes et Watson pour résoudre leurs enquêtes : SMS, Internet, la médecine légale... Le meilleur point dans cette série, c'est que, malgré la différence d'époques, Sherlock est davantage en accord avec l'esprit et l'ambiance des livres que les films réalisés par Guy Ritchie, cités plus haut.
Bref, si vous ne connaissez pas cette série, je vous la recommande plus que vivement ! Surtout pour les amateurs des aventures de Sherlock Holmes, mais pas seulement... Car Sherlock a la grande qualité de rassembler tout le monde, tant elle est bien réalisé !

 

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03/10/2012

Fiche Film n°5 : Batman Begins

 

 

Fiche technique

Date de sortie cinéma : 15 juin 2005
Réalisé par Christopher Nolan
Long-métrage américain
Genre : Fantastique, Aventure, Policier, Action
Durée : 02h19min
Distributeur : Warner Bros France

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Casting

Christian Bale
Rôle : Batman / Bruce Wayne
Katie Holmes
Rôle : Rachel
Michael Caine
Rôle : Alfred
Cillian Murphy
Rôle : Dr. Jonathan Crane
Liam Neeson
Rôle : Henri Ducard
Morgan Freeman
Rôle : Lucius Fox
Ken Watanabe
Rôle : Ra's Al Ghul
Gary Oldman
Rôle : le Lieutenant James Gordon

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Synopsis

Comment un homme seul peut-il changer le monde ?
Telle est la question qui hante Bruce Wayne depuis cette nuit tragique où ses parents furent abattus sous ses yeux, dans une ruelle de Gotham City. Torturé par un profond sentiment de colère et de culpabilité, le jeune héritier de cette richissime famille fuit Gotham pour un long et discret voyage à travers le monde.
Le but de ses pérégrinations : sublimer sa soif de vengeance en trouvant de nouveaux moyens de lutter contre l'injustice.

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Secrets de tournage

De nombreux acteurs pressentis
Le film s'intéressant aux origines du héros, les producteurs ont d'abord pensé à des acteurs jeunes pour endosser le costume de Batman, deux jeunes acteurs de série : Joshua Jackson, Ashton Kutcher, mais aussi Jake Gyllenhaal, David Boreanaz, John Cusack, Guy Pearce. Deux inconnus (ou presque) ont pu aussi tenter leur chance : Eion Bailey (vu dans Fight club), Hugh Dancy (Le Roi Arthur). Plus étonnant encore : David Duchovny et Cillian Murphy auditionnèrent aussi. Ce dernier fut finalement retenu par Christopher Nolan pour jouer le Dr Jonathan Crane alias l'Epouvantail. Contacté en même temps que les autres, Christian Bale fut finalement retenu pour le rôle.

Une lutte acharnée entre filles
Le casting pour le rôle de Rachel Dawes fut presque aussi tendu que pour le rôle titre. Natalie Portman et Sarah Michelle Gellar furent sérieusement envisagées, et battu d'une courte tête par Katie Holmes, qui succède ainsi à Elle MacPherson dans le rôle de la petite amie de Bruce Wayne.

Un hommage à Blade Runner
Avant de commencer le tournage, le réalisateur organisa une projection privée pour toute l'équipe du film, où il projeta Blade runner (1982). Après avoir visionné le film de Ridley Scott, il déclara aux personnes présentes : "C'est comme ça que nous allons faire notre Batman". C'est donc ce film culte qui inspira Christopher Nolan pour créer l'atmosphère sombre et futuriste de Batman begins.

Un costume amélioré
Christopher Nolan a souhaité modifier considérablement le costume de son héros : "J'ai étudié les grands comics et romans graphiques qui ont jalonné l'histoire de Batman pour tenter d'en distiller l'essence. Chaque artiste a interprété ce "Batsuit" à sa façon, mais il existe aussi certaines constantes qui donnent la clé du personnage."
Il ajoute : "La cape de Batman me semblait avoir été quelque peu desservie dans les films antérieurs. Il existe de merveilleuses illustrations de Batman, dans des poses très typées, sa longue cape flottant au vent. C'est ce feeling que nous avons voulu retrouver à l'écran, en concevant une cape noire, aussi souple et aérienne que celles des grands romans graphiques."
Selon Lindy Hemming , la chef costumière, le réalisateur refusa l'aspect "armure" des précédentes versions, il voulait retrouver l'esprit romantique et sombre des comics. Elle précise : "Chris a insisté pour ce costume ne soit pas seulement un bel objet, mais qu'il soit fonctionnel. Ainsi les jambes devaient-elles être assez souples pour permettre des flexions aisées, et le cou permettre des rotations de la tête indépendamment du torse et des épaules – geste impossible dans les précédentes versions."
Grâce à ces changements, les combats d'arts martiaux que livre Batman sont devenus crédibles à l'écran.

Gotham City à une heure de Londres
Gotham City, théâtre des aventures de Batman, est une ville imaginaire qui pourrait se situer n'importe où aux Etats-Unis selon ses créateurs. C'est pourtant à 10000 km de là que la ville fut reconstituée. La majeure partie des extérieurs de Gotham City furent en effet construits à Cardington, un ancien hangar situé à une heure de route de Londres, dont les dimensions gigantesques excédaient largement celles d'un studio classique (270 m de long et 60 de haut, contre 15 pour un plateau de tournage standard). L'équipe y disposait d'une surface au sol équivalente à 16 piscines olympiques.

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Mon avis

Aujourd'hui, on ne présente plus Batman, dont les exploits ont très visités par les comics, BD, films... Après notamment Tim Burton et Joel Schumacher, c'est au tour de Christopher Nolan de revisiter le mythe du super-héros à la cape.
Enfant, Bruce Wayne assiste au meurtre de ses parents. Il ressortira profondément traumatisé de cet incident. Adulte, Bruce se lance dans le monde pour étudier la nature des criminels. Se retrouvant dans une prison d'Asie, un homme, Henri Ducard, lui propose un marché : s'il parvient à atteindre leur sanctuaire avec une fleur bleue des montagnes, il pourra trouver ce qu'il cherchait au début de sa quête.
Bruce réussit et découvre alors Ra's al Ghul et la Ligue des Ombre. Le jeune homme va apprendre les arts martiaux, à contrôler les peurs. Mais après des années, il se dissocie de l'enseignement de la Ligue des Ombres pour retourner à Gotham, sa ville natale. Gotham est plus que jamais à la prise de la pègre et des flics corrompus.
Voulant combattre le crime à sa façon, Bruce Wayne raffermit son identité de jeune milliardaire. En visitant son entreprise, il fait la connaissance de Lucius Fox, un homme qui a de la ressource ! Avec son aide et celle d'Alfred, son majordome, mais aussi grâce à l'aide de Jim Gordon, un des rares flics qui ne soit pas corrompus, Bruce invente Batman. Le symbole pour aider les habitants de Gotham City à reprendre espoir et à lutter contre la corruption.
Dans cette version de Batman, Christopher Nolan se dissocie des films précédents, mais des différences avec les comics sont également perceptibles (Rachel Dawes n'existe pas, Lucius Fox est seulement un gestionnaire d'entreprise, ce n'est pas Ra's al Ghul qui a fait sa formation et entraînement initial...). Cette transformation des origines de la Chauve-Souris était un pari risqué, mais payant !
Batman Begins introduit l'univers de Batman à la sauce Nolan, en se focalisant sur l'homme plutôt que le mythe, les raisons à vouloir devenir une légende, mais surtout les failles que tout être humain porte en lui. Batman n'est pas un super-héros comme les autres (mais je ne suis peut-être pas très objective), il représente une idée, la justice, la peur (celle des autres et celle de Bruce Wayne), la mince frontière entre le bien et le mal... Un héros qui ne se considère pas ainsi, aux motivations complexes, interprété avec maitrise par un Christian Bale au sommet de son art ! Un acteur qui fait partie d'un casting prestigieux, notamment le brillant Morgan Freeman, qui apporte une touche d'humour à cet univers sombre, Gary Oldman, toujours aussi brillant, et le personnage d'Alfred est tout simplement touchant !
Christopher Nolan réussit à présenter un univers complexe, avec des personnages non moins complexes, dans un film au sens du rythme impeccable et des scènes d'action amenées juste au bon moment. Christopher Nolan dépasse l'idée qu'on se fait d'un film de super-héros ou d'un blockbuster américain, pour faire de Batman un film réflexion sur la société humaine, devenant un film très noir et poussant à réfléchir.

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13/08/2012

Fiche Film n°2 : Les Hauts de Hurlevent

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Fiche technique

Date de sortie
1 juin 2012 - en DVD (2h 22min)

Réalisé par
Coky Giedroyc

Genre
Drame, Romance

Nationalité
Britannique

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Casting

Tom Hardy
Rôle : Heathcliff

Charlotte Riley
Rôle : Cathy

Andrew Lincoln
Rôle : Edgar Linton

Sarah Lancashire
Rôle : Nelly

Burn Gorman
Rôle : Hindley

Rosalind Halstead
Rôle : Isabella

Rebecca Night
Rôle : Catherine

Tom Payne (II)
Rôle : Linton




S
ynopsis


Amour fou et sombre vengeance dans le Yorkshire du XIXe siècle...
Tom Hardy campe un Heathcliff intense et sauvage dans cette mini-série britannique en deux épisodes, adaptée en 2009 du classique d'Emily Brontë.

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Mon avis

Le roman d'Emily Brontë a connu beaucoup d'adaptations, que ce soit au cinéma ou à la télévision. Pour ma part, j'ai d'abord vu la version de 1992, réalisé par Peter Kosminsky, avec notamment Juliette Binoche et Ralph Fiennes (qui campe un Heathcliff vraiment très glaçant !). Je me plonge alors dans cette nouvelle version, d'abord pour l'histoire évidemment, mais aussi pour Tom Hardy.
Les Hauts de Hurlevent voit Mr Earnshaw, propriétaire du domaine, ramener un jeune bohémien d'un voyage. Une haine farouche naît entre Heathcliff et le fils de Mr Earnshaw, Hindley. En revanche, il va très vite se lier avec sa fille, Cathy. Ces relations vont entrainer des tourments émotionnels sans fin.
Donc, cette nouvelle version des Hauts de Hurlevent, ou Wuthering Heigts en VO, a été prévue pour la télévision et est composée de deux parties, pour une durée d'environ 2h. Comme avec toutes les adaptations, et particulièrement avec aussi peu de temps, le danger est de condenser au maximum l'histoire, surtout avec un roman qui s'étale sur une longue durée et qui voit les personnages évoluer au fil de l'histoire.
Alors, au niveau de l'histoire. Evidemment, c'est loin d'être parfait, je m'en doutais. Coky Giedroyc réalise une vision précipitée de l'œuvre d'Emily Brontë : il va à l'essentiel, aux moments forts et aux points clés, sans s'attarder en chemin. Pour parler d'abord des aspects négatifs de cette adaptation, on peut citer quelques défauts : ce manque de temps fait un peu l'impasse sur la passion qui unit Heathcliff et Cathy. On ressent moins leur intimité, leur amour qui passe de l'amitié d'enfant à des sentiments plus profonds, puis après le départ d'Heathcliff on ne voit pas le désespoir de Cathy et on passe directement à son mariage avec Edgar, 3 ans plus tard. Une ellipse qui n'a plus aucun sens car, dans le livre, elle était trop jeune pour se marier, ce qui n'a pas lieu d'être dans l'adaptation. Ainsi que la fin du film diffère totalement de celle du livre, ce qui est quand même un grand changement !
Mais malgré ces critiques, Les Hauts de Hurlevent n'est pas du tout un mauvais film, bien au contraire. Forcément, il ne vaut pas l'œuvre, il reste incomplet et parfois passe trop rapidement sur certaines scènes. Mais au-delà de ça, ce film réussi, du moins à mon avis, à faire ce qu'il faut : nous pousser à nous intéresser à l'œuvre de départ, à la lire ou à la relire.
Quant aux acteurs, ils relèvent magistralement le niveau, surtout les personnages secondaires. Burn Gorman (Hindley) est fidèle à l'image que je m'en faisais, que ce soit en frère, en ennemi ou en homme dévasté. Andrew Lincoln (Edgar Linton) est sobre, convaincant, très délicat. Rebecca Night interprète Catherine, la fille de Cathy, est vraiment impétueuse et déterminée, avec les qualités de ses parents sans avoir été autant abîmée qu'eux. Quant à Charlotte Riley, qui interprète Cathy, je suis restée un peu sur ma faim. Elle passe d'une Cathy « idéale », tout à fait conforme à la description d'Emily Brontë à une prestation moins convaincante, moins habitée par son rôle. Mais la révélation vient, pour moi, de Tom Hardy. J'ai vu beaucoup de films avec cet acteur, que j'apprécie vraiment, mais bizarrement, je ne le voyais pas jouer Heathcliff qui avait été magnifiquement interprété par Ralph Fiennes (frissons !). J'ai cependant très vite adhérée à son jeu, très convaincant, spécialement quand il est froid, calculateur et cynique. De plus, sa voix convient très bien au rôle, avec les bonnes intonations !
Coky Giedroyc réalise une adaptation captivante, qui réussit à accrocher tout du long de l'histoire son spectateur. L'histoire tient malgré tout la route, l'essentiel est là et parvient à faire passer le message originel en conversant son identité, ce qui arrive à faire oublier les quelques faux pas. Les Hauts de Hurlevent fait passer avant tout un message de haine, de vengeance, de perte, ainsi que les ravages d'une passion destructrice. Cette adaptation fait passer un message très sombre, presque plus cru que dans le roman.
A voir !

 

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Les Hauts de Hurlevent, d'Emily Brontë

22/07/2012

Fiche Film n°1 : Jane Eyre


 
 
Fiche technique


Date de sortie
25 juillet 2012

Réalisé par
Cary Fukunaga

Genre
Drame, Romance

Nationalité
Américain, britannique

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Casting


Mia Wasikowska
Rôle : Jane Eyre

Michael Fassbender
Rôle : Edward Rochester

Jamie Bell
Rôle : St. John Rivers

Imogen Poots
Rôle : Blanche Ingram

Sophie Ward
Rôle : Lady Ingram

Judi Dench
Rôle : Mme Fairfax

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Synopsis

 

Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester.
Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...

 

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Secrets de tournage

 

Derrière la caméra
A la mise en scène de cette nouvelle adaptation de Jane Eyre, on trouve Cary Fukunaga, réalisateur de Sin Nombre, récompensé dans de nombreux festivals, dont celui de Sundance en 2010.

Adaptations
L'œuvre de Charlotte Brontë ne cesse d'inspirer les cinéastes. On recense pas moins d'une vingtaine d'adaptations cinématographiques et télévisuelles parmi lesquelles la version de Robert Stevenson en 1944 avec Orson Welles, celle de 1996 avec Charlotte Gainsbourg et William Hurt mais aussi Vaudou (1943) de Jacques Tourneur dont le producteur Val Lewton revendique la parenté avec le roman anglais.

A la recherche de Rochester
Pour le rôle de Rochester, le metteur en scène Cary Fukunaga a longuement médité afin de savoir pour quel acteur il opterait. Finalement, il est arrivé à la conclusion que si Michael Fassbender n'était pas le comédien dont le physique collait le mieux au personnage, sa personnalité convenait quant à elle parfaitement au rôle.

Bretelles de pacotille
Lors du tournage de la scène suivant le mariage de Jane et Rochester, la production a dû être interrompue à plusieurs reprises à cause des bretelles de Michael Fassbender qui ne cessaient de se rompre.

Jane Eyre personnifiée
A l'inverse des nombreuses adaptations du livre de Charlotte Brontë, c'est une actrice proche de l'âge de Jane Eyre, l'héroïne du roman, qui a été retenue pour le rôle. A la suite des auditions, le réalisateur Cary Fukunaga a jugé que la comédienne Mia Wasikowska serait capable d'exprimer l'intelligence et le sens de l'observation de son seul regard. Ce, tout en parvenant à faire fi de son physique, comme il sied à la retenue de son personnage. D'où la nécessité pour celle-ci de réussir à faire transparaître à la fois force intérieure et vulnérabilité dans une économie de mots et de gestes.

Mia Wasikowska et la littérature
La contribution de l'actrice Mia Wasikowska au casting de Jane Eyre résulte de son précédent rôle dans Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton. Cette expérience l'avait en effet amenée à lire quelques classiques, dont To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur) de Harper Lee, 1984 de George Orwell ou encore Jane Eyre. Enthousiasmée dès la lecture des premiers chapitres du roman de Charlotte Brontë, elle n'hésita pas à se proposer pour le rôle.

Une adaptation ombrageuse
Pour cette 18e adaptation du roman classique de Charlotte Brontë, le réalisateur Cary Fukunaga a choisi de prendre une tangente plus sombre et gothique que les précédentes. Pour représenter Thornfield, la propriété du mystérieux et riche Edward Rochester, le cinéaste a utilisé Haddon Hall, dans le Derbyshire en Angleterre. Si l'endroit a également été utilisé pour tourner d'autres adaptations de Jane Eyre, on y a accentué cette fois-ci l'atmosphère lugubre des lieux. La maison revêt pour cette nouvelle mouture des allures de maison hantée, rendant l'ensemble plus sinistre que jamais. Le scénario met ainsi l'accent sur les éléments noirs et glaçants du récit original. En résulte une ambiance inquiétante, voire étouffante. Pour rendre compte de ces impressions, le directeur de la photographie Adriano Goldman a opté pour une atténuation des couleurs pour donner aux protagonistes un ton pâle, grisâtre.

Un message féministe
Pour cette adaptation, le cinéaste Cary Fukunaga a vraiment souhaité mettre en relief la dimension féministe qui se dégage du roman de Charlotte Brontë. Jane Eyre traduit ainsi le désir d'égalité hommes-femmes en termes de politique, d'éducation, etc. On y met en avant l'idée qu'un même cœur et un même esprit anime aussi bien les femmes que les hommes. Que celles-ci ne se limitent pas à préparer des puddings, à tricoter des bas ou encore à jouer du piano. C'est l'illustration de la soif de reconnaissance du caractère émotionnel de la femme, de sa soif d'émancipation.

 

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Mon avis



Jane Eyre, réalisé par Cary Fukunaga, est la dernière adaptation en date du roman de Charlotte Brontë.
L'histoire de Jane Eyre est connue. Au 19ème siècle, en Angleterre, la jeune femme (incarnée par Mia Wasikowska) est engagée comme préceptrice pour une fillette, Adèle, la pupille d'Edward Rochester, homme riche et mystérieux. Ils vont tomber sous le charme l'un de l'autre...
Le risque d'une adaptation est toujours de décevoir le lecteur, car aucun film ne peut rendre parfaitement le roman et ses personnages. Etant donné que la lecture de Jane Eyre m'a toujours profondément marquée, à chaque relecture, j'avais peur d'être déçue par le film.
Je trouve que Cary Fukunaga a parfaitement réussi à retranscrire l'atmosphère du roman. Sans en faire un film parfait qui colle le plus fidèlement possible à l'œuvre (quelques petits défauts, des passages oubliés ou survolés rapidement...), Jane Eyre est un film qui réussit à divertir, surprendre et, je pense, qui donne envie de découvrir l'œuvre si ce n'est pas encore fait. Pour rattraper ces petits « défauts », je dirais qu'il est difficile de mettre tous les aspects d'un livre dans un film, et Cary Fukunaga a su mettre en avant le principal de Jane Eyre dans son film.
Dans ce film, le grand point positif est le jeu des acteurs, qui ont su parfaitement coller à leurs personnages. On se sent très proche de Jane Eyre, une jeune femme forte et fragile, très indépendante. Elle refuse de se complaire à cause de son histoire dramatique, disant même à Rochester qu'elle n'a pas d'histoire malheureuse. Jane est une personne qui va rester pendant toute l'œuvre fidèle à ses principes : vivre aux côtés de Rochester une fois qu'elle a découvert son secret n'est pas seulement immoral mais aussi dévastateur pour elle. De même, elle refuse de se marier avec quelqu'un d'autre alors que son cœur est déjà pris. Cette indépendance vis-à-vis du mariage est très différente de l'attitude des autres jeunes femmes, pour qui se marier est un but. Mia Wasikowska incarne parfaitement Jane Eyre, tant dans le comportement que dans l'aspect physique, elle a un jeu sensible, très présent, qui fait parfaitement passer la retenue, la vulnérabilité et la force intérieure de Jane Eyre, sans jouer de son physique.
Ce qui m'inquiétait aussi était Michael Fassbender : je ne le voyais pas physiquement incarner Rochester. C'était donc ma plus grande réticence au sujet du casting, car le reste est très réussi, Mia Wasikowska, Jamie Bell et Judi Dench sont vraiment d'excellents acteurs ! Donc, Michael Fassbender. Je l'ai vu dans plusieurs films : 300, X-Men : Le Commencement, Prometheus, Inglourious Basterds ou A Dangerous Method, dans lesquels je l'ai trouvé très bon. Malgré ma réticence initiale, j'ai rapidement été conquise (très beau, bien que Rochester ne soit pas décrit ainsi par Charlotte Brontë), mais c'est surtout grâce à son jeu qu'il crève l'écran et se met véritablement dans la peau et le comportement de Rochester. Si son aspect physique ne correspond pas, en revanche son comportement est très conforme à celui de Rochester, tant dans l'attitude, les différentes manières de réagir, son comportement avec Jane Eyre... En outre, les deux acteurs se rapprochent de leurs personnages pour une autre raison : la différence d'âge entre eux, ce qui est conforme à l'histoire !
Les différents autres points positifs, avec le jeu des acteurs et l'intrigue respectée, est la musique, qui souligne les émotions et correspond parfaitement, pour les costumes d'époque très réussi, mais surtout par l'atmosphère souvent sombre du film, ce qui colle parfaitement au livre. On est très vite immergés dans cette vieille demeure, remplie de bruits et de courants d'air, dans les landes balayés par le vent... Bref, une atmosphère qui se rapproche beaucoup de celle décrite par Charlotte Brontë !
Si vous avez l'occasion de voir ce film, et spécialement en VOSTFR, n'hésitez pas une seule seconde ! Je pense que les amoureux de Jane Eyre se plairont dans ce film, et que cela incitera ceux qui n'ont pas lu ce chef-d'œuvre à le découvrir !
 
 

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Jane Eyre, de Charlotte Brontë