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16/02/2014

La Voleuse de Livres, de Markus Zusak

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La Voleuse de Livres

 

Markus Zusak




Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée.
Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ?
A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...



la voleuse de livres,markus zusak,contemporain,drame,historiqueJ'entends parler de ce livre depuis de nombreuses années. Alors, quand j'ai vu qu'il sortait au cinéma, je me suis enfin décidée à prendre le temps et de le lire !
Allemagne, Seconde Guerre Mondiale. C'est la Mort qui va nous narrer l'histoire de Liesel Meminger. La mère de Liesel l'envoie dans une famille d'accueil avec son frère. Son frère meurt en route, et c'est là que la Mort va croiser la fillette pour la première fois. Elle va habiter chez Hans et Rosa Hubermann, lui un peintre en bâtiment et accordéoniste, elle une femme au foyer et fait la lessive pour des gens riches. Liesel va peu à peu s'habituer à sa nouvelle vie, surtout grâce à son père adoptif Hans, qui va l'aider à apprendre à lire ; grâce à Rudy Steiner, un jeune garçon qui habite près de chez elle et qui va dans la même école ; puis plus tard, grâce à Max Vandenburg, un juif et le fils d'un ancien camarade de tranchées de Hans Hubermann.
Liesel va se faire appeler la « voleuse de livres » par la Mort grâce à sa relation avec la lecture. La jeune fille va en voler, en emprunter, en recevoir... Les livres vont lui permettre de vivre différemment, de se plonger dans un monde différent.
La voleuse de livres est un roman facile à lire, que ce soit par des adolescents ou des personnes plus âgées. Markus Zusak a écrit vraiment une histoire captivante, à une époque à la fois terrifiante et fascinante, et surtout toute une galerie de personnages très bien travaillés !
Nous suivons Liesel depuis ses 9 ans jusqu'à la fin. Elle est à la fois courageuse et intelligente, beaucoup d'audace, le tout servie par une forte personnalité. C'est une jeune fille qui a beaucoup appris, une vraie survivante. C'est une de ces héroïnes que j'ai vraiment pris plaisir à découvrir etla voleuse de livres,markus zusak,contemporain,drame,historique à suivre. Elle a beau être très mûre pour son âge et faire face à des situations qui désarmaient des adultes, elle reste quand même une enfant qui aime s'amuser, faire des bêtises avec Rudy et faire des bonhommes de neige. Il y a Hans, que j'ai trouvé très touchant, et sa relation avec Liesel est vraiment émouvante, particulière et m'a tiré souvent des larmes et des sourires. Rosa est une femme bourrue, mais qui cache un cœur énorme. Et ensuite, Max : définitivement le personnage que je préfère ! Ce qui s'est développé entre lui et Liesel est le point fort de La voleuse de livres, ce qui est le mieux décrit.
Au final, La voleuse de livres est un livre qui m'a transportée, m'a tirée des larmes et m'a fait rire. Vraiment un livre qui m'a vraiment fait passer un excellent moment ! Markus Zusak a écrit un récit assez lent, mais qui garde sans cesse en haleine. La violence n'éclate pas à toutes les pages, mais reste omniprésente. Un style très fluide, il y a énormément de descriptions qui nous permettent de rentrer dans l'intrigue et dans la vie des personnages.
Un livre à lire, vraiment bien écrit, je ne regrette absolument pas ma lecture !

 

 

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09/02/2014

Le Siècle, Tome 1, de Ken Follett

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Le Siècle, Tome 1
La chute des géants

Ken Follett



En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d'insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde...
De l'Europe aux Etats-Unis, du fond des mines du pays de Galles aux antichambres du pouvoir soviétique, en passant par les tranchées de la Somme, cinq familles vont se croiser, s'unir, se déchirer, au rythme des bouleversements de l'Histoire. Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux politiques et trahisons...
Billy et Ethel Williams, Lady Maud Fitzherbert, Walter von Ulrich, Gus Dewar, Grigori et Lev Pechkov vont braver les obstacles et les peurs pour s'aimer, pour survivre, pour tenter de changer le cours du monde.



Après avoir lu Les piliers de la Terre, j'ai lu quelques autres livres de Ken Follett avant de m'attaquer au premier tome de sa série du Siècle. Les Piliers de la Terre est un tel coup de cœur que j'ai beaucoup hésité avant de commencer La chute des géants, ayant peur d'être déçue.
Le premier tome du Siècle met en scène toute une galerie de personnages. Il y a Billy, que l'on découvre à 13 ans et qui va descendre pour la première fois au fond de la mine. Sa sœur, Ethel, est embauchée au château du comte Fitz, elle va en devenir l'intendante puis sa maîtresse. Walter, attaché à l'ambassade d'Allemagne, et Gus, ils d'un sénateur américain, vont participer à une réunion politique visant à maîtriser les risques de la guerre. Maud, la sœur de Fitz et une suffragette, va se compromettre avec Walter malgré toutes les mises en garde de son père.
Manifestations en Russie, guerre entre les Etats-Unis et l'Allemagne, complots du Mexique, la Première Guerre mondiale fait rage !
Dans La Chute des Géants, Ken Follett va nous livrer une nouvelle fois ce qui nous avait tant marqué dans les Piliers de la Terre : une époque historique marquante et captivante, le destin de plusieurs personnages qui vont s'entrecroiser inextricablement, une longue période. Le côté historique est donc très présent, il y a les enjeux de la guerre, les alliances, les décisions politiques, les méthodes des différents le siècle,ken follett,tome 1,la chute des géants,historiquegouvernements, bref, tous ces détails, petits ou grands, qui font de ce livre à la fois un roman très intéressant et surtout un roman historique très intéressant, où Ken Follett a fait un travail de recherche phénoménal. On apprend pleins de choses sur cette époque et on en redemande !
Chacun des personnages a son identité, ce petit détail qui le rend spécial et intéressant. Malgré tout le charme de ces personnages, celles qui se démarquent sont Maud et Ethel. Comme pour Les Piliers de la Terre, Ken Follett décrits des individus forts, mais ses personnages féminins sont particulièrement frappants ! Maud et Ethel sont des femmes fortes, déterminées à laisser leurs empreintes sur le monde, à ne pas laisser se mener par le bout du nez pas les hommes.
La Chute des Géants est vraiment bien fait du début à la fin. Même si Les Piliers de la Terre restera toujours mon préféré, ce premier tome du Siècle le talonne de près ! Une excellente lecture très addictive, j'ai pris un immense plaisir à retrouver l'écriture de Ken Follett, à me perdre dans les méandres de la politique et de la guerre, et surtout à voir évoluer ces personnages, qui resteront eux-mêmes tout en ayant une immense évolution personnelle tout au long du roman.



Le Siècle, Tome 1 : La chute des géants
Le Siècle, Tome 2 : L'hiver du monde
 
 
 
 
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04/11/2013

Les Enfants de la Terre, Tome 2, Jean M. Auel

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Les Enfants de la Terre, Tome 2
La Vallée des Chevaux

 

Jean M. Auel




Injustement chassée de la tribu qui l'avait recueillie, Ayla erre à travers les steppes désolées du nord de l'actuelle mer Noire, dans l'espoir de retrouver son peuple d'origine.
Elle finit par se réfugier dans une vallée où vit une troupe de chevaux sauvages. Là, elle fait d'extraordinaires découvertes et parvient à percer le secret du feu. Elle adopte aussi une pouliche et un lionceau, et parcourt le vaste monde, chassant en compagnie du plus puissant des prédateurs. Pour être pleinement heureuse, il ne lui manque qu'un compagnon.
Mais le destin veille... Le jeune et blond Jondalar, après un long voyage riche en péripéties, la rejoindra et partagera sa vie dans la vallée.



La Vallée des Chevaux reprend l'intrigue exactement là où on avait laissés Ayla. Tout juste bannie et morte aux yeux du Clan, la jeune femme doit lutter pour survivre seule. Suivant les recommandations d'Iza, elle va d'abord commencer à chercher son peuple et son compagnon. Jusqu'à ce qu'elle trouve une grotte où s'abriter de l'hiver. Seulement pour l'hiver, pensait-elle. Ayla va s'éterniser, profitant d'être libre et libérée de toutes contraintes liées à toutes présences humaines.
Le temps va passer, et Ayla va de plus en plus s'habituer à sa vie en solitaire. Malgré son désir de connaître le peuple dont elle est issue, sa crainte de rencontrer d'autres êtres humains va la faire hésiter. Elle va avoir néanmoins de la compagnie, d'abord en la présence d'une jument, Whinney, et d'un lion des cavernes.
les enfants de la terre,jean m. auel,tome 2,historiqueEn parallèle, nous suivons le Voyage de deux frères, Thonolan et Jondalar. Les voyages des deux hommes vont permettre au lecteur d'apercevoir d'autres modes de vie, d'autres cultures et d'autres manières de percevoir l'environnement. Car chaque peuple à ses propres méthodes, sa propre culture. C'est l'occasion de faire des échanges et du troc !
Evidemment, ce qu'on attendait tous dans La Vallée des Chevaux était la rencontre d'Ayla avec les Autres. Ici, le premier homme qu'elle va rencontrer est Jondalar. Alors, histoire ou pas histoire ? Jean M. Auel a très bien présenté la rencontre et la relation qui se développe entre ces deux personnages. Ils vont nouer un lien fort, mais qui sera quand même marqué par l'incompréhension, par les différences tant de culture que de langage, par des préjugés... Car n'oublions pas que pour les Autres, les membres du Clan sont considérés comme des animaux ! Donc beaucoup de malentendus, de quiproquos, avant que nos deux héros n'apprennent vraiment à se comprendre et à s'accepter.
Jean M. Auel, comme dans le premier tome, fait ici preuve d'une grande rigueur pour ce qui est de la description de ce monde préhistorique. Les animaux, les paysages, les plantes... J'ai vraiment toujours l'impression d'y être et de déambuler dans les steppes avec Ayla ! Ce qui est amusant, c'est que dans Les Enfants de la Terre, c'est Ayla ou Jondalar qui inventent pratiquement toutes avancées techniques. Les pièges utilisés par une seule personne, le dressage des animaux, les lance-sagaies, un moyen plus rapide de faire du feu... Des petites facilités, mais très bien expliqués par l'histoire d'Ayla !
La Vallée des Chevaux s'achève avec une scène très intéressante, qui donne envie de se plonger illico dans la suite. Une saga que je vous conseille vivement, si vous voulez passer un excellent moment dans une époque dépaysant et intéressante !
 
 
 
 
Les Enfants de la Terre, Tome 1 : Le Clan de l'Ours des Cavernes
Les Enfants de la Terre, Tome 2 : La vallée des chevaux
Les Enfants de la Terre, Tome 3 : Les Chasseurs de mammouths
Les Enfants de la Terre, Tome 4 : Le Grand Voyage
Les Enfants de la Terre, Tome 5 : Les Refuges de Pierre
Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le Pays des grottes sacrées
 
 
 
 
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26/09/2013

Les Enfants de la Terre, Tome 1, de Jean M. Auel

Les Enfants de la Terre, Tome 1, de Jean M. Auel

Les Enfants de la Terre, Tome 1
Le Clan de l'Ours des Cavernes

 

Jean M. Auel




Il y a 35 000 ans, une longue période glaciaire s'achève et la Terre commence à se réchauffer.
Lentement, durant des millénaires, l'homme s'est peu à peu dégagé de la bête et il apparaît à peu près tel qu'il est aujourd'hui. Il connaît l'outil, le feu, le vêtement. Il fabrique des armes pour chasser, aménage des grottes pour s'abriter. Dans le chaos de la nature, il est parvenu à créer un peu d'harmonie.
En ces premiers temps du monde, Ayla, une fillette de cinq ans, échappe à un tremblement de terre et se sort des griffes d'un lion pour se réfugier auprès d'un clan étranger. On l'adopte. Très vite, les gestes et les paroles d'Ayla suscitent l'étonnement et l'inquiétude.



Une saga sur la préhistoire et l'évolution humaine, un véritable bond dans le passé.
Jean M. Auel plante l'action des Enfants de la Terre en Europe, il y a environ 30 000 ans, à cette époque où l'Homme de Néandertal cohabite avec l'Homo Sapiens.
Ayla, une Cro-Magnon, a 5 ans lorsqu'elle perd ses parents et se retrouve à errer. Presque morte, elle est retrouvée par le Clan, des Néandertaliens. Iza, la guérisseuse, obtient l'autorisation de Brun, le chef du clan, de recueillir la fillette et de l'élever. Les « Têtes Plates » (les Néandertaliens) et les « Autres » (Cro-Magnon) ont beaucoup apprendre des uns et des autres. Les Néandertaliens sont incapables de parler et de comprendre le langage des Autres, mais ils disposent en revanche d'un langage non-verbal très développé, qui repose essentiellement sur des mouvements de bras, de mains et d'expressions. Les différences physiques sont importantes, mais ce sont surtout les différences comportementales qui font toutes la différence. Les coutumes du Clan impliquent notamment de ne pas rire, une nette séparation des hommes et des femmes : pour les hommes, les armes et la chasse ; pour les femmes, le foyer et les femmes. C'est ancré dans leurs gênes, ils ont une mémoire héréditaire importante qui remonte à des générations. Ayla va devoir oublier tout ce qu'elle sait pour apprendre un nouveau langage, des nouvelles coutumes et comment vivre avec son nouveau peuple.
Le Clan de l'Ours des Caverne présente le développement d'Ayla, un véritable parcours d'initiation. Elle grandit, devient une jeune femme, ce qui lui permet de connaître chaque aspect de la vie dans le Clan. Elle comprend de mieux en mieux le langage, les différents moyens de se procurer de la nourriture, les relations sociales, ce qui est interdit ou pas, sa place au milieu de chacun des personnages. Ce qu'elle n'apprécie pas, c'est la place de la femme, à laquelle elle a beaucoup de mal à s'habituer. Les femmes ne peuvent pas chasser ni même toucher une arme, être dévouées aux hommes en toutes occasions... Ce qui donnera lieu à des tensions, notamment avec Broud, le fils du chef du Clan.
Dès ce premier tome, Jean M. Auel présente des personnages captivants et intéressants, tous différents les uns des autres. Ayla, bien sûr, pour commencer. Gamine attachante, on s'attache de plus en plus au fur et à mesure qu'on la voit grandir. D'une « espèce » différente, elle sait s'adapter aux mœurs différentes de son nouveau peuple, même si c'est très difficile d'intégrer les codes propres aux hommes de Néandertal. Il y a aura des tensions, des frictions, elle va travailler dur pour pouvoir s'intégrer, ce qui n'est pas toujours franchement gagné. Notamment avec Broud, qui la voit comme insolente, une perversion dans son monde bien ordonné. Il ne manquera pas une occasion de la brimer et de la battre. La haine entre les deux personnages est très forte, et nous ne pouvons que haïr ce personnage également ! Mais heureusement, il y en a qui rattrape tout, comme Iza. C'est la guérisseuse du clan, issue d'une lignée très prestigieuse et qui a pris le risque d'adopter la petite fille des Autres. C'est une femme généreuse, aimante, un des meilleurs de la saga ! Brun est un bon chef, qui n'hésite pas à faire ce qui est juste, mais qui se montre également compréhensif et juste. Mais mon préféré reste Creb. C'est le Mog-Ur, le sorcier, et frère d'Iza. Malformé, il aurait dû être tué à la naissance, mais il a eu la chance de survivre. Il est très proche d'Ayla, qui voit en lui un père. Touchant, c'est définitivement un des plus intéressants du Clan de l'Ours des Cavernes.
Un premier tome qui nous embarque dans un monde totalement à part. Pour écrire Les Enfants de la Terre, Jean M. Auel s'est largement documentée, notamment avec de nombreux documents en paléoanthropologie et en préhistoire qui ont été reconnus par des experts et par la communauté scientifique. Des éléments restent à prouver, des dates se chevauchent, mais tout cela n'est pas en contradiction avec ce que nous connaissons actuellement de cette époque. Bien que romancé, Les Enfants de la Terre est une excellente série, qui nous fait vivre à la fois une belle histoire, mais aussi un moment d'histoire. On s'immerge dans la Préhistoire, que ce soit avec des faits connus ou non. Cela nous permet de nous rendre compte de cette époque, comment était la vie, avec les animaux, les plantes et les gens qu'on pouvait y trouver, ce qui diffère de quelques idées préconçues que l'on aurait pu avoir.
Un premier tome excellent, à lire absolument !




Les Enfants de la Terre, Tome 1 : Le Clan de l'Ours des Cavernes
Les Enfants de la Terre, Tome 2 : La vallée des chevaux
Les Enfants de la Terre, Tome 3 : Les Chasseurs de mammouths
Les Enfants de la Terre, Tome 4 : Le Grand Voyage
Les Enfants de la Terre, Tome 5 : Les Refuges de Pierre
Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le Pays des grottes sacrées

 

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28/08/2013

Un intérêt particulier pour les morts, d'Ann Granger

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Un intérêt particulier pour les morts

 

Ann Granger




Nous sommes en 1864 et Lizzie Martin accepte un poste de dame de compagnie à Londres auprès d'une riche veuve qui est aussi une propriétaire de taudis.
Lizzie est intriguée d'apprendre que la précédente dame de compagnie a disparu, apparemment après s'être enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvée dans les décombres de l'un des bidonvilles démolis récemment autour de la nouvelle gare de St Pancras,
Lizzie commence à se demander ce qui s'est passé. Elle renoue avec un ami d'enfance, devenu l'inspecteur Benjamin Ross, et commence à enquêter avec son aide, au péril de sa vie, pour découvrir la vérité sur la mort de la jeune fille dont le sort semble étroitement lié au sien.



J'ai entendu beaucoup parler de ce roman, je trouvais la couverture très belle, il ne m'en fallait pas plus pour commencer l'aventure.
On découvre Elizabeth Martin – ou Lizzie – peu de temps après la mort de son père, un médecin de campagne. Celui-ci ayant laissé peu d'argent pour permettre à sa fille de substituer, Elizabeth accepte un travail de dame de compagnie. Elle va arriver à Londres pour prendre son poste auprès de Mme Parry, la veuve de son parrain.
Très vite, elle va apprendre que la jeune femme qui occupait sa position précédemment s'est enfui avec un homme. Mais ça, c'était avant qu'on ne découvre son corps dans un chantier de démolition ! L'inspecteur Benjamin Ross, de Scotland Yard et ancienne connaissance de Lizzie, va faire des pieds et des mains pour démasquer la personne responsable.
Parlons tout d'abord de l'enquête policière. Sans être extraordinaire, elle est intéressante et en se demande sans cesse comment l'affaire va être résolue ! Sans être sûre à 100% de l'identité du suspect, j'ai eu très vite des soupçons, ce qui ne m'a pas gâchée la lecture. J'ai été happé par les rebondissements, et surtout par les méthodes, les pensées de Ben Ross et de Lizzie, qui apporte un éclairage inattendu à l'enquête policière.
Voilà, pour l'intrigue, parlons maintenant des personnages. Sans contexte, ils sont tous plus intéressants les uns que les autres ! Les personnages secondaires sont tous très bien décrits, avec une mention particulière pour Mme Parry, qui n'est pas aussi futile ou écervelée qu'on le pense. Mais ma préférence va bien sûr aux deux personnages principaux, étant donné que le récit se partage entre ces deux-là. Ben Ross est parti de pas grand-chose pour finalement devenir un excellent inspecteur, il a du talent et de la motivation à revendre, sans compter un certain charme. Lizzie me fait penser un peu à Elizabeth Bennet (je suis la seule à qui ça fait cet effet ?) est vraiment LE personnage. Peu de moyens, elle arrive déphasée à Londres, le contraste est dur entre la vie où elle pouvait dire tout ce qu'elle pensait, et les salons où elle doit surveiller ses manières et sa façon de penser, très différente des mœurs des femmes de ce milieu. Elizabeth va faire de son mieux pour s'adapter aux conventions, à se fondre dans la masse et à ne pas choquer les hommes par son caractère entier et indépendant.
Mais ce qui m'a également particulièrement plu dans Un intérêt particulier pour les morts est le fait d'avoir ancré le récit dans l'époque victorienne, que j'apprécie décidément de plus en plus ! Mœurs, usages, relations, vêtements, décors, j'ai eu l'impression d'y être et de pouvoir vivre une nouvelle fois à cette époque fascinante. Une époque fascinante, mais très dure, évidemment. La description du travail dans les mines de charbons, les taudis dans lesquels les gens sont obligés de s'entasser, les bouges... Bref, du beau mais aussi du moins reluisant, avec un luxe de détails et de précisions qui rendent ce décor vraiment vivant et intéressant.
Un intérêt particulier pour les morts est un roman qui se lit très vite et facilement, avec beaucoup de plaisir. Je me plongerai dans la suite avec intérêt.




Londres était une ville dans laquelle un homme
pouvait se perdre complètement s'il le désirait.
 
 
 
 
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