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15/11/2013

Lady Hunt, d'Hélène Frappat

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Lady Hunt

 

Hélène Frappat




Laura Kern est hantée par un rêve, le rêve d'une maison qui l'obsède, l'attire autant qu'elle la terrifie. En plus d'envahir ses nuits, de flouter ses jours, le rêve porte une menace : se peut-il qu'il soit le premier symptôme du mal étrange et fatal qui frappa son père, l'héritage d'une malédiction familiale auquel elle n'échappera pas ?
D'autres mystères corrompent bientôt le quotidien de la jeune femme, qui travaille pour une agence immobilière à Paris plus un effet secondaire qu'une carrière. Tandis qu'elle fait visiter un appartement de l'avenue des Ternes, Laura est témoin de l'inexplicable disparition d'un enfant.
Dans le combat décisif qui l'oppose à l'irrationnel, Laura résiste vaillamment, avec pour armes un poème, une pierre noire, une chanson, des souvenirs... Trouvera-t-elle dans son rêve la clé de l'énigme du réel ?



Un autre livre de la rentrée littéraire que j'avais envie de découvrir.
Laura Kern travaille dans une agence immobilière, plus pour avoir un travail que par réelle motivation, a une relation avec un homme marié... et est hantée par le rêve d'une maison. L'inexplicable disparition d'un enfant, ses rêves, la poussent à s'interroger, notamment sur la « malédiction » de son père et si elle n'est pas en train d'en hériter.
Pour tenter de survivre et de se comprendre, Laura va devoir trouver la clé de son rêve et de se libérer de ses hantises. Lady Hunt est un livre où on vogue entre sentiments et malaises. L'écriture d'Hélène Frappat nous donne véritablement l'impression d'être plongés dans la brume. J'ai entendu pas mal de critiques sur ce roman, tant bonne que mauvaise. Pour ma part, j'en ressors avec un avis un peu mitigé.
Pour ce qui m'a dérangé, c'est qu'on est bien souvent dans le brouillard. Même si cela contribue à l'ambiance du roman, j'aurais apprécié qu'Hélène Frappat utilise moins cette méthode, car on a parfois du mal à se rendre compte où elle veut nous emmener. J'ai beaucoup aimé la sœur de Laura, Elaine, et j'aurais voulu la voir davantage et en savoir plus sur elle.
Sinon, l'ambiance reste très prenante la plupart du temps, on a l'impression de vivre un rêve et de pouvoir apercevoir la maison dont rêve Laura. Un personnage qui est agréable dans l'ensemble, et que j'ai pris plaisir à connaître. L'univers, parfois trop peu exploité, est angoissant, prenant, et captivant.
Si Lady Hunt n'est pas le récit le plus mémorable que j'ai pu lire, j'ai quand même été tenue en haleine jusqu'au dernier mot, dans l'atteinte de la fin et des dernières révélations. Sans doute pas le meilleur titre de cette rentrée littéraire 2013, mais à découvrir quand même un jour ou l'autre !
 
 
 
 
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14/10/2013

Et soudain tout change, de Gilles Legardinier

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Et soudain tout change

 

Gilles Legardinier



Coup de cœur


Camille et ses amis se connaissent depuis la maternelle. Leur dernière année de lycée les a enfin tous réunis dans la même classe.
A quelques mois du bac, en compagnie de sa meilleure amie, Léa, d'Axel, Léo, et toute sa petite bande, la jeune fille découvre joyeusement la vie. Tous se demandent encore quels chemins ils vont prendre. Ils ignorent encore que d'ici l'été, le destin va leur en faire vivre plus que dans toute une vie.
Du meilleur au pire, avec l'énergie de leur âge et leurs espoirs, entre convictions et doutes, entre illusions et réalité, ils vont expérimenter, échanger et affronter. Leur histoire est la nôtre.



Après Demain j'arrête ! et Complètement cramé, Gilles Legardinier nous livre son dernier livre dans la même lignée et avec toujours son chat sur un fond flashi (rose, vert, jaune, ça se repère bien dans la bibliothèque !).
Camille est en terminale et est heureuse de faire cette dernière année avec tous ses amis. Il y a Léa, sa meilleure amie, mais aussi Axel, Léo, et bien d'autres. Ensemble, ils vont aborder cette phase avec espoir, bonheur, drames et doutes. Car s'ils doivent faire avec ce que toute la vie leur prépare, ils ne sont pas pour autant préparés avec tous les drames qu'ils peuvent croiser.
Dans Demain j'arrête !, nous avions fait la connaissance de Julie, une jeune trentenaire qui s'était plongée dans tout un tas de situations pour le moins extraordinaires dans le seul but de découvrir qui était réellement son voisin. Il y avait beau avoir doutes et incertitudes, l'humour et le rire l'emportait largement. Ensuite, dans Complètement cramé, on découvrait Andrew Blake, un homme plus âgé. L'histoire, toujours ponctué d'humour, oscillait davantage vers un petit côté mélancolique. Il y a une nette progression dans le style de Gilles Legardinier, car s'il use d'une méthode toujours aussi efficace, il n'oublie pas de se renouveler, même dans un genre similaire. Car dans Et soudain tout change, il nous fait verser des torrents de larmes, que ce soit de joie ou de tristesse. Je l'avoue, j'ai beaucoup pleuré, j'ai traversé tout ce que la vie humaine comporte en émotions en seulement 450 pages. J'ai ri, j'ai pleuré.
Et soudain tout change est une histoire simple, mais qui m'a fait revivre des années merveilleuses. Car avec Camille, je me suis vraiment identifiée à son vécu, à ce qu'elle traverse et éprouve. Les années du collège et du lycée comptent parmi les meilleures années de ma vie à ce jour. J'ai rencontré mes meilleures amies au collège, on a beau eu être séparés au lycée, on est resté en contact jusqu'à maintenant. J'ai rencontré d'autres excellents amis, j'ai fait des découvertes. Et je suis également restée en contact avec certains professeurs du collège, qui sont à la fois des profs formidables et des personnes qui comptent énormément pour moi. Je me suis donc sentie chez moi dans ce dernier roman de Gilles Legardinier, avec des personnages pas très éloigné de mon âge, de ce que je ressens, et des souvenirs que j'ai de cette époque. Encore une fois, cet auteur (plus que) formidable démontre sa grande maîtrise des émotions et de sa capacité à nous entraîner vers des personnages à chaque fois très différents, mais toujours profondément justes et humains.
Petites mentions spéciales, d'abord au personnage de Camille, dans laquelle je me suis un peu revue, dans celui de Léa parce qu'elle porte le même prénom que moi (très bon goût Mr Legardinier !), et surtout mention très spéciale à Mr Rossi, le professeur d'économie et un de mes personnages préférés.
Et soudain tout change est le livre que j'ai préféré de Gilles Legardinier, tout simplement bouleversant et magnifique. On s'identifie à ce monde d'adolescents, où drames, coups fourrés et amitiés sont au rendez-vous, avec vraiment toute la complexité des sentiments humains. Toute la tendresse et l'amour du monde se trouve enfermé dans ce roman, l'époque de l'adolescence et du lycée est vraiment une plaque tournante, c'est là qu'on fait souvent des rencontres décisives, qu'on essaye de décider quoi faire de son avenir et qu'on vit sa vie malgré tout au jour le jour.
La magie opère une nouvelle fois avec brio dans ce roman, vous n'en ressortirez pas indifférent ! Et soudain tout change est à mettre entre toutes les mains !




Pourquoi n'auront-on plus le droit de jouer quand on grandit ? Pourquoi faudrait-il renoncer à ces joies simples pour rentrer dans des codes et se prendre au sérieux ? Qu'est-ce qui est le plus débile : jouer à la neige ou s'extasier sur une application de téléphone aussi futile que payante ?



Toute la ville dormirait tranquille parce Super Aguicheuse veillerait
du haut d'un immeuble, en se caillant les miches. Pour l'appeler, il suffirait
de composer le 95 C sur n'importe quel téléphone...



- Trouver les réponses n'est pas le plus difficile. La vie te les apporte, tôt ou tard.
Le plus dur, c'est de continuer à vivre en les connaissant.
 
 
 
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22/09/2013

Le Liseur, de Bernhard Schlink

Le Liseur, de Bernhard Schlink

Le Liseur

 

Bernhard Schlink




A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité.
Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?"



 Saisis un titre d'article ici !On m'a beaucoup conseillé ce livre lorsque j'étais au collège. Je l'ai lu à cette époque, mais je pense que n'étais pas tout à fait apte à le comprendre à ce moment. Je l'ai relu il y a quelques années, et cette fois je me suis vraiment plongé dedans !
Michaël, un jeune lycéen de 15 ans, fait la rencontre d'Hanna, une femme de 35 ans. Très vite, ils vont devenir amants. Six mois de relation, où le jeune garçon va notamment lui lire des livres à voix haute. Secrète et renfermée, Hanna va disparaitre sans prévenir.
Jusqu'au jour où, 7 ans plus tard, Michaël va la voir apparaitre sur le banc des accusés. En formation de droit, le jeune homme va assister au procès de cette femme qui l'a tellement marqué.
Le Liseur est un livre qui est loin de laisser indifférent. La première partie, où Hanna et Michaël se découvrent, est à la fois vraiment touchante mais aussi un peu dérangeante. Il y a le côté différence d'âge, une relation qui aurait dû être davantage celle d'amis ou maternelle, mais surtout le fait que leur relation semblait davantage à sens unique. Michaël s'implique énormément, il voudrait que leur liaison soit plus approfondie, mais Hanna, au début, est très froide, dure, et semble n'avoir pas un attachement très profond envers le garçon. Comme lui, nous nous demandons pourquoi elle est partie aussi brusquement, ce qui a motivée sa fuite.
Et le fait de la retrouver tant d'années après, accusée de crime de guerre, est autant un choc pourlui que pour le lecteur. On se demande comment elle a pu en arriver là, quel est le chemin qu'elle a emprunté, ce qu'elle pensait, ce que nous aurions fait à sa place... On avait vu son côté plus froid, on la découvre ici touchante et bouleversante. Bernard Schlink développe un bon nombre de questions, dont une des plus importantes : comment nous serions-nous comportés à la place d'Hannah ? Aurions-nous été les bourreaux, ou aurions-nous résistés ? Il démontre dans Le Liseur que tout courageux que nous puissions être, ces fameux « monstres » ne sont souvent que des gens ordinaires, qui se sont retrouvés pris dans l'engrenage, par peur, par indifférence, ou juste parce que nous n'avons pas envie de lutter.
Le Liseur, un véritable parcours initiatique, où j'ai été émue du début à la fin ! On a du mal à comprendre Hanna, mais on la découvre petit à petit. Michaël, un garçon sensible auquel j'ai compati tout du long tout en me sentant davantage proche de lui une fois adulte.
Un livre qui gagne vraiment à être lu, passionnant très dur, mais vraiment intéressant. Je le recommande !
 
 
 
 
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20/09/2013

Les évaporés, de Thomas B. Reverdy

 Saisis un titre d'article ici !
Les évaporés

 

Thomas B. Reverdy




A San Francisco, Richard B est recontacté par son ancien amour, Yukiko. Celle-ci sollicite le détective privé pour l'aider à retrouver son père. Tous deux partent au Japon...
Ce roman suit quatre personnages en parallèle : Richard B, Yukiko, son père Kaze, et Akaïnu, un enfant des rues dont la famille a disparu dans un tsunami.



Je me plonge dans les nouveautés de la rentrée littéraire avec ce roman de Thomas B. Reverdy.
Kaze décide de tout quitter pour protéger sa femme et sa vie. Il s'enfuit, tout simplement, disparaissant des radars de l'administration. Pour lui et tous ceux qui font comme lui, on les appelle des évaporés.
Richard B. vit à San Francisco, c'est un poète, mais aussi un détective privé. Il va tout laisser tomber à la demande de Yukiko, une ex-petite amie, mais surtout la fille de Kaze. Pour elle, il va aller à Kyoto pour tenter de comprendre ce qui arriver à son père.
Le thème de ce roman m'intéressait beaucoup, Thomas B. Reverdy traite de son sujet avec beaucoup de délicatesse et de poésie. Les personnages sont particulièrement bien travaillés, on les suit d'un chapitre à l'autre sur un rythme assez rapide. Jamais d'attente, toujours du suspense. Dans Les évaporés, on croise la mentalité japonaise, le choc entre différentes cultures, le Japon entre la culture et les traditions, mais surtout ce fait relativement peu connu avec le fait de disparaitre.
 
 
 
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21/08/2013

Une dernière chose avant de partir, de Jonathan Tropper

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Une dernière chose avant de partir

 

Jonathan Tropper




Silver a une vie de rêve, une épouse et une fille qui l'adore, un foyer chaleureux et une carrière de rock star en plein essor. Ah non, ça c'était avant...
Silver a 44 ans, il est divorcé et vit des royalties de son unique tube. Rock star déchue et père lamentable, il passe ses journées avec ses deux acolytes aussi paumés que lui au bord de la piscine du Versailles, la résidence pour hommes divorcés dans laquelle il a atterri. Son ex-femme s'apprête à se remarier et sa fille, Casey, vient de lui confier qu'elle était enceinte. Pourquoi à lui plutôt qu'à sa mère ? Parce que, vu le soin qu'il met à gâcher sa vie, il ne risque pas de lui faire la morale.
Quand Silver apprend qu'il est gravement malade et que seule une opération peut le sauver, il prend une décision radicale : il refuse l'intervention. Le peu de temps qui lui reste à vivre, il veut le consacrer à renouer avec Casey et à devenir un homme meilleur. Alors évidemment, le pire est à prévoir...



Silver avait une belle vie il y a quelques années : une carrière prometteuse dans la musique, une femme et une belle fille. Mais tout ça, c'était avant de déchoir lamentablement de son piédestal. Il vit des royalties de son tube et de diverses magouilles.
Sa vie déjà catastrophique prend un tour nouveau lorsqu'il apprend dans le même temps que son ex-femme va se remarier, que sa fille Casey est enceinte et que lui-même est gravement malade. N'ayant pas une grande envie de continuer à vivre ainsi, il refuse l'opération tout en décidant, dans le temps qu'il lui reste, d'être le meilleur père possible pour Casey. Mieux vaut tard que jamais !
Jonathan Tropper m'était totalement inconnu avant que j'ouvre Une dernière chose avant de partir. Je m'y suis plongée avec intérêt, un brin dubitatif. En effet, Silver n'est pas franchement sympathique et intéressant les premiers chapitres ! Mais, à ma grande surprise, j'ai suivi son périple avec un intérêt grandissant au fil des lignes. Au fur et à mesure, je me suis attachée à lui et j'ai eu envie de savoir comment il allait enfin s'en tirer, si ses relations avec sa fille allaient connaître un tour différent et si son ex-femme allait finalement revoir en lui l'homme qu'elle connaissait avant.
Dans Une dernière chose avant de partir, Jonathan Tropper explore toute la palette des émotions humaines, peur, regret, joie, doute, amitié, amour... Tout cela à cause des crises de couples, de la vie de famille, de la maladie, de la dépression, de la vie qui avance. L'histoire se révèle plus bouleversante que prévue, je comprends tout à fait la prise de distance qu'ont prise la femme et la fille de Silver à un moment donné, et pourquoi aussi elles ont repris contact. Car à part son désir de parler avec quelqu'un de sa famille qui ne peut pas la blâmer, Casey recherche aussi une relation avec son père, même s'il a magistralement raté des années essentielles.
Une dernière chose avant de partir est un roman très sympathique à lire, j'ai passé un bon moment de lecture, on voit la déchéance d'un homme, mais aussi sa volonté de finalement se reprendre, d'arrêter de se laisser aller et surtout de reprendre contact avec les personnes qui lui tiennent à cœur. Un livre léger, avec une écriture très ironique et satirique. Sans être la révélation de l'année, je le conseille malgré tout !
 
 
 
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