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06/12/2013

Thursday Next, Tome 6, de Jasper Fforde

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Thursday Next, Tome 6
Le mystère du Hareng Saur

Jasper Fforde


Dans le Monde des livres, la tension est à son comble entre le Roman Grivois et son voisin, la Littérature Féminine. Dernière chance d'éviter un conflit, les pourparlers de paix, auxquels Thursday doit participer. Or personne ne sait où elle est passée, et sans elle, les négociations courent à l'échec…
Parallèlement, le commandant Red Herring confie à la Thursday de fiction, notoirement incompétente, le soin d'enquêter sur le naufrage de Meurtres sur le Hareng Saur, un roman qui s'est écrasé sur l'île de la Fiction. Elle s'aperçoit rapidement qu'il ne s'agit pas d'un accident, mais d'un attentat, et que la disparition de la vraie Thursday y serait associée...
C'est ici que les ennuis commencent pour notre Thursday de fiction : poursuivie par les Hommes en Plaid, les gros bras au service du Conseil, malmenée par les personnages de son roman et par son dodo, elle ne peut compter que sur elle-même pour éviter une guerre fratricide et retrouver celle qu’elle admire tant…



Enfin la suite des aventures de Thursday Next !
Nous laissions Thursday dans Le début de la fin dans une situation pour le moins périlleuse et inquiétante. Alors dans Le mystère du Hareng Saur, j’espérais pouvoir avoir la suite de ses aventures et découvrir ce qui lui était arrivé. Mais grande surprise, on va se consacrer ici à la Thursday de fiction, c’est-à-dire l’héroïne des romans, la baba cool qui aime faire du yoga toute nue.
Le Monde des Livres est pour le moins sous tension : le roman Grivois et la littérature Féminine sont à couteaux tirés, rendant la situation plus que tendues. Pour tenter d’améliorer cette situation explosive, des pourparlers de paix sont annoncés, et c’est Thursday Next qui doit les diriger. Mais seulement, personne ne sait où elle est… c’est à ce moment que la Thursday de fiction est envoyée pour enquêter sur le naufrage de Meurtres sur le Hareng Saur, qui s’est échoué sur l’île de la Fiction. Un accident, vraiment ? Sachant que Thursday Next – la vraie – serait apparemment en relation à ce phénomène. Thursday Next – l’écrite – va donc devoir retrousser ses manches, se mettre au boulot, éviter les Hommes en Plaid, retrouver la vraie Thursday et remettre de l’ordre dans son livre qui part en vrille !
Pour tout vous avouer franchement, j’étais au départ un peu déçue. Je voulais vraiment retrouver Thursday Next, savoir comment elle allait s’en tirer et dans quelles aventures elle allait se fourrer. Et voilà qu’on se retrouve avec le personnage de fiction ! Certes très gentille, mais sans plus… Peut-être une petite déception au début, donc. Mais au final, j’avais vraiment tort de m’en faire, car Jasper Fforde est un vraiment un magicien ! Je me suis embarquée dans les aventures de Thursday Next l’écrite avec autant d’enthousiasme que dans celles de la vraie Thursday. Il faut un petit temps d’adaptation pour s’habituer à ce personnage, mais au final c’est vraiment que du bon. Car même si aucun double ne pourra remplacer Thursday dans notre cœur, suivre l’enquête et la vie de Thursday l’écrite est tout bonnement génial.
Le point marquant du Mystère du Hareng Saur, c’est cette habileté de Jasper Fforde à améliorer et approfondir son style. L’enquête est peut-être un peu plus confuse que celles des livres précédents, mais on gagne en intensité sur la description des personnages et des lieux. Au lieu d’avoir un personnage qui vient du Monde Extérieur et qui a du s’habituer à vivre dans le Monde des Livres, cette fois c’est l’effet inverse. Des personnages qui sont prêts à tout pour avoir un hula-hoop ou des chewing-gums, et qui vivent dans un monde complètement différent. Il n’y qu’à voir quand Thursday l’écrite doit se rendre dans le monde réel : elle doit se rendre compte de la gravité, les interactions (rien que le fait de marcher dans la foule) nécessite une adaptation… C’est vraiment un grand plaisir que d’avoir les ressentis d’une personne qui vit dans le monde des livres et qui y est totalement habitué, contrairement à nous ! Pour ce qui est des personnages, Thursday l’écrite et la vraie Thursday ne pouvait pas être plus différente. L’écrite est très peu sûre d’elle, et se laisse facilement engloutir et manipulée, tout au moins au début. Elle n’a que peu la niaque et la rage de la vraie, même si on va la voir évoluer de manière très importante tout au long du récit. J’ai beaucoup aimé la relation qu’elle entretient avec les autres personnages de son livre, qui m’ont fait rire à de nombreuses reprises. Les relations sont pour le moins tendues, car ils regrettent tout la Thursday qui a disparue dans Le début de la fin (la violente qui n'aimait rien tant que de s'amuser avec ses pistolets !). Le remplacement et les modifications ne se fait pas sans heurt, bagarres et autres incompréhensions. Un dur travail pour Thursday de rassembler tout ce monde derrière elle ! Ajouté à cela qu’elle n’a pas la possibilité d’avoir le réconfort de Landen ou des enfants, étant donné qu’ils n’existent pas dans son livre… Bref, ça été un vrai plaisir de la découvrir davantage dans Le mystère du Hareng Saur, car elle s’avère très touchante et intéressante ! On revoir quelques-uns des personnages que nous connaissions déjà, même s’ils ont un rôle moins importants. L’accent est beaucoup mis sur les nouveaux, et je décerne une mention spéciale à Sprockett, THE majordome ! Je rêve de goûter ses cocktails, je rêve d’avoir un ami/majordome tel que lui… Bref un coup de cœur pour ce personnage !
Si vous ne connaissez pas Thursday Next (une très regrettable erreur), je vous conseille plus que vivement de lire cette série (en commençant par le premier, c’est beaucoup mieux). Jasper Fforde est un auteur unique, qui a fait de Thursday Next un véritable OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) et une saga à mettre dans toutes les mains. Bref, lisez-le maintenant, c’est un ordre !

 


Thursday Next, Tome 1 : L'Affaire Jane Eyre
Thursday Next, Tome 2 : Délivrez-moi !
Thursday Next, Tome 3 : Le Puits des histoires perdues
Thursday Next, Tome 4 : Sauvez Hamlet !
Thursday Next, Tome 5 : Le Début de la fin
Thursday Next, Tome 6 : Le Mystère du Hareng Saur

 

 

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30/11/2013

La Trilogie des Moorehawke, Tome 2, de Céline Kiernan

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La Trilogie des Moorehawke, Tome 2
Les Loup cachés

 

Céline Kiernan




Wynter Moorehawke est partie à la recherche du prince renégat Albéron, déterminée à combler le fossé qui s'est creusé entre le roi et son héritier légitime.
Mais la forêt où elle voyage est peuplée d'espions, de bandits et de loups. Combien de temps une jeune fille seule peut-elle survivre dans ces conditions, et combien d'ennemis du roi sont cachés dans les ombres de la forêt ? De nouveaux alliés se présentent et d'anciens ennemis réapparaissent, sans que Wynter sache vraiment à qui elle peut se fier...
Quand les loups sortent du bois, qui croire ?



Après une lecture d'un premier tome sympathique, je me plonge dans Les loups cachés, la suite du Royaume empoisonné.
On s'éloigne de l'ambiance étouffante et close de la vie de cour au château du roi, pour partir dans un voyage, avec espions, bandits, soldats et toute la compagnie. Wynter va d'abord partir seule à la recherche du prince renégat Albéron, bien décidée à comprendre ce qui motive cette personne qu'elle considère comme un frère. Au cours de sa route, elle va faire des rencontres, d'abord heureuse avec les retrouvailles de Razi et Christopher (mon personnage préféré avec sa joie de vivre qui cache de graves blessures), mais aussi plus dangereuses (les Loups) ou inquiétudes (un peuple pour le moins intrigants, aux coutumes considérées parfois comme barbares).
Les loups cachés diffère beaucoup du premier tome, dans la mesure où nous avons un changement de décor, l'occasion d'en savoir plus sur les personnages, d'en introduire de nouveaux, mais surtout d'aborder des thèmes assez difficiles. Il y a l'esclavage, le racisme, la religion... et pleins d'autres détails qui rendent ce livre très vivants. J'ai eu véritablement la trilogie des moorehawke,céline kiernan,tome 2,fantasyl'impression d'être confronté à des problèmes qui pourrait m'arriver (notamment la place de la femme dans la société). Il diffère également dans l'approche de l'intrigue et de la construction des personnages. Le but que les trois amis est mis en suspens dans le deuxième tome, à l'avantage d'un supplément d'actions et de voyages, ce qui nous permet de faire découvrir une autre facette de l'univers créé par Céline Kiernan. Les personnages sont également approfondis. J'ai du mal à accrocher avec Razi, mais il est plus tendu et sur les nerfs, il doit souvent avoir son « masque royal » et ne pas laisser voir ses émotions, mais en vain. Wynter découvre d'autres manières de penser et de se comporter, le meilleur exemple serait lorsqu'une guérisseuse propose un remède pour ses maux de ventre et que Wynter ne comprend pas comment elle peut en parler aussi ouvertement, surtout devant des hommes. Et enfin, Christopher. Définitivement celui que je préfère. Même si on n'a pas trop avancé dans l'intrigue, au moins on en sait beaucoup plus sur lui, sur son passé, on s'explique son comportement, et c'est vraiment très intéressant !
Donc, ne vous attendait pas à un gigantesque bond en avant dans la résolution de l'intrigue, mais on voyage, il y a de l'action, de la tension et des combats, des découvertes sur les personnages... Les loups cachés est un bon moment de lecture et me donne envie de lire la suite.
 
 
 
 
La Trilogie des Moorehawke, tome 1 : Le Royaume Empoisonné
La trilogie des Moorehawke, tome 2 : Les loups cachés
La Trilogie des Moorehawke, tome 3 : Le Prince Rebelle
 
 
 
 
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25/11/2013

Une part du ciel, de Claudie Gallay

Une part du ciel, Claudie Gallay, contemporain

Une part du ciel

 

Claudie Gallay




Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous.
Elle retrouve son frère et sa sœur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n'est pas la sienne.
Dans le gîte qu'elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l'artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n'a rien d'évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d'enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s'écoule, le froid s'installe, la neige arrive...
Curtil sera-t-il là pour Noël ?



Un titre que j'avais très envie de découvrir.
Carole répond à la convocation pour le moins singulière de son père Curtil et se rend dans le massif de la Vanoise, dans le village où elle a grandi. Là, elle va retrouver son frère Philippe et sa sœur Gaby, en attendant que leur père se montre. Philippe est garde-forestier, Gaby attend la sortie de son mari de prison tout en élevant une enfant adopté. Il y a également tout un tas d'autres personnages, comme Sam, qui tient une boutique ; la Baronne et son refuge pour les chiens...
Dans Une part du ciel, on se plonge dans la vie tranquille et parfois monotone d'un petit village des montages lorsque l'hiver s'installe. Carole va renouer la relation avec sa famille, et s'occuper également à travailler à une traduction de la vie de Christo, tout en tentant de participer à la vie des habitants. Une chose qui ne sera pas aisée, la jeune femme semble toujours en complet décalage avec les personnes qui l'entourent, notamment avec Philippe et Gaby. Ces deux-là se ressemblent beaucoup et pensent de la même façon, des personnes à la fois simples et complexes. Mais Carole se complait dans le ressassement du passé, elle se pose des questions, s'interroge, se demande toujours « Et si... ». Elle se demande toujours comment aurait tourné leurs vies s'il n'y avait pas eu cet incendie, si leur père avait agi différemment dans sa manière de se conduire. Car tout tourne beaucoup autour de Curtil. Pourquoi annoncer sa venue de cette façon ? Pourquoi attendre autant pour venir ? Cet homme est une énigme, et fait beaucoup pour garder l'intérêt du roman. Le verrons-nous ?
Une part du ciel est un récit lent, je le déconseille aux amateurs d'actions et de gerbes de sang ! Claudie Gallay distille ses événements, ses questionnements avec subtilité, sans se presser, laissant le lecteur s'immerger dans la vie de la montagne. Une histoire de famille, avec beaucoup de non-dits et des relations qui évoluent peu à peu. Et tout cela se passe dans un paysage enneigé, très bien décrit et où on a l'impression de marcher en même temps que la narratrice. Une narratrice qui m'a laissé un avis mitigé. Car si j'ai aimé la regarder évoluer tout au long du roman, je l'ai trouvé quand même beaucoup trop centrée sur elle-même et sur ses questions, se préoccupant d'abord d'elle-même avant d'essayer de comprendre ce par quoi sa famille est passée. Elle voit tout à travers sa réalité, sans essayer de comprendre celle des autres et ce qui les animent. Gaby est très optimisme, intéressante, mais j'ai eu du mal à m'intéresser à elle tout du long. Par contre, j'ai davantage apprécié Philippe et son envie de faire découvrir les montages, mais également la Môme, une gamine très touchante et intéressante.
Une part de ciel, sans être le roman qui m'a le plus passionné, m'a en tout cas fait passer un moment agréable, calme, mais qui présente des tranches de vie parfois mouvementées et compliqués, mais en tout cas toujours très subtiles et bien décrites.
 
 
 
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23/11/2013

Lettre à Jimmy, d'Alain Mabanckou

Lettre à Jimmy, Alain Mabanckou, Contemporain

Lettre à Jimmy

 

Alain Mabanckou




Comme James Baldwin, qu'il tutoie dans cette lettre en forme d'hommage, Alain Mabanckou est noir et écrivain. En découvrant Greenwich village et le Paris Jazz, Baldwin a forgé une identité au-delà des communautarismes. L'acuité de son regard sur la société américaine est remarquablement mise en lumière par cet " expéditeur " complice, admiratif, et jamais complaisant.


Une découverte de la littérature africaine.
Je me suis intéressée à ce roman pour plusieurs raisons. L'auteur, Alain Mabanckou, est Franco-Congolais (né en 1966 au Congo), il a reçu plusieurs prix, dont le prix Renaudot, le prix de littérature Henri Gal ou le grand prix littéraire de l'Afrique Noire. Il publie aussi bien de la prose que de la poésie, mais son activité ne se limite pas à l'écriture, avec l'enseignement de la littérature Africaine, que ce soit à Ann Arbor ou à Los Angeles. C'est un auteur et une personne qui s'est beaucoup impliqué non seulement pour son pays et ses compatriotes, mais aussi pour l'égalité entre tous, et surtout il a toujours œuvré contre l'affrontement entre deux couleurs, entre les Blancs d'un côté et les Noirs de l'autre.
Mais ce qui m'a intriguée également à propos de la Lettre à Jimmy est cet hommage à James Baldwin, qui est le personnage principal du roman d'Alain Mabanckou. James Baldwin m'a toujours interpellée et intéressée, car c'est une légende. Il va devenir une des plus grandes icônes et figure du mouvement contre la discrimination, qu'elle soit racial, sexuelle ou autre. Noir et homosexuel, il va être doublement rejeté pendant une partie de sa vie. Son combat pour montrer que les personnes noires n'ont pas les mêmes droits, ont toujours été rejetés et exclus, va se poursuive toute sa vie, et notamment dans ses livres. Il va ajouter à ce combat la discrimination de toute sorte, notamment sur la question de l'homosexualité et du rejet des personnes pour peu qu'elles soient un peu différentes.
Alain Mabanckou et James Baldwin se ressemblent beaucoup : tous les deux noirs et auteurs, ils luttent également pour l'égalité de chacune de personnes, qu'elles soient noires ou blanches, hétérosexuel ou homosexuel, homme ou femme. La Lettre à Jimmy fait entendre la voix de ces deux personnalités. Avec deux personnalités qui se ressemblent, tant au niveau du parcours et du combat, Lettre à Jimmy plaide pour un monde égalitaire.
J'ai apprécié de me plonger dans la littérature africaine, car j'avais lu très peu d'auteurs Noirs, et le livre d'Alain Mabanckou permet de découvrir à la fois un auteur, un personnage histoire et une époque. Décrit avec justesse, on a véritablement l'impression de connaître James Baldwin en arrivant à la dernière page.
Une lecture très intéressante.




Au fond, qu'est-ce qu'un nom ? Presque rien.
Mais un nom dit tout et nous dévoile au monde.

 

Or la vie de chaque auteur est souvent en elle-même un « roman », voire une tragédie.
Et c'est peut-être pour cela que le genre de la biographie existe...

21/11/2013

Le baiser de Jason, de Laurent Scalese

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Le baiser de Jason

 

Laurent Scalese




La Grande Bleue, appelée aussi Bethsabée, est une drogue synthétique qui se présente sous la forme d'une poudre indigo. Très prisée dans les milieux branchés de la capitale, elle est le plus souvent amenée en avion par des mules depuis Saint-Martin, plaque tournante de ce trafic. Julia Hurbon, qui en transportait un kilo, est retrouvée assassinée dans un hôtel de Vitry-sur-Seine. Le tueur l'a éventrée afin de récupérer les doses que la jeune femme avait ingurgitées.
Et voilà que Laure Anthony, une vedette du show-biz, meurt d'une overdose de Bethsabée dans son hôtel particulier du Champ-de-Mars. Arrivé sur les lieux avec son équipe, Eric Vidal, commissaire à la brigade des stupéfiants, retrouve le nom de Jason dans le carnet intime de la chanteuse.
Jason... Ce trafiquant que les Stups pourchassent depuis trois ans et qui demeure insaisissable.



Après des découvertes vraiment intéressantes sur les écrits de Laurent Scalese (une personne très intéressante en plus d'être très abordable), j'ai porté mon choix sur Le baiser de Jason, que j'avais très envie de découvrir.
Une drogue – la Grande Bleue – a fait son apparition sur le marché. Très prisée, et recherchée notamment par des gens très fortunés et très en vogue, elle donne lieu comme les autres drogues à des trafics souterrains. Fabrication, approvisionnement, transport... Saint-Martin, la centralisation de cette drogue, la diffuse partout via des mules.
Julia Hurbon est l'une de ces mules. Du moins jusqu'au jour où on retrouve la jeune femme assassinée dans un hôtel de Vitry-sur-Seine, éventrée par son assassin pour pouvoir récupérer la drogue. C'est ensuite l'overdose d'une vedette de Show-Biz qui met le feu aux poudres.
Dépêché sur les lieux, Eric Vidal va se lancer sur la piste de Jason, un trafiquant et malfaiteur qu'il pourchasse depuis trois ans. Va-t-il enfin pouvoir l'attraper ? Surtout quand Jason semble pouvoir défier impunément les forces de l'ordre.
Le baiser de Jason est un roman qui ravira tous les fans du genre. Drogue, malfaiteurs prêts à tout, une équipe de policiers de choc, avec un commissaire – Eric Vidal – très engagé, cabossé et endommagé comme beaucoup de flics, et qui n'est pas décidé à lâcher prise quant à la traque des trafiquants.
Laurent Scalese fait très fort avec ce roman (qui mérite vraiment le prix Sang d'Encre des Lycées 2005, et bien davantage !). Aussitôt dedans, aussitôt pris par l'addiction. Il sera bien dit que c'est aux livres et à Laurent Scalese auxquels nous sommes accros, et non à la Grande Bleue ! Un rythme qui ne faiblit pas une seule seconde, on se demande toujours où en est Jason, qu'est-ce qu'il va manigancer par la suite, de quelle manière il va jouer avec les nerfs de la police (et les nôtres)...
Le samouraï qui pleure nous avait fait rentrer dans l'univers japonais, Le baiser de Jason, lui, nous fait découvrir la drogue et les rouages d'une enquête de police. On s'implique véritablement dans l'enquête de ces policiers plus que déterminés à arrêter Jason et ses semblables. Mais si l'un d'entre eux n'était pas si disposé que ça à capturer le trafiquant de drogue ? De fausses pistes en faux indices, Laurent Scalese fait monter la tension jusqu'à la fin. Une écriture vraiment prenante, de même que l'enquête et les personnages. On en redemande à la fin !
Happée du début à la fin, Laurent Scalese est vraiment un auteur et une personne que je vous incite à découvrir. Une des plus belles rencontres littéraires et humaines que j'ai pu faire !
 
 
 
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