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03/11/2013

Article Bragelonne / Milady

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Mon premier article un peu « coup de gueule » !

Je me souviens il y a quelques années, quand s'est montée une maison d'édition un peu particulière : Bragelonne. Pour moi, c'était un peu le Saint Graal des maisons d'éditions. Beaucoup d'auteurs étrangers, surtout américains ou anglais, mais aussi avec des français et autres. Bragelonne a révélé ou refait connaître des auteurs, a déniché pas mal de perles... Bref, je clamais haut et fort mon amour pour Bragelonne. Ensuite, je ne tenais plus en place lorsqu'ils ont lancés leur label, Milady. Pratiquement que des formats poche, des rééditions de grands formats et une collection qui différait un peu de celle de Bragelonne. J'étais aux anges !
Mais c'est après que ça s'est gâté. Pour moi, Bragelonne et ses labels avaient pour but de faire connaître des auteurs peu connus, de rééditer des livres qui n'avaient pas eu leur chance lors de leur première édition (c'est grâce à eux qu'Anita Blake a aujourd'hui ce succès), bref de porter haut l'étendard de la SF et autre littérature de l'imaginaire. Quand je dis que ça s'est gâté, c'est parce que je trouve que Bragelonne/Milady en a perdu depuis quelques temps.
Depuis quelques temps, je déchante donc par rapport à quelques décisions de Bragelonne.
Il y a par exemple, le changement de format. Quelques séries ont commencées en petit format, et au bout d'un certain temps, hop, la suite est éditée en grand format ! Le dernier exemple que j'ai en tête est celui de Mercy Thompson, de Patricia Briggs. Jusqu'au 5ème tome, la série étaitbragelonne,milady,lecteurs,vous et moi éditée chez Milady. Mais pour les tomes 6 et 7, ils commencent en grand format chez Bragelonne pour être édités environ 6 mois après en petit format chez Milady. Ce n'est ni la première ni la dernière série pour laquelle ils font ça, une décision que je ne comprends pas, à part le désir de se faire plus d'argent.
Pour ma part, je trouve que c'est un manque de respect vis-à-vis des lecteurs. Tout comme les décisions d'arrêt de séries. Je me suis beaucoup impliquée pour Kate Daniels, mais il y a également Jaz Parks et Rachel Morgan que je regrette beaucoup, des séries qui avaient beaucoup de potentiels. Mais après il y a toutes ces autres séries (Les vampires Argeneau, Zombie thérapie, Le clan Kahill, Ghostwalkers, Void City, La fille du soleil noir, Le sang du rock, Kara Gillian, Lila Black, Les dossiers Dresden...) qui avaient leurs publics, leurs fans, bref des lecteurs qui aiment lire ces séries. Je dois dire que pour ma part j'ai du mal à comprendre la politique de Bragelonne sur les séries. Ils en démarrent pleins, voient celles qui font le meilleur chiffre et arrêtent celles qui vont mal. Autant dire qu'ils semblent un peu trop préoccuper par se faire de l'argent plutôt que d'assurer une réelle pratique éditoriale en publiant un peu moins mais en se concentrant sur les séries déjà en cours.
Mais même en se concentrant sur un panel plus large des séries publiées chez Milady, autant dire que j'ai une boule amère qui me reste en travers de la gorge. Je n'ai l'impression de voir que sexe, vampires devant lesquelles les filles tombent en pamoison et autres livres suivant les modes. Où est-ce cette originalité qui caractérisait Bragelonne à ses débuts ? Ils m'ont fait découvrir tellement de mondes originaux et d'auteurs merveilleux, et j'ai maintenant l'impression qu'ils suivent juste la mode au lieu de la faire comme ils le faisaient il y a quelques années.
Pour ce qui est du visuel ensuite : les couvertures grand format de Bragelonne sont en grande majorité toutes magnifiques, vraiment rien à redire, elles sont justes splendides ! Mais pour ce qui est de Milady... Je m'interroge. J'en viens soit à croire que je lis à chaque fois le même livre avec toutes ces couvertures similaires. Soit ce sont celles avec un visage en gros plan sur le haut, bragelonne,milady,lecteurs,vous et moisoit ce sont celles un peu osées, celles qui me donnent envie de cacher le livre quand je lis dans les transports en commun, tellement j'ai l'impression que les gens me regardent de travers à l'idée que je lise du porno (je vous jure, expérience vécue !). Bref, des couvertures copiés collés les unes sur les autres.
Enfin, pour ce qui est des genres littéraires, et là ce n'est pas du tout la faute de Bragelonne. Nous avons l'énorme problème en France de faire des catégories fourre-tout : tout est condensé dans des termes génériques qui ne représentent pas vraiment les livres. Mercy Thompson, Kate Daniels sont rangées dans la Bit-Lit, alors que ce serait davantage de la Fantasy Urbaine. Le Protectorat de l'Ombrelle serait du steampunk. Et je pourrais continuer longtemps comme ça ! Où est le problème, me diriez-vous ? Eh bien, comme si ce n'était pas assez d'avoir un visuel qui fait fuir la moitié du public, si en plus on matraque tout du sigle bit-lit, comment voulez-vous que des hommes, plus particulièrement, viennent y jeter un coup d'œil ? Souvent, ils se disent : « Hum... Vampires sexy, des héroïnes filles, des triangles amoureux, bit-lit... Littérature de fille ! ». Alors que pour bien des cas, le livre ne se résume pas à ça ! (Bien que ce genre envahissent de plus en plus les étagères...) Un grand nombre de livres plairait tout aussi bien aux hommes qu'aux femmes, mais faute à des couvertures inadéquates et de mauvaises informations, les éditeurs passent très souvent à côté du public (et pas seulement les hommes).

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Comme l'a dit si bien Bibliothia dans sa pétition pour Kate Daniels, nous avons un « Devoir de Compagnonnage et d'Assistance Entre Lecteurs Passionnés qui se trouvent en Situation de Détresse Littéraire ». Pas seulement pour Kate Daniels, mais pour toutes ces séries que nous aimons et dont nous VOULONS la suite !

Maintenant que j'ai bien déversé ma bile et dit ce que j'avais sur le cœur, je tiens quand même à dire ceci : tout n'est pas la faute de Bragelonne, ils ne sont pas les seuls à arrêter des séries, à avoir fait et continuer à faire de très mauvais choix... Ils font tout ça, mais ils ne sont pas les seuls ! Je m'en suis prise davantage à eux, car moi lectrice, j'étais davantage en colère contre eux. Mais je suis quand même réaliste : c'est une maison d'édition, dont l'objectif est de vendre et de maintenir la tête hors de l'eau (ce qui n'est pas facile dans le monde des livres), de faire des profits et éviter les trous dans le budget. Je le comprends bien, mais ce n'est pas pour ça que c'est facile à accepter. Il doit y avoir une relation de confiance entre éditeurs et lecteurs, et j'ai l'impression qu'en ce moment on est un peu pris pour des prunes. Mais bon.
Surtout qu'il y a toujours des solutions ! Eviter d'abord de trop se disperser et de commencer des séries à tout va. Utiliser les séries qui marchent comme Anita Blake pour soutenir les séries qui marchent moins bien. Avoir des couvertures, une politique plus adaptées. Si le format papier n'est pas possible, le faire en numérique.
Je comprends que ce ne soit pas facile pour Bragelonne et Milady, je continuerais à les suivre, MAIS en me méfiant énormément !

Si vous m'avez lu jusqu'ici, bravo, vous êtes courageux, et surtout merci !

 

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01/11/2013

La Horde du Contrevent, d'Alain Damasio

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La Horde du Contrevent

 

Alain Damasio




Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent.
Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.
Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante.
Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime.



Cela faisait un moment que j'entendais parler d'Alain Damasio et de son fameux La Horde du Contrevent. Alors quand j'ai eu l'opportunité, je n'ai pas hésitée.
La 34ème Horde est composée de 23 membres, formés pour explorer le monde, de l'ouest vers l'est, pour tenter d'atteindre la source de tous les vents : l'Extrême-Amont. Sur leur trajet, ils vont se heurter à des obstacles inimaginables, que ce soit des vents violents, des étendues d'eau à traverser ou des pics à franchir. Ces 23 personnes vont prendre la parole chacun à leur tour, avec chacun sa façon de voir et son ressenti devant leur mission. (Garder précieusement le marque-page fourni avec le livre, car il vous permettra de savoir quel symbole correspond à quel personnage !)
la horde du contrevent,alain damasio,science-fictionLa Horde du Contrevent a reçu le Grand prix de l'imaginaire en 2006, une récompense pour un livre vraiment différent, hors-norme. Au cours de cette épopée, chacun des membres va prendre la parole, ce à quoi il faut s'habituer au début. Mais une fois qu'on a pris le coup, on s'y habitue très bien ! Ce qui est également amusant, c'est que la numérotation des pages est inversée (commence à 500 et quelques pages pour finir à 0). C'est un livre très difficile à classer, car on passe du fantastique à la poésie, du merveilleux au fantastique. Un livre vraiment déroutant !
J'ai eu beaucoup de mal à m'y mettre dans les 200 premières pages. Je n'arrivais pas trop à accrocher aux personnages, je n'étais pas prise pas l'écriture, j'avais du mal à me repérer dans les glyphes symbolisant les personnages et à comprendre certaines notions qu'Alain Damasio mettait en avant... Mais une fois plongée plus sérieusement dans l'histoire, je n'ai pas pu m'en détacher avant d'en savoir le dernier mot et comment cette épopée allait se finir.
Dans ce roman, Alain Damasio va enchaîner les croyances, les mythes, le métaphysique, les rêves, les espoirs, tout ce que peut comporter la psyché humaine. Mais il y a aussi une création absolument époustouflante d'un univers hors-norme, où le vent est un élément essentiel et fondamental. Les différents paysages sont bien décrits, tellement bien décrits qu'on a l'impression d'y être et de sentir le vent nous balancer dans tous les sens. Il a vraiment une plume très particulière (du moins dans ce roman !), et j'ai dû souvent m'attarder, relire un passage particulier... Car avec Alain Damasio et La Horde du Contrevent, pas question de lire quand on a l'esprit ailleurs ! Comme pour les personnages, toujours dans l'attente, toujours sur la brèche, à l'affut du moindre petit détail.
Même si parfois difficile à suivre ou à comprendre, La Horde du Contrevent est un roman qui se doit d'être lu au moins une fois, rien que pour comprendre la bête et pourquoi elle a tant fait parler d'elle !
Ne vous laissez pas déroutez pas les premières pages et par un style très particulier, la lecture vaut le coup jusqu'à la fin.
 
 
 
 
- On connait ces risques. Ils restent moins forts que de se balader tout nu au beau milieu de la plaine en espérant dénicher LE bosquet. Le bosquet qui coupera le flot sans l'arrêter, bien laminaire, sans tourbillon ni rotor vicieux, le miracle fait buisson quoi !


Vis chaque instant comme si c'était le dernier.
Vis chaque instant comme si c'était le premier.
 
 
 
 
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30/10/2013

Le Clan des Otori, Tome 3, de Lian Hearn

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Le Clan des Otori, Tome 3
La Clarté de la Lune

 

Lian Hearn




"Tu conquerras la paix en cinq batailles : quatre victoires et une défaite."
Takeo parviendra-t-il à apporter la paix sur les Trois Pays comme l'annonce la prophétie ? Après leur union secrète au temple de Terayama, Takeo et Kaede sont plus résolus que jamais à prendre possession de leur héritage et venger sire Shigeru.
Tandis que le jeune homme tente de rallier à sa cause le pirate Fumio Terada, Kaede est victime d'un chantage diabolique...
Lorsque enfin la lune se lève sur la dernière et terrible bataille, l'issue est plus que jamais incertaine... La Clarté de la lune clôt magistralement la puissante et captivante épopée de Takeo et Kaede.



Initialement le dernier tome de la trilogue du Clan des Otori.
Dans La Clarté de la Lune, tout s'enchaîne et s'achève. Takeo et Kaede ont eu droit à leur bref moment de bonheur en se mariant au temple de Tereyama. Mais leur destin les rattrape, et les voilà partis pour la guerre. Takeo est bien décidé à reprendre les terres de son père adoptif aux mains de ses oncles. Et pour cela, il n'hésite pas à nouer des alliances nécessaires, même si elles risquent de lui aliéner ses guerriers.
Restée à Maruyama, Kaede ne se satisfait pas de son rôle de femme, qui serait de rester tranquillement chez elle et de faire des enfants à son mari. Elle va donc se plonger dans la restauration de ses domaines, faisant tout pour les remettre en état. En allant sans doute trop loin, notamment en contrariant la volonté de sire Fujiwara.
Evidemment, on ne pouvait pas s'attendre à ce que leurs nombreux ennemis (sire Fujiwara, les Otori, la Tribu), des ennemis puissants et déterminés, les laissent vivre tranquillement et reprennent sans se battre ce qui leur revient. La Clarté de la Lune est un tome final, tout s'achève ici, les batailles vont crescendo pour obtenir ce que chacun veut. Mais à quelles pertes ?
Ce troisième tome du Clan des Otori est sans doute l'un des meilleurs. Takeo et Kaede ont beaule clan des otori,lian hearn,tome 3,fantastique,jeunesse être séparés la plupart du temps, ils tiennent toujours autant l'un à l'autre. De nombreuses frictions apparaissent malgré tout entre eux, mais ces épreuves vont finalement être bénéfiques et renforcer leur amour. Le couple est très soudés, car contrairement à beaucoup de couples, Takeo va respecter sa femme et ses décisions, suivre certains de ses conseils. Ces deux personnages ont beau être ceux qu'on suit le plus, les secondaires ont également leur mot à dire. J'ai apprécié de retrouver davantage sire Fujiwara, un personnage détestable mais intéressant. Il y a également les Terada qui reviennent sur la scène politique, mais aussi Shizuka et Kenji, deux personnages qui m'avait manqué et que j'étais impatiente de connaitre davantage.
La Clarté de la Lune est toujours aussi bien écrit, Lian Hearn n'a rien perdu de son talent pour faire vivre à son lecteur une histoire merveilleuse. Les combats font rage, ce qui rend l'intrigue encore plus haletante. Mais les intrigues, les relations entre les différents personnages, sont vraiment le point essentiel du roman, et vraiment très bien décrits !
Si vous ne connaissez pas encore Le Clan des Otori, n'hésitez pas, c'est vraiment une trilogie que j'ai pris plaisir à lire et relire !



Il fallait tant de temps pour élever un homme, et si peu pour anéantir une vie.



- J'ai abandonné les croyances de mon enfance et je suis incapable d'en adopter d'autres à leur place. Tous les enseignements religieux me semblent un mélange inextricable de vérité profonde et de folie absolue. Les gens s'accrochent à leurs convictions comme si elles pouvaient les sauver, mais au-delà des dogmes il existe un lieu de vérité, où tout ne fait qu'un.
 
 

 
Le Clan des Otori, Tome 1 : Le Silence du Rossignol
Le Clan des Otori, Tome 2 : Les Neiges de l'Exil
Le Clan des Otori, Tome 3 : La Clarté de la Lune
Le Clan des Otori, Tome 4 : Le Vol du Héron
Le Clan des Otori, Tome 5 : Le Fil du Destin
 
 
 
 
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25/10/2013

Embrasser le ciel immense, de Daniel Tammet

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Embrasser le ciel immense

 

Daniel Tammet




embrasser le ciel immense,daniel tammet,documentaire,psychologie,témoignageDaniel Tammet est un autiste Asperger, génie des nombres et des langues. Aujourd'hui, il a vaincu la prison de l'autisme : c'est un écrivain à part entière, un savant plein d'humanité et doté d'une sensibilité bouleversante.
Les plus grands neuroscientifiques du monde se sont penchés sur son cas et ont dialogué avec lui. Il a appris sur la façon dont son cerveau (et celui des autres) fonctionne, qu'il a voulu nous raconter ses découvertes.
Apprendre, raisonner, calculer, mémoriser, créer... Les capacités de l'esprit humain sont infinies.



J'ai découvert Daniel Tammet grâce à son premier livre, Je suis né un jour bleu, et qui est un véritable coup de cœur. Curieuse, j'ai commencé ensuite ce nouveau roman. Un roman qui n'en est pas véritablement un, plutôt un témoignage sous forme d'essai ou de thèse.
Si Je suis né un jour bleu était davantage penché sur son parcours vraiment personnel et sa manière d'appréhender ce qui l'entoure, Embrasser le ciel immense est davantage une explication du cerveau humain. A partir de son expérience, de son vécu, mais il se penche sur comment leembrasser le ciel immense,daniel tammet,documentaire,psychologie,témoignage cerveau fonctionne, ses possibilités et les différentes théories.
Embrasser le ciel immense est un livre très intéressant. Un bon nombre de passages auraient pu être indigestes ou ennuyeux, mais Daniel Tammet réussit à les rendre tous intéressants. Mais cela reste un ouvrage assez dense et lourd, qui ne peut sans doute pas être dévoré d'un trait. Cela demande un peu de temps et de concentration pour bien arriver à tout saisir. L'ensemble est très agréable à lire, pleins de données à appréhender sans que cela soit indigeste ou ennuyeux, les théories développées parlent aux lecteurs et permettent de réfléchir aux méthodes employées actuellement.
La mémoire et le cerveau en général, malgré toutes nos dernières recherches, restent vraiment très inconnues. Que ce soit sur ses capacités, ses méthodes... Daniel Tammet présente des faits, des chiffres, des explications. Mais il va aborder tout aussi bien à travers les langues que les chiffres, et les aborde de manière vraiment intéressante.
Daniel Tammet est une personnalité que j'aimerai davantage connaître, et heureusement il y a ses livres pour ça ! Si vous ne le connaissez pas encore, je vous recommande ses ouvrages, différents mais intéressants !
 
 
 
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24/10/2013

L'Ecorchée, de Donato Carrisi

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L'Ecorchée

 

Donato Carrisi




Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L'enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu'elle est incapable d'éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu'elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres.
On a tous ressenti l'envie de s'évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi.
Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et fi nit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi.
Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.



Des SPOILERS sont possibles pour ceux qui n'ont pas lu Le Chuchoteur !
Après Le Chuchoteur, nous retrouvons Mila dans ce nouveau roman de Donato Carrisi.
Tout le monde a envie de disparaître. De monter dans un train, et de partir sans se retourner. Certaines personnes le font. Elles disparaissent, sans rien emporter. Elles sont recherchées, mais fatalement, on va les oublier. Comme ces enfants disparus dont on voit les visages quelques semaines sur les bouteilles de lait avant qu'on abandonne tout espoir de les retrouver.
Mila Vasquez a trouvé sa propre façon de disparaitre, en travaillant dans les Limbes, le bureau de recherche des personnes disparues. Elle est la meilleure spécialiste pour retrouver ces gens. Mais même elle ne comprend pas quand les disparus commencent à refaire surface. Souvent des années après. Et souvent très différents. Que s'est-il passé ? Pourquoi avoir disparu et pourquoi revenir ?
Pour trouver une explication, Mila va devoir de nouveau redescendre dans les Ténèbres qu'elle a connues lors de la traque au Chuchoteur. La jeune femme a beau avoir quelques années de plus au compteur, sa tendance à l'autodestruction est toujours bien présente, de même que sa fragilité et cette difficulté à comprendre les émotions des gens qui l'entoure.
Dans cette nouvelle enquête, où les gens disparaissent et réapparaissent, où des cadavres renvoient à plus de cadavres et de sang, où on plonge plus profondément dans les ténèbres, on s'interroge avec les enquêteurs. Mila va très vite se plonger dans l'intrigue, où elle va notamment croiser la route de Simon Berish, un flic paria, exclu à cause d'une ancienne affaire. Ils vont devoir collaborer, envers et contre tout, car on voit se dessiner un schéma qui va les réunir et mettre leurs connaissances en commun.
Le Chuchoteur est un gros coup de cœur, et Le Tribunal des Âmes m'a beaucoup plus également. Alors, évidemment, je me suis précipitée dès sa sortie sur L'Ecorchée, avec à la fois beaucoup d'impatience et d'appréhension. Est-ce que Donato Carrisi est capable de faire aussi bien, et est-ce que ces retrouvailles avec Mila seront bien menées ?
Comme me l'a prouvé ma lecture, j'avais tort de m'inquiéter, et Donato Carrisi n'a pas usurpé son titre de maître du Thriller Italien ! Dès les premières pages, on retrouve cette écriture très particulière, des personnages forts, et une enquête qui ne nous laisse pas d'autres choix que de la découvrir le plus vite possible. On s'interroge, on frémit, on élabore des scénarios... Pour finalement découvrir tout autre chose. Des fausses pistes, des personnages glaçants, on peut dire que ce dernier roman de Donato Carrisi est vraiment très dangereux pour les nerfs.
Dès que j'ai commencé L'Ecorchée, je n'ai pas pu m'en défaire. Il fallait absolument que je lise la suite, que je découvre les derniers rebondissements et savoir comment Mila allait s'en sortir. Car évidemment, la jeune femme ne pouvait pas rester loin des ennuis ! Des ennuis liés à son enquête, bien sûr, mais des problèmes d'ordre plus personnel également. Mila souffre de son manque d'empathie, elle ne parvient pas à se « connecter » aux autres, elle ne parvient même pas à se laisser toucher. Et ce n'est pas ce qui s'est passé dans Le Chuchoteur qui va l'aider à sortir de sa carapace ! Ce que j'attendais également avec impatience, c'était de découvrir sa fille. Pour éviter d'en dire trop, je ne dirai que ceci : Donato Carrisi aime faire souffrir ses lecteurs ! Ses lecteurs, et ses personnages.
Si vous avez aimé les premiers romans de Donato Carrisi, je pense que vous aimerez celui-ci ! Et si vous ne le connaissez pas encore : vraiment, commencez la lecture ! (Dans l'ordre de parution, pour suivre tout depuis le début).
Bonne lecture !

  

Le Chuchoteur
L'Ecorchée


 

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