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09/04/2014

Terminus Tel-Aviv, de Liad Shoham

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Terminus Tel-Aviv

Liad Shoham



Quand Michal Poleg, la plus acharnée des activistes à défendre les droits des demandeurs d'asile, est retrouvée assassinée dans son appartement, les soupçons se portent immédiatement sur les réfugiés du camp du square Lewinsky, au sud de Tel-Aviv.
Et quand l'un d'eux passe aux aveux, l'affaire semble entendue. Au commissariat de police, le cas échoit à l'inspectrice novice Anat Nahmias. Convaincue que le présumé coupable est victime d'un complot, elle décide, envers et contre sa hiérarchie, de tout mettre en œuvre pour prouver son innocence.
Commence alors une vertigineuse plongée dans le monde trouble des immigrés clandestins en Israël, entre ONG, mafia, kidnappings et trafic d'armes.



Mon premier roman de Liad Shoham.
Michal Poleg est une jeune femme acharnée à défendre les personnes demandeuses d'asile. Trop acharnée, peut-être, étant donné qu'elle se fait assassiner... Les autorités semblent peu disposées à se plonger dans cette affaire et cherche un coupable facile. Un coupable qui se désigne lui-même, en la présence de Gabriel, un jeune homme que Michal aidait dans l'association.
Mais tout n'est pas si simple ! L'inspectrice en charge de l'enquête est une novice, Anat Nahmias. Une novice qui décide de faire confiance à son flair et à son instinct, qui lui souffle que tout n'est pas si simple dans cette enquête.
Terminus Tel-Aviv va nous emmener dans une enquête au cœur de l'Israël, avec clandestins, immigrés, mafia, kidnappeurs... Le moins que l'on puisse dire, c'est que Liad Shoham nous offre un roman policier dépaysant. Certes, il y a des ficelles « communes », comme l'innocent accusé à tort, la femme rêvant d'égalité pour tous assassinée... Mais le cadre de l'enquête, ici l'Israël, nous offre vraiment une bouffée d'air différente des policiers que j'ai l'habitude de lire, qui se passe principalement aux États-Unis ou en France. Surtout que le fait de situer l'intrigue dans ce pays a des conséquences géographiques vraiment intéressantes, tel la vague d'émigration, ces personnes rêvant d'une Terre Promise, qui ne trouvent pas toujours ce qu'ils veulent et causant un afflux massif d'arrivée, ce qui étouffe le pays au dire des hommes politiques qui ne rêvent que de se débarrasser de la « vermine ».
Terminus Tel-Aviv est un très bon livre policier, qui m'a tenu en haleine jusqu'à la fin. La trame géographique apporte une excellente toile de fond, de même que la description des paysages et des personnages. L'enquête est bien menée, on est toujours happé par un détail ou par un rebondissement, et Liad Shoham sait parfaitement entretenir son suspense et nous faire douter de nos hypothèses, jusqu'au dénouement final très bien amené. Des personnages attachants ou non, mais jamais caricaturaux, avec chacun des motivations différentes et d'autres manières d'envisager la vie.
Dans l'ensemble une excellente surprise parmi les nouveautés policières !

05/04/2014

La cicatrice du Diable, de Laurent Scalese

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La cicatrice du Diable

Laurent Scalese



Paris, de nos jours...
Après la défenestration d'un scénariste du bureau de Cécilia Rhodes, célèbre productrice, le commissaire Milot, chargé de l'enquête, est peu convaincu par la thèse du suicide. Il établit un parallèle avec la mort de Lucie Drax, une jeune scénariste qui travaillait pour Cécilia trente ans plus tôt. Une affaire qui semble liée à l'histoire personnelle de Milot.
Autour de cette femme prête à tout pour parvenir à ses fins, gravitent un assistant fou amoureux, un mari richissime et un scénariste raté qu'elle exploite. Des pantins qui ne tarderont pas à vouloir jouer leur propre rôle...
Découvrant une femme impitoyable, le commissaire n'hésitera pas à faire saigner une ancienne et effroyable blessure : la cicatrice du Diable.



Après Le samouraï qui pleure et Le baiser de Jason, je me plonge toujours plus profondément dans le monde de Laurent Scalese.
Tout se passe à Paris, dans le monde de l'art, et plus spécialement dans le monde de l'audiovisuel. Cécilia Rhodes est une célèbre productrice, crainte pour ses humeurs et par la manière dont elle traite ceux qui travaille pour elle. Alors, le jour où un scénariste se donne la mort en se jetant de la fenêtre du bureau de Cécilia Rhodes, le commissaire Milot ne croit pas au suicide. Surtout pas après la mort, il y a une trentaine d'année, d'une scénariste appelée Lucie Drax, qui travaillait également pour Cécilia...
Le commissaire Milot va se plonger dans le monde impitoyable du show-biz, et découvrantla cicatrice du diable,laurent scalese,policier qu'autour de Cécilia Rhodes transite des personnes à la fois prêtes à tout pour percer ou pour attirer l'attention de Cécilia. Cette femme semble attirer les personnes comme le vinaigre attire les mouches. Elle est à la fois fascinante, terrifiante et impitoyable.
Les premiers romans que j'ai lu de Laurent Scalese m'ont vraiment captivée du début à la fin, et je n'ai absolument pas été déçue avec La cicatrice du Diable ! L'univers diffère de celui de la drogue ou des samouraïs, on se retrouve ce coup-ci dans le monde du cinéma. Un monde où tout le monde se veut meilleur que les concurrents, pas d'entraide ou d'échanges, on fait tout pour percer quitte à écraser ceux qui se trouvent sur le chemin. Cécilia Rhodes en est le parfait exemple : bien décidée à être reconnu dans le milieu, elle n'hésite pas à exploiter ceux qui travaillent pour elle, à voler leur travail et à les monter les uns contre les autres.
Laurent Scalese est toujours aussi fort pour écrire une intrigue simple en apparence, mais complexe lorsqu'on s'y plonge vraiment. Complot, meurtres, intrigues... Tout est très bien dosé, captivant, et j'ai été accrochée jusqu'au bout ! La cicatrice du Diable fait sans conteste partie de mes préférés. J'ai adorée détester Célia Rhodes, une femme antipathique au possible, mais avec ses failles et ses fêlures, que l'on comprend de mieux en mieux au cours de l'intrigue. Le personnage du commissaire Milot est tout aussi intéressant, et beaucoup plus sympathique ! Il va faire de cette enquête une affaire profondément personnelle, et les révélations sur lui ne seront faire qu'au compte-goutte. On se pose sans cesse des questions, jusqu'à la fin pour les dernières révélations et explications.
La cicatrice du Diable est un thriller très bien mené, bien ficelé et très bien écrit du début à la fin, je suis toujours fan de Laurent Scalese, très inventif et captivant. Si vous ne le connaissez pas encore, foncez !
 
 
 
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03/04/2014

Les collines d'eucalyptus, de Duong Thu Huong

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Les collines d'eucalyptus

 

Duong Thu Huong



Coup de cœur



Derrière les barreaux de sa prison, Thanh contemple les derniers lambeaux de brume sur la paroi rocheuse qui lui tient désormais lieu d'horizon. Il a été condamné aux travaux forcés.
Parce que ce jeune homme sans histoire, excellent élève et fils modèle, a découvert très tôt son homosexualité et qu'il lui a paru insurmontable de l'avouer à ses parents, son destin a basculé. Comment il est tombé sous la coupe d'un mauvais garçon avec qui il a fui sa ville natale et comment il s'est retrouvé piégé, c'est le fatal et poignant engrenage que Duong Thu Huong met en scène.
Thanh est désespérément seul pour cette descente dans les cercles de son enfer intime. Il ne peut confier à personne les affres de sa relation avec son compagnon qui, en parfait manipulateur, joue de l'attirance physique qu'il exerce pour vivre à ses crochets. Honteux de sa faiblesse et de sa lâcheté, Thanh se garde bien de demander conseil à Tiên Lai, l'homme mûr en qui il a pourtant le sentiment d'avoir rencontré un alter ego.
À Dalat où ils végètent comme ramasseurs de balles sur des cours de tennis, Thanh n'a pas la force d'éconduire son mauvais génie. Il s'enfuit en vain à Saigon, croyant trouver refuge dans l'anonymat de la métropole.
Si l'issue de cette sombre liaison est bien fatale, Duong Thu Huong écrit pourtant un roman de la rédemption. Son jeune héros, dont les tribulations lui donnent la matière d'une vertigineuse plongée dans le Vietnam de la fin des années 80, ne finira pas au bagne.



Dans les nouveautés de ces derniers temps, Les collines d'eucalyptus m'a particulièrement attirée.
Nous découvrons Thanh en prison, confronté à la dureté de ce système, aux relations avec les gardiens et les autres détenus. En prison, pour un motif que nous découvrirons au fur et à mesure qu'avance l'histoire. Avec des flash-back, nous visitons petit bout par petit bout le passé de ce personnage, que l'on découvre homosexuel, un garçon sans histoire et très bon élève. Terrifié à l'idée d'être rejeté ou de voir sa famille mise au ban de la société, Thanh va s'enfuir en compagnie de son amant, un mauvais garçon de son village.
Il va vagabonder, descendant de plus en plus bas dans son enfer personnel, se dégoûtant lui-même de sa lâcheté, de sa peur, de laisser vivre à ses crochets un compagnon qu'il n'aime plus.
Dans Les collines d'eucalyptus, Duong Thu Huong va nous entraîner dans la vie mouvementée de Thanh, mais aussi dans celles des individus qu'il va croiser. Que ce soit celle de son compagnon, des hommes qu'il rencontre, d'individus dans la prison où il est enfermé, on va avoir droit à un moment de leur parcours, quel a été leur chemin... Je ne connaissais absolument pas Duong Thu Huong avant ce roman, mais c'est maintenant une auteure que je vais suivre ! Elle a parfaitement décrit l'atmosphère du Vietnam, les relations et les façons dont les personnages interagissent. Le point fort est vraiment d'avoir décrit l'ambiance d'un petit village, comment les rumeurs peuvent circuler et comment on peut se retrouver face à l'opprobre de tous les gens que l'on connait. Duong Thu Huong décrit parfaitement les mœurs, les contraintes, les valeurs... Mais aussi les sentiments amoureux, le sentiment de fuir sans pouvoir jamais vraiment se poser quelque part.
Les collines d'eucalyptus est un gros pavé, mais qui s'enchaîne tout seul ! J'ai dévoré les pages, je me suis profondément attachée aux personnages et spécialement à Thanh, qui est un jeune homme intelligent, sensible, mais vraiment trop pris par les complexités de sa vie. Il va être amené à faire des choses qu'il ne voulait pas à cause de ses relations, sa fidélité et sa dépendance à l'égard de son amant puis le fait de se retrouver pris à parti à cause de lui vont lui faire avoir une vie tumultueuse, où l'on voit que l'amour peut être très beau, mais aussi une situation où on profite des faiblesses de ses partenaires. Heureusement que Thanh va trouver des personnes qui vont véritablement l'aider et l'aider sur sa route, non seulement sa famille mais aussi des amis, des gens qui vont se révèlent être de vrais joyaux, des personnages capables d'aimer vraiment, et non de prétendre aimer pour arriver à leur fin.
Les collines d'eucalyptus est un gros coup de cœur, je ne peux que vous le recommander ! Je suis très impatiente maintenant de découvrir Itinéraire d'enfance, dont le résumé m'attirait énormément, et Terre des Oublis qui est apparemment le meilleur de Duong Thu Huong !
Quelques mots pour finir sur l'auteur, car en me renseignant je me suis aperçue que ce n'était pas n'importe qui : c'est une romancière, mais surtout une dissidente politique vietnamienne, qui s'est illustré pour ses combats en faveur de la démocratie et de la liberté. Ce qui n'est pas franchement du goût de la politique vietnamienne, on peut le dire. Son père s'est engagé auprès des nationalistes vietnamiens, elle a reçu une éducation traditionnelle et s'est inscrite ensuite à l’École Supérieur de la Culture, Duong Thu Huong est allée également en Bulgarie, en Allemagne et en URSS. Elle a été mariée avec un homme qui la battait, et sa famille a longtemps refusée qu'elle divorce car c'était une honte pour l'honneur de la famille. Elle s'est beaucoup intéressée à la politique mais aussi aux arts, que ce soit en écrivant des scénarios qu'en rejoignant des partis politiques. Duong Thu Huong reçoit la médaille de chevalier des arts et des lettres en 1994, ce qui ne va pas être appréciés des autorités vietnamiennes, qui vont la surveiller encore plus. On peut le voir, Duong Thu Huong a une vie très remplie et très dense, qui rejaillit sur ses écrits, notamment par l'amour contrarié et les valeurs familiales, une critique de la politique et de la société...
Si vous ne connaissez pas encore cette auteure, elle est à découvrir très vite !



Mais que peut faire quand le destin sépare ceux qui s'aiment ?
Que peuvent les hommes, ces petites fourmis aveugles tâtonnant dans le
monde grâce à leurs antennes, lorsqu'ils sont pris dans la tourmente ?


Chaque destin d'homme est conduit par une main invisible.
Nul ne peut modifier le cours d'une rivière, nul ne peut remodeler le relief d'une montagne.
Qui fléchirait sa propre destinée ?
 
 

 
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31/03/2014

La légion de la Colombe Noire, Tome 1, de Kami Garcia

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La légion de la Colombe Noire

Kami Garcia


La vie entière de Kennedy Waters change lorsqu'elle trouve sa mère morte et découvre qu'elle est membre d'une société secrète formée il y a deux cents ans dans le but de protéger le monde d'un puissant démon déterminé à trouver un moyen de sortir de sa dimension pour intégrer la nôtre, ainsi que des dangereux esprits qu'il contrôle.

JE N'AI JAMAIS CRU AUX FANTÔMES.
JUSQU'À CE QUE L'UN D'EUX ESSAYE DE ME TUER.



Je connaissais Kami Garcia seulement par La Chronique des Enchanteurs, qu'elle a co-écrite avec Margaret Stohl, et dont j'ai seulement lu le premier tome : 16 lunes.
Dans ce premier tome, on découvre Kennedy, une jeune fille apparemment ordinaire. Jusqu'à la mort brutale de sa mère, où elle découvre à la fois son corps, mais aussi l'existence du monde surnaturelle et de personnes faisant partie de la Légion, chargée de détruire les esprits malveillants. On ajoute à tout ça que non seulement Kennedy doit gérer tout ça, mais aussi rentrer dans la ligue pour prendre la place de sa mère. Les autres membres de la Légion (Jared et Lukas qui sont jumeaux, Alara, Priest), ont tous été élevés dans les connaissances de cet univers et de ses règles.
Donc, forcément, Kennedy va se retrouver un peu comme la cinquième roue du carrosse, à tout devoir apprendre, à mettre les autres en danger ainsi qu'elle-même, se sentir exclue et toujours se demander lorsqu'elle fera enfin partie du groupe, pourquoi sa mère ne l'a jamais informé de l'existence de ce monde surnaturel et pourquoi son père les a abandonnait.
Dès le début, je partais avec l'espoir de passer un bon moment avec La légion de la Colombe Noire. Sans avoir détesté, disons que j'ai été un peu déçue... L'histoire est vue et revue (une fille qui ignore tout d'un autre monde, les héros qui arrivent pour la sauver in extremis d'un danger mortel, une héroïne qui se sent à la fois gauche et empoté, spécialement lorsqu'elle se retrouve face à face avec une super bombasse top guerrière...), il y a forcément un triangle amoureux, et forcément toujours un qui va dire : « J'ai fait des trucs moches dans ma vie, je ne veux pas qu'il t'arrive malheur, et ça serait mieux qu'on ne se voit plus, et je ne vaux pas mon frère, et bla-bla-bla... » Les personnages sont assez caricaturaux, je trouve... Kennedy est très sympathique, mais je n'ai pas ressentie forcément toujours d'empathie à son propos, malgré son histoire. Alara et Priest sont respectivement la super guerrière pas si méchante que ça finalement, et le petit génie très doué pour inventer des armes. Les jumeaux me font énormément penser à Sam et Dean de la série TV Supernatural, avec une relations à la fois très tendue et très proche, ainsi que par le fait de chasser les mauvais esprits.
Le point qui change agréablement est d'avoir affaire à une mythologie qui présente des esprits, des fantômes et autres esprits frappeurs, ce qui change des mythologies que l'on rencontre habituellement. Mais c'est bien le seul point vraiment positif que j'ai trouvé, je pense ! Car même si je suis restée accrocher jusqu'à la fin de l'histoire, je ne pense pas relire un jour ce premier tome, et je ne sais même pas si je continuerai la série. En tout cas, je ne l'achèterai pas, c'est sûr ! Mais j'ai quand même fini le livre rapidement, je suis restée dedans jusqu'à la fin, ce qui prouve que ce livre n'est pas mauvais ou ne m'a pas laissé indifférente. Une idée de départ sympathique, mais qui aurait pu être beaucoup mieux traité et surtout beaucoup plus approfondi. Alors, qui sait, peut-être que le tome 2 relèvera le niveau ?
Sinon, si vous voulez lire une série jeunesse, avec une héroïne qui découvre un monde tout à fait différent de celui qu'elle croyait, avec des esprits, un poil de romance, je vous conseille davantage Pouvoirs Obscurs, de Kelley Armstrong, qui m'a vraiment emballé !
Bonne lecture quand même, et j'espère que cette série vous plaira davantage qu'à moi !
 
 
 
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29/03/2014

Chroniques Barbares, Tome 2, de Mallock

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Chroniques Barbares, Tome 2
Les visages de Dieu

Mallock



24 décembre, le Père Noël rajuste sa barbe, les sapins clignotent et la neige tombe lentement sur la dernière scène de crime du Maquilleur. Ce tueur en série, hors normes, fait de chacun de ses meurtres une œuvre d'art baroque, sculptant sauvagement les corps et peignant les visages dans des décors d'Apocalypse.
Amédée Mallock, commissaire visionnaire au cœur mélancolique, va tenter de résoudre une terrifiante énigme, une course contre la montre et la mort.
Plus il avancera, plus les questions s'accumuleront. Le Maquilleur est-il plusieurs ? Pourrait-il être immortel ? Le diable croit-il en Dieu ?
Polar mystique, thriller théologique. Les Visages de Dieu croise une formidable intrigue avec une quête vertigineuse dans les abîmes de la barbarie humaine.



Je découvre enfin Mallock et son univers. J'aurais préféré commencer avec Le massacre des innocents, le premier tome où nous découvrons le commissaire Mallock et suivre l'évolution de ce personnage mais tant pis !
Au moment de Noël, un tueur laisse des cadavres mis en scène derrière lui. Chacun de ces corps est exposés, de telle sorte qu'on a fini par surmonter l'assassin le Maquilleur. Très vite, ce tueur semble hors norme et suscite de plus en plus de questions. L'enquête stagne, alors les autorités décident de changer d'enquêteur et confient cette enquête à Mallock, réputé pour ses méthodes à la fois différentes et efficaces.
Les visages de Dieu est un thriller que j'ai pris plaisir à lire, mais qui ne m'a pas non plus interpellée plus que ça, malheureusement... Les scènes de crimes ont beau être décrites comme des œuvres d'art, je trouvais que ça montait très vite dans la surenchère du sang et du gore. Le commissaire Mallock est un nounours bourru, qui a bien évidemment ses failles et ses blessures, comme la mort violente de son fils.
Le seul point qui change des thrillers que je lis habituellement est la petite note fantastique. En effet le commissaire Mallock est un devin – ou tout comme. A l'aide de l'opium ou de diverses autres drogues (alcool...), il se plonge dans des transes, dans des visions qui lui permettent de comprendre le tueur, de saisir des instantes clefs de la vie de l'assassin. C'est un point qui change et qui permet de rester intéressé, surtout lorsque ce Maquilleur semble assassiner depuis de trop longues années !
J'ai l'air d'être moyennement convaincu par ce premier livre de Mallock que je lis, et c'est vrai que ce n'est pas une révélation ni un coup de cœur. Mais malgré tout, je suis restée prise dans l'histoire et je ne me suis pas ennuyée. Et c'est là tout ce que je demande bien souvent à un thriller, car si je m'étais ennuyée ou si j'avais abandonné en cours de route, ç'aurait été vraiment très mauvais signe ! Donc Les visages de Dieu n'a beau pas être mon thriller préféré, il reste quand même un livre que j'ai lu avec intérêt et l'envie de découvrir l'identité du Maquilleur (dont je me doutais, et je suis très contente de voir que mes soupçons étaient confirmés !). J'attendais peut-être trop de ce livre, mais j'ai quand même réussi à m'y plonger et à y prendre plaisir en fin de compte, c'est le principal !
Un livre policier intéressant dans l'ensemble.
 
 
 
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