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25/01/2014

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, de Jonas Jonasson

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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Jonas Jonasson



Le jour de ses cent ans, alors que tous les notables de la ville l'attendent pour célébrer l'événement, Allan Karlsson s'échappe par la fenêtre de sa maison de retraite quelques minutes avant le début de la fête organisée en son honneur.
Ses plus belles charentaises aux pieds, le vieillard se rend à la gare routière, où il dérobe une valise dans l'espoir qu'elle contienne une paire de chaussures. Mais le bagage recèle un bien plus précieux chargement, et voilà comment Allan se retrouve poursuivi par la police et par une bande de malfrats...
Commence alors son incroyable cavale à travers la Suède, mais aussi, pour le lecteur, un étonnant voyage au cœur du XXe siècle, au fil des événements majeurs auxquels le centenaire Allan Karlsson, génie des explosifs, a été mêlé par une succession de hasards souvent indépendants de sa volonté.


Attirée par le titre et le résumé, je me suis enfin décidée à commencer ce livre qui a beaucoup fait parler de lui.
Allan Karlsson a 100 ans. Un événement ! Bien décidé à le fêter, les notables et autres personnalités de la ville organisent une fête en son honneur. Mais quant à lui, le vieil homme n'a absolument pas envie de faire la fête en compagnie de personnes séniles ou imbues d'elles-mêmes. Alors, sur un coup de tête, il se fait la malle et saute par la fenêtre. En parlant de malle, c'est un objet comme celui-ci qui va déterminer le reste de la vie d'Allan Karlsson.
A la gare routière, un jeune homme lui demande de garder sa valise le temps d'aller aux toilettes. Sur une impulsion, le vieil homme décide de voler la valise et de partir avec. Cette décision va lancer à la poursuite d'Allan à la fois la police et une bande de malfrats. Une bande de personnages peu recommandables, donc, mais Allan va aussi rencontrer des amis, des gens qui vont l'aider et le soutenir dans sa cavale. Il va y avoir Julius, un escroc sexagénaire ; Benny un vendeur de hot-dog qui a fait des formations dans presque n'importe quelle profession ; et Mabelle et son éléphant Sonja.
Dans Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson va alterner deux époques. A la fois le présent d'Allan Karlsson, dans sa cavale, mais aussi dans son passé. Car Allan n'est pas n'importe quel centenaire : il a vécu tous les grands moments entre 1905 et 2005, croisé pleins de personnages historiques (Franco, Truman, Staline, Nixon...). Tous des personnalités politiques qui vont vivre quelque chose d'intense avec Allan, et beaucoup vont s'enticher de lui. Avec ce vagabondage, on va mieux comprendre l'Allan du présent, comment il en est arrivé là.
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire n'est pas le coup de cœur que j'attendais, mais en tout cas une lecture très agréable ! Il y a beaucoup d'Histoires, ce qui est à la fois intéressant et formateur, mais aussi un parcours humain très intéressant. Allan est un homme optimiste, qui se contente de peu et ne demande pas grand-chose à la vie. Son passé nous transporte, mais j'ai préféré son présent et sa cavale, avec toutes ces personnes qu'il rencontre. J'ai surtout apprécié le fait que le héros de l'histoire soit un vieil homme, avec tous les inconvénients que la vieillesse implique.
Un petit livre très sympathique, qui fait passer un excellent moment dans l'ensemble. Maintenant je serai très curieuse de lire le dernier livre de Jonas Jonasson : L'analphabète qui savait compter.
A lire si vous voulez passer un moment d'humour et de détente.
 
 
 
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22/01/2014

Jusqu'à ce que la mort nous unisse, de Karine Giébel

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Jusqu'à ce que la mort nous unisse

Karine Giébel



L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne.
C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide.
Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité.
Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au cœur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais.
Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...



Depuis le temps que ce livre traînait dans ma PAL, je me suis enfin décidée à le lire !
Jusqu'à ce que la mort nous unisse nous présente cette fois Vincent, guide en haute montagne. Un homme que j'ai d'abord considéré comme un salaud fini avec sa façon de se jeter sur les femmes puis de les laisser tomber une fois fini. Malgré le fait qu'il ait apparemment un passé lourd, des souvenirs traumatisants, j'ai eu du mal à accrocher avecjusqu'à ce que la mort nous unisse,karine giébel,policier lui. Mais il y a aussi Servane, une jeune femme venant d'arriver à la gendarmerie. Alors, le jour où un accident se produit parmi les proches de Vincent, il se retrouve à enquêter sur cette affaire, accompagné de la gendarme. Mais à force de trop fouiller, on finit toujours par déterrer quelque chose...
J'ai trouvé ce livre assez différent des précédents que j'ai lu. Déjà, l'action. Le début fait penser à tout sauf à un roman policier. On découvre le quotidien de Vincent et comment un guide en montagne organise son planning, comment il gère ses clients... Il y a un côté descriptif plus que bienvenu, j'ai vraiment eu l'impression de me promener dans les paysages décrits par Karine Giébel, me donnant envie d'aller explorer les sommets avec Vincent. Même l'arrivée de Servane à la gendarmerie ne nous fait pas basculer aussitôt dans l'intrigue. On voit plus l'adaptation de la jeune femme à ce nouveau milieu, que ce soit dans les montagnes, un environnement qu'elle ne connaît pas du tout, que dans une nouvelle équipe composée exclusivement d'hommes. Pas le milieu le plus égalitaire qui soit. Très macho au contraire ! Le genre d'endroits où les rumeurs courent très vite, et pas forcément les plus gentilles.
Ainsi, on pourrait être déçu par un manque d'action au début de ce roman. Pour ma part, ça été tout le contraire. J'ai apprécié pour une fois de ne pas me retrouver plongée jusqu'au cou dans l'hémoglobine et avec un meurtre à résoudre dès les 5 premières pages ! Jusqu'à ce que la mort nous unisse prend le temps de nous préparer, on s'installe à L'ancolie comme si on devait y rester, on voit les montagnes comme un lieu paisible... Jusqu'à ce jour où on retrouve le corps d'un garde forestier. Apparemment une simple chute qui aurait mal tourné. Mais pour Vincent, ce n'est ni plus ni moins qu'un crime. Mais qui aurait profit de ce meurtre ? L'antagonisme entre les gardes et les chasseurs aurait-il pu aller aussi loin ?
Karine Giébel est décidément une auteure que j'aime de plus en plus au fur et à mesure que je la découvre. Chacun de ses livres fait mouche, chacun pour une raison. Mais on retrouve comme d'habitude cette écriture captivante, que ce soit pour décrire les enquêtes, des personnages ou un décor. Les montagnes ici sont à la fois belles mais capricieuses, on n'est jamais à l'abri même si on les arpente depuis des années. Jusqu'à ce que la mort nous sépare joue sur l'attente et le suspense, j'ai dévorée chaque ligne pour pouvoir arriver au plus vite à la fin et enfin tout savoir ! Bref, conquise une nouvelle fois.

Mais, je suis désolée, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de faire un SPOILER... Je ne peux pas garder mon ressenti pour moi ! Alors ne lisez surtout pas ce qui va suivre si vous n'avez pas lu Jusqu'à ce que la mort nous unisse ou les autres livres de Karine Giébel. Dans tous jusqu'à ce que la mort nous unisse,karine giébel,policierles livres de cette auteure que j'ai lue, tout se finit extrêmement mal. Que ce soit pour l'un des personnages, pour les deux ou pour tous... Donc, je savais dès le début que je finirai en larme, criant « Pourquoiiiii ? ». Et cela n'a pas raté ! Et pourtant... Sans être déçue, j'aurais préféré une fin différente pour ce livre-ci. Autant la fin de Meurtres pour rédemption, Le Purgatoire des Innocents, étaient peut-être très dures mais parfaites, j'aurais voulu que ça se fasse différemment pour ce livre précis. Ces deux personnages sont ceux à qui j'aurais le plus souhaité un happy ending... Mais cela n'arrivera pas ! Fin du SPOILER

Si vous ne connaissez pas Karine Giébel, je ne peux que vous conseiller de la découvrir au plus vite !
 
 
 
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20/01/2014

La maîtresse de guerre, de Gabriel Katz

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La maîtresse de guerre

Gabriel Katz



Kaelyn, fille d'un maître d'armes, rêve de reprendre le flambeau paternel, tandis que les autres filles de son âge rêvent d'un beau mariage. Elle a le talent, l'instinct, la volonté. Elle ne demande qu'à apprendre. Mais cela ne suffit pas : c'est un monde dur, un monde d'hommes, où la place d'une femme est auprès de son mari, de ses enfants, de ses casseroles.
Il va falloir lutter.
Elle s'engage donc dans cette grande armée qui recrute partout des volontaires pour aller se battre au bout du monde. Des milliers de soldats partis « libérer » le lointain sultanat d'Azman, plaque tournante de l'esclavage, terre barbare où règnent les cannibales.
Dans la violence de la guerre, elle veut acquérir seule ce que personne n'a voulu lui enseigner.
Mais le grand sud, plongé dans le chaos de l'invasion, va bouleverser son destin bien au-delà de ses attentes...



Découvert par hasard avec un service de presse provenant du travail, je me suis empressée de me jeter sur cette histoire.
Kaelyn est la fille d'un maitre d'armes. Malheureusement son apprentissage ne sera pas fini et aucun des maîtres à qui elle fait appel n'accepte une fille comme élève. Pour tous, la place d'une femme est auprès de son mari, à pondre des enfants et à faire la cuisine. Pour mener à bien ses projets, elle s'engage dans l'armée pour aller lutter contre les « barbares ». Juste avant d'être capturé par l'ennemi...
Après avoir refermé La maîtresse de guerre, je me suis interrogé sur ce que j'avais ressenti au cours de ma lecture. Je suis d'accord avec certains des avis que j'ai pu lire : ce n'est pas le roman le plus poussé que j'ai pu lire, un peu trop rapide parfois et pas assez approfondi.
Mais malgré tout, j'ai quand même appréciée ma lecture ! J'ai bien aimé Kaelyn, un personnage courageux mais aussi fragile. Le vrai coup de cœur est pour Hadrien : grand guerrier, mais surtout un homme secret, difficile à cerner, avec une aura qui le rend très attirant. Les personnages secondaires sont bien introduits et donnent du sel au récit, principalement la femme d'Hadrien, une peste que j'ai adorée détester (et je dois dire que je suis particulièrement satisfaite concernant un détail spécifique à ce personnage).
Un des points que j'ai apprécié et qui « sauve » un peu les défauts du livre, c'est ces deux personnages, ainsi que d'avoir écrit le livre du point de vue d'une femme. Une fille n'a peut-être pas la force musculaire d'un grand costaud, ça ne va pas l'empêcher d'être plus coriace, plus rusée et plus habile ! Le thème de la guerre est intéressant également, et j'aurais aimé le voir plus approfondi. On vit du sang, des batailles, des tactiques... Mais cela reste vraiment sommaire. Bon, il ne faut pas oublier que La maîtresse de guerre s'adresse à un jeune public, mais ce n'est pas pour ça que les personnages, en particulier les généraux, auraient dû être décrits comme des gros lourdauds incapables de voir ce qui leur pendait au nez.
Si La maitresse de guerre ne s'est pas révélé le coup de cœur que j'espérais, j'ai quand même passée un excellent moment, surtout avec la relation entre Kaelyn et Hadrien, pour ce monde déchiré par la guerre et les conflits, et une écriture vraiment entraînante de Gabriel Katz !
Si vous voulez un roman jeunesse simple à lire, détendant, je vous conseille celui-ci !
 
 
 
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16/01/2014

La Communauté du Sud, Tome 13, de Charlaine Harris

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La Communauté du Sud, Tome 13
La dernière mort

Charlaine Harris



Sookie et Arlene, c'est une longue histoire. Le jour où Arlene veut reprendre son job, Sookie ne voit pas pourquoi elle lui ferait ce plaisir. Après tout, Arlene a tout de même voulu la faire crucifier ! Quand à sa relation avec Eric Northman, elle s'évapore dans un silence glacial, et il ira jusqu'à ordonner à ses vampires de garder leurs distances...
Quand Sookie en apprend la raison, elle est dévastée. Les choses se compliquent encore pour elle quand Arlene est retrouvée morte. Elle est immédiatement soupçonnée du crime. Enquêtant sur cette affaire, Sookie va alors découvrir que la vie à Bon Temps a de quoi faire frémir.



Attention, des SPOILERS peuvent apparaître pour ceux qui n'ont pas lu les tomes précédents !
La dernière mort est le tome final de la série La Communauté du Sud. La fin d'une saga est toujours un moment particulier : à la fois une grande envie de tout savoir et de voir comment l'auteur va clôturer sa saga ; mais aussi l'envie de faire durer le plaisir le plus longtemps plaisir !
Il sera dit que Sookie sera dans les ennuis jusqu'à la fin. Au Merlotte, le bar dont elle est devenu co-propriétaire, la situation est un peu tendue. Il y a d'abord Sam, qui réagit plus que bizarrement depuis que la jeune femme lui a sauvé la vie grâce au cluviel d'or de sa grand-mère. Toute magie a un prix. Mais la cerise sur le gâteau, c'est quand Arlène réapparait. Après avoir tenté de tué Sookie, elle vient lui demander de lui redonner son ancien job... Et jusqu'au jour où on la retrouve morte ! Évidemment, ce sera Sookie qui va être soupçonné.
Et on ajoute à tout ça que son histoire d'amour avec Eric est bien refroidie ! Non seulement il est promis à une reine vampire à cause de son défunt et non regretté créateur, mais aussi des grosses incompréhensions séparent les deux personnages. Eric est un vampire vraiment canon et intéressant, mais qui prend parfois ses intérêts un peu trop à cœur. Je n'en dirais pas plus, sinon que j'ai poussé des grands « Aaaah !!! » au cours de ma lecture.
Avec tout ça, on prend également une pincée d'ennemis, qui feraient n'importe quoi pour se venger de Sookie, pour la voir souffrir et la faire payer.
On sent que La dernière mort est le point final de la série de Sookie Stackhouse. Charlaine Harris s'est fait plaisir – et à nous aussi ! – en nous ramenant quelques personnages secondaires toujours aussi intéressants. Il y a Amélia la sorcière, toujours aussi gaffeuse et marrante, maitre Cataladiès, l'avocat démon que j'aime beaucoup, Quinn, le beau tigre-garou... Bref, toute une panoplie de personnages que l'on aime !
Ce dernier tome est tel que Charlaine Harris le souhaitait au départ, et non pas celui que ses fans auraient voulu, ce qui est un excellent point. Si La dernière mort n'est pas mon tome préféré de la saga La Communauté du Sud (la palme revient aux Sorcières de Shreveport), ce tome se classe quand même parmi ceux que j'ai beaucoup aimés. Sookie est plus sûre d'elle, tout en gardant sa volonté de vivre pacifiquement en en voyant aussi peu de meurtres que possibles. L'histoire est bien menée et amène surtout à une vraie conclusion. Tout s'est mis en place et se finit, rien n'ait laissé de côté.
Bref, une très bonne conclusion à La Communauté du Sud !
Pour prolonger un peu plus notre escapade dans l'univers de la télépathe, rendez-vous pour la saison 7, la dernière de la série True Blood.
 
 
 
La Communauté du Sud, tome 1 : Quand le danger rôde
La Communauté du Sud, tome 2 : Disparition à Dallas
La Communauté du Sud, tome 3 : Mortel corps à corps
La Communauté du Sud, tome 4 : Les sorcières de Shreveport
La Communauté du Sud, tome 5 : La morsure de la panthère
La Communauté du Sud, tome 6 : La Reine des Vampires
La Communauté du Sud, tome 7 : La conspiration
La Communauté du Sud, tome 8 : Pire que la mort
La Communauté du Sud, tome 9 : Bel et bien mort
La Communauté du Sud, tome 10 : Une Mort Certaine
La Communauté du Sud, tome 11 : Mort de Peur
La Communauté du Sud, Tome 12 : Mort Sans Retour
La Communauté du Sud, Tome 13 : La dernière mort
 
 
 
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14/01/2014

Bleak House, Tome 1, de Charles Dickens

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Bleak House, Tome 1
La mystérieuse Lady Dedlock

Charles Dickens



Le richissime John Jarndyce accueille dans son domaine, Bleak House, trois enfants dont il a obtenu la tutelle.
Tout porte à croire qu'un avenir radieux s'ouvre désormais à eux, mais la malchance semble poursuivre tous les occupants de la maison...



Après avoir lu De grandes espérances et La petite Dorrit, je m'attaque à Bleak House, séparé en deux parties.
Dans La mystérieuse lady Dedlock, on se plonge illico dans l'intrigue et les personnages. Tout commence avec l'affaire « Jarndyce contre Jarndyce », où chacun des individus que l'on croise est liés de près ou de loin à cette affaire. Un testament obscur, une grosse somme d'argent, on ne sait pas d'où vient cet argent, pourquoi cet héritage est tellement contesté... Cette affaire est le pivot de l'histoire de Dickens tout en restant un des éléments les plus énigmatiques !
Ada Clare et Richard Carstone sont des pupilles de la Cour et concernés par l'affaire. Les deux jeunes gens vont être recueillis par John Jarndyce, qui se refuse à toute implication dans le procès. Il veut avant tout être bien entourés, mais surtout pouvoir apprécier sa tranquillité. Aux pupilles va s'ajouter Esther Summerson, une jeune femme que John Jarndyce a toujours épaulée. Esther va avoir la mission de tenir compagnie à Ada, mais aussi d'être l'intendance de Bleak House, la demeure de Mr Jarndyce.
La vie va se poursuivre tranquillement, les jeunes gens ont des personnes à aimer, et Mr Jarndyce a trouvé avec qui partager sa richesse et sa tranquillité. Mais ce ne serait pas du Dickens si tout ne se déroulait pas sans heurt ou chaos... L'affaire Jarndyce contre Jarndyce obsède chaque personne qui s'en rapproche, tout le monde espère un dénouement pour pouvoir posséder une partie de ces richesses que l'on dit immenses. Le premier Richard souhaite plus que tout acquérir de l'argent sans se fatiguer outre mesure pour pouvoir prétendre épouser Ada. Il va aller d'études en études afin de trouver celle qui lui correspond. Esther assiste avec un œil inquiet tous ces multiples rebondissements.
Chacun des personnages est décrits avec finesse par Dickens. Richard est un jeune homme charmant, qui attire la sympathie... mais tellement indolent parfois ! Il hésite, il doute, il navigue entre plusieurs métiers et n'espère que la résolution de l'affaire Jarndyce pour toucher l'héritage. De son côté, Ada est une belle jeune fille, dont l'amour pour Richard l'empêche bien souvent de voir ses défauts. Une enfant charmante, mais sans grande expérience. Lady Dedlock est peut-être le personnage le plus intrigant, avec cette langueur, cet ennui qui la suit partout. Son passé se dévoile petit à petit, à coup de révélations dosées. John Jarndyce est sans doute le personnage que je préfère. Tuteur d'Esther et des pupilles de l'affaire Jarndyce, il a à cœur de réparer les justices qu'il voit, de faire tout ce qui est en son possible pour répandre la bonté autour de lui. Un des personnages les plus touchants ! Esther Summerson est l'une des narratrices du roman. Elle ne sait pas qui sont ses parents, elle a été élevée par une tutrice sèche et désagréable. Pour se faire aimer, Esther cherche à être toujours humble, disponible pour les autres, de compenser la « honte » de sa naissance. Son bienfaiteur s'avère être Mr Jarndyce, qui va la prendre sous son aile. Un personnage que j'ai d'abord trouvé un peu lisse, pour finalement laisser la place à un être plus complexe et tourmenté qu'on ne l'aurait cru !
Bleak House est un roman que j'appréhendais un peu de commencer. Car si j'ai aimé De grandes espérances, j'avais plus envie de gifler Pip du début à la fin que de m'attacher à lui. La Petite Dorrit a beau être un coup de cœur, il m'a fallu un peu de temps avant d'acquérir une vitesse de croisière pour ce qui est de la lecture. Mais j'ai dû prendre le pli et acquérir davantage de familiarité avec l'écriture de Dickens, car j'ai englouti La mystérieuse Lady Dedlock en moins de temps qu'il faut pour le dire !
J'ai pris un immense plaisir à ma lecture et je n'attends maintenant plus que deux choses : lire la seconde partie et regarder la version série de la BBC !
Et vous, vous l'avez lu ?
 
 
 
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