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28/12/2013

Sa vie dans les yeux d'une poupée, d'Ingrid Desjours

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Sa vie dans les yeux d'une poupée

 

Ingrid Desjours




Deux écorchés vifs.
Deux rêves de seconde chance.
Un regard pour renaître...
Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des mœurs après un grave accident. Quand, dans le cadre d'une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l'avenir.
Mais il est aussi persuadé qu'elle est la pièce manquante, le pion à manipuler pour démasquer le psychopathe qu'il traque. Et s'il se trompait ? Le pire des monstres est parfois celui qui s'ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d'une poupée...



Dernier roman d'Ingrid Desjours !
Les thrillers est un univers que je parcoure essentiellement grâce à la plume d'auteurs masculins (Chattam, Grangé, Thilliez, Scalese, et bien d'autres). Mais au milieu de tous ces hommes, je tiens à signaler que les femmes n'ont pas moins de talents, au contraire ! Je peux signaler notamment Karine Giébel, mais aussi Ingrid Desjours. Je l'ai connue grâce à sa série Garance Hermosa (que je conseille !), et reviens en force avec Sa vie dans les yeux d'une poupée.
Deux personnages font entendre leurs voix. Il y a Marc qui, après un grave accident, a été transféré à la brigade des mœurs. Un accident qui l'a brisé aussi bien physiquement que mentalement. Il est provocateur, cynique, mais aussi misogyne. Autant je l'ai trouvé imbuvable au début, autant j'ai craqué pour lui au fur et à mesure de l'histoire. Il y a également Barbara, une jeune femme discrète et effacée que l'on voit obtenir son diplôme d'esthéticienne, sous la coupe de sa mère et de son petit ami. Son seul réconfort ? Ses poupées, avec notamment la dernière poupée qu'elle a achetée, Sweet Doriane.
Dans Sa vie dans les yeux d'une poupée, les apparences sont souvent trompeuses, que ce soit Marc qui se révèle plus profond et plus complexe qu'il n'y parait de prime abord, ou Barbara, cabossée par une vie sans pitié, qui se réfugie dans son monde où les poupées parlent et où elle peut se réinventer.
Après Garance Hermosa, Ingrid Desjours prouve que sa plume est toujours aussi acérée, elle n'a perdu le plaisir de torturer et malmener ses personnages, et nous avec ! Ils souffrent, ils vivent, ils évoluent, l'enquête est toujours aussi bien menée, innovante et intéressante. Les pages défilent d'elles-mêmes, et sans s'en rendre compte, on est déjà à la fin du roman !
Ingrid Desjours joue avec ses lecteurs, avec ses personnages qu'elle rend si attachant ou si monstrueux, humains ! Les scènes sont parfaitement dosées, qui réserveront surprises, angoisses et sueurs froides. Sa vie dans les yeux d'une poupée est un thriller que je conseille à tous, sans hésiter. Ingrid Desjours réussit à écrire une intrigue policière addictive de bout en bout, avec une psychologie intéressante sur les personnages, tout en y mélangeant sentiments touchants et émotions intenses !
A quand un prochain roman ?



Barbara presse le pas. A cause du froid qui lui mord les orteils à travers ses semelles trop fines. Parce que les boutiques ne vont pas tarder à fermer et qu'elle tient à récupérer les cadeaux qu'elle a décidé de s'offrir pour son anniversaire : une photo et une poupée.



Chacun focalisé sur sa petite vie.
Tout le monde tourne la tête.
Il n'y a rien ni personne à qui se raccrocher.




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18/12/2013

Zulu, de Caryl Férey

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Zulu

Caryl Férey



Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin. Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait...
Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch. Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre. Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds...
Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...



Avec la sortie du film, c'était l'occasion de me replonger dans l'univers de Caryl Férey et dans son livre Zulu.
Ali Neuman a vécu beaucoup d'événements traumatisants dans sa jeunesse, lorsque lui et sa famille ont été pris par les milices de l'Inkatha. Quelques années après, il est devenu chef de la police à Cape Town, en Afrique du Sud. Ali essaie désespérément de résoudre les deux principaux maux d'Afrique : la violence et le sida. Le climat social de l'Afrique a beau avoir évolué au fil du temps, la pauvreté et la misère sont toujours là, peu de travail et pas assez payé, un contexte social très dure... Il ne fait pas toujours bon de vivre en Afrique !
On se plonge directement dans l'enquête avec la découverte du corps d'une jeune fille assassinée, et quizulu,caryl férey,policier semble avoir absorbé une drogue inconnue peu avant de mourir. Les questions sont de découvrir quel est exactement cette drogue, quels sont ses effets, et surtout quelle part elle prend dans ce décès.
A la tête d'une équipe, secondé par Brian Epkeen et Fletcher, Ali va devoir plonger plus que jamais dans le trouble de l'Afrique. Et à quel prix ?
En refermant Zulu, j'ai vraiment poussé un grand soupir : un thriller, certes, mais surtout une critique sociale. Des changements ont lieu, tous les jours, mais ce n'est jamais assez. On voit la haine, la violence et la souffrance affluer à chaque ligne. Comment ne pas compatir au sort de certains habitants du pays ? Car tous ne sont pas à plaindre évidemment, mais la majorité de la population n'arrive pas à s'en sortir. Caryl Férey nous donne une grande claque en pleine figure et n'hésite pas à montrer tous les aspects, à la fois les plus beaux mais surtout les plus choquants et émouvants. Le sort des enfants que l'on croise au détour de l'intrigue m'a ému particulièrement.
Des personnages abîmés, désespérés, au bout du rouleau... On est très loin d'une histoire à l'eau de rose, une fois qu'on rentre dans Zulu, c'est pour finalement n'en ressortir qu'ému et bouleversé, pris aux tripes. Une histoire aux accents de vérité, très triste, très réaliste, bref on a vraiment l'impression de pouvoir déambuler dans l'univers et dans ce pays malmené. Une critique sociale plus qu'intéressante, notamment avec les faits historiques tels que ces commissions de vérité et réconciliation, mais aussi toutes les conséquences de l'apartheid, la présence de Nelson Mandela... Caryl Férey a vraiment très bien distillé tout un contexte, toute une histoire, pour faire un livre criant de réalisme.
Quant aux personnages, ils sont tous aussi abîmés les uns que les autres ! Tous ont subi des revers, des violences, et ont tous vacillés au bord de la brèche. Une palme spéciale à Ali Neumann, vraiment le personnage le plus charismatique de Zulu. Il n'a pas laissé son passé le briser, il tente plus que tout de pardonner et d'avancer, même si c'est une des choses les plus difficiles à réaliser. Vraiment très bien décrit, très réel, et surtout très dense : j'ai été triste de le quitter à la fin de ma lecture et aurait aimé le connaître davantage. Mais j'ai également un petit faible pour Brian Epkeen. Un peu chien fou, cabossé, borderline, lui tombe souvent dans l'abîme pour mieux se relever.
Zulu est un récit à découvrir absolument !
 
 
 
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09/12/2013

Snuff, de Chuck Palahniuk

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Snuff

Chuck Palahniuk

 

Cassie Wright, star du porno sur le retour, a décidé de terminer sa carrière sur un coup d'éclat : se faire prendre devant les caméras par six cents hommes au cours d'une seule nuit.
Dans les coulisses, les heureux élus attendent patiemment leur tour. Parmi eux les numéros 72, 137 et 600 font part de leurs impressions. Mais, entre fausses identités, désirs de vengeance et pulsions homicides, la nuit ne va pas du tout se dérouler comme prévu.



Chuck Palahniuk est surtout connu pour son Fight Club. Alors j'étais curieuse de voir ce que pouvait donner le reste de ses œuvres.
Cassie Wright est une star du porno. Elle décide de finir sa carrière en se faisant prendre par 600 hommes (un par un, et pas tous ensemble quand même), et tout cela en une seule nuit. En attendant leur tour, les candidats 72, 137 et 600 vont nous donner leur impression, leur point de vue et leur histoire. Il va y avoir des fausses identités, des vengeances, et surtout beaucoup de sexe. Chuck Palahniuk nous plonge dans l'univers du porno, un univers qui n'a rien de doux et tendre. Plutôt dur, violent et vraiment subversif. L'auteur va vraiment faire tout son possible pour nous plonger le plus profondément possible dans l'univers de Snuff. Un univers très glauque et très sombre bien décrit, mais surtout des personnages qui ont chacun un chemin et des aspirations différentes, avec beaucoup d'anecdotes sur le cinéma et le porno.
Pour une petite révélation sur le mot « Snuff », pour ceux qui l'ignorent peut-être : snuff est un film, généralement pornographique, qui montre la torture et le meurtre d'une personne. Une vraie personne qui meurt ou seulement un trucage, personne ne sait. Les snuff movies tiennent davantage de la légende urbaine, mais ça vous en dit long sur le genre de roman que vous propose Chuck Palahniuk !
Un roman assez trash, plutôt répugnant, aucun détail ne nous ait épargnés, entrainant le lecteur dans un univers que je mentirai si je dis l'avoir découvert avec plaisir. Tout du moins avec curiosité pour voir à quel niveau l'esprit humain peut se montrer tordu.
La seule chose que je pourrais reprocher à Snuff, c'est de ne parfois pas aller assez loin. Dans l'horreur et le porno, pas de souci. La psychologie des personnages est intéressante, mais je trouve qu'elle manquait parfois d'approfondissement. Et surtout c'est la fin qui m'a un peu déçue, j'espérais quelque chose de plus spectaculaire. Un livre qui ne serait pas à mettre entre toutes les mains, mais plutôt bien écrit.

 

 

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06/12/2013

Thursday Next, Tome 6, de Jasper Fforde

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Thursday Next, Tome 6
Le mystère du Hareng Saur

Jasper Fforde


Dans le Monde des livres, la tension est à son comble entre le Roman Grivois et son voisin, la Littérature Féminine. Dernière chance d'éviter un conflit, les pourparlers de paix, auxquels Thursday doit participer. Or personne ne sait où elle est passée, et sans elle, les négociations courent à l'échec…
Parallèlement, le commandant Red Herring confie à la Thursday de fiction, notoirement incompétente, le soin d'enquêter sur le naufrage de Meurtres sur le Hareng Saur, un roman qui s'est écrasé sur l'île de la Fiction. Elle s'aperçoit rapidement qu'il ne s'agit pas d'un accident, mais d'un attentat, et que la disparition de la vraie Thursday y serait associée...
C'est ici que les ennuis commencent pour notre Thursday de fiction : poursuivie par les Hommes en Plaid, les gros bras au service du Conseil, malmenée par les personnages de son roman et par son dodo, elle ne peut compter que sur elle-même pour éviter une guerre fratricide et retrouver celle qu’elle admire tant…



Enfin la suite des aventures de Thursday Next !
Nous laissions Thursday dans Le début de la fin dans une situation pour le moins périlleuse et inquiétante. Alors dans Le mystère du Hareng Saur, j’espérais pouvoir avoir la suite de ses aventures et découvrir ce qui lui était arrivé. Mais grande surprise, on va se consacrer ici à la Thursday de fiction, c’est-à-dire l’héroïne des romans, la baba cool qui aime faire du yoga toute nue.
Le Monde des Livres est pour le moins sous tension : le roman Grivois et la littérature Féminine sont à couteaux tirés, rendant la situation plus que tendues. Pour tenter d’améliorer cette situation explosive, des pourparlers de paix sont annoncés, et c’est Thursday Next qui doit les diriger. Mais seulement, personne ne sait où elle est… c’est à ce moment que la Thursday de fiction est envoyée pour enquêter sur le naufrage de Meurtres sur le Hareng Saur, qui s’est échoué sur l’île de la Fiction. Un accident, vraiment ? Sachant que Thursday Next – la vraie – serait apparemment en relation à ce phénomène. Thursday Next – l’écrite – va donc devoir retrousser ses manches, se mettre au boulot, éviter les Hommes en Plaid, retrouver la vraie Thursday et remettre de l’ordre dans son livre qui part en vrille !
Pour tout vous avouer franchement, j’étais au départ un peu déçue. Je voulais vraiment retrouver Thursday Next, savoir comment elle allait s’en tirer et dans quelles aventures elle allait se fourrer. Et voilà qu’on se retrouve avec le personnage de fiction ! Certes très gentille, mais sans plus… Peut-être une petite déception au début, donc. Mais au final, j’avais vraiment tort de m’en faire, car Jasper Fforde est un vraiment un magicien ! Je me suis embarquée dans les aventures de Thursday Next l’écrite avec autant d’enthousiasme que dans celles de la vraie Thursday. Il faut un petit temps d’adaptation pour s’habituer à ce personnage, mais au final c’est vraiment que du bon. Car même si aucun double ne pourra remplacer Thursday dans notre cœur, suivre l’enquête et la vie de Thursday l’écrite est tout bonnement génial.
Le point marquant du Mystère du Hareng Saur, c’est cette habileté de Jasper Fforde à améliorer et approfondir son style. L’enquête est peut-être un peu plus confuse que celles des livres précédents, mais on gagne en intensité sur la description des personnages et des lieux. Au lieu d’avoir un personnage qui vient du Monde Extérieur et qui a du s’habituer à vivre dans le Monde des Livres, cette fois c’est l’effet inverse. Des personnages qui sont prêts à tout pour avoir un hula-hoop ou des chewing-gums, et qui vivent dans un monde complètement différent. Il n’y qu’à voir quand Thursday l’écrite doit se rendre dans le monde réel : elle doit se rendre compte de la gravité, les interactions (rien que le fait de marcher dans la foule) nécessite une adaptation… C’est vraiment un grand plaisir que d’avoir les ressentis d’une personne qui vit dans le monde des livres et qui y est totalement habitué, contrairement à nous ! Pour ce qui est des personnages, Thursday l’écrite et la vraie Thursday ne pouvait pas être plus différente. L’écrite est très peu sûre d’elle, et se laisse facilement engloutir et manipulée, tout au moins au début. Elle n’a que peu la niaque et la rage de la vraie, même si on va la voir évoluer de manière très importante tout au long du récit. J’ai beaucoup aimé la relation qu’elle entretient avec les autres personnages de son livre, qui m’ont fait rire à de nombreuses reprises. Les relations sont pour le moins tendues, car ils regrettent tout la Thursday qui a disparue dans Le début de la fin (la violente qui n'aimait rien tant que de s'amuser avec ses pistolets !). Le remplacement et les modifications ne se fait pas sans heurt, bagarres et autres incompréhensions. Un dur travail pour Thursday de rassembler tout ce monde derrière elle ! Ajouté à cela qu’elle n’a pas la possibilité d’avoir le réconfort de Landen ou des enfants, étant donné qu’ils n’existent pas dans son livre… Bref, ça été un vrai plaisir de la découvrir davantage dans Le mystère du Hareng Saur, car elle s’avère très touchante et intéressante ! On revoir quelques-uns des personnages que nous connaissions déjà, même s’ils ont un rôle moins importants. L’accent est beaucoup mis sur les nouveaux, et je décerne une mention spéciale à Sprockett, THE majordome ! Je rêve de goûter ses cocktails, je rêve d’avoir un ami/majordome tel que lui… Bref un coup de cœur pour ce personnage !
Si vous ne connaissez pas Thursday Next (une très regrettable erreur), je vous conseille plus que vivement de lire cette série (en commençant par le premier, c’est beaucoup mieux). Jasper Fforde est un auteur unique, qui a fait de Thursday Next un véritable OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) et une saga à mettre dans toutes les mains. Bref, lisez-le maintenant, c’est un ordre !

 


Thursday Next, Tome 1 : L'Affaire Jane Eyre
Thursday Next, Tome 2 : Délivrez-moi !
Thursday Next, Tome 3 : Le Puits des histoires perdues
Thursday Next, Tome 4 : Sauvez Hamlet !
Thursday Next, Tome 5 : Le Début de la fin
Thursday Next, Tome 6 : Le Mystère du Hareng Saur

 

 

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21/11/2013

Le baiser de Jason, de Laurent Scalese

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Le baiser de Jason

 

Laurent Scalese




La Grande Bleue, appelée aussi Bethsabée, est une drogue synthétique qui se présente sous la forme d'une poudre indigo. Très prisée dans les milieux branchés de la capitale, elle est le plus souvent amenée en avion par des mules depuis Saint-Martin, plaque tournante de ce trafic. Julia Hurbon, qui en transportait un kilo, est retrouvée assassinée dans un hôtel de Vitry-sur-Seine. Le tueur l'a éventrée afin de récupérer les doses que la jeune femme avait ingurgitées.
Et voilà que Laure Anthony, une vedette du show-biz, meurt d'une overdose de Bethsabée dans son hôtel particulier du Champ-de-Mars. Arrivé sur les lieux avec son équipe, Eric Vidal, commissaire à la brigade des stupéfiants, retrouve le nom de Jason dans le carnet intime de la chanteuse.
Jason... Ce trafiquant que les Stups pourchassent depuis trois ans et qui demeure insaisissable.



Après des découvertes vraiment intéressantes sur les écrits de Laurent Scalese (une personne très intéressante en plus d'être très abordable), j'ai porté mon choix sur Le baiser de Jason, que j'avais très envie de découvrir.
Une drogue – la Grande Bleue – a fait son apparition sur le marché. Très prisée, et recherchée notamment par des gens très fortunés et très en vogue, elle donne lieu comme les autres drogues à des trafics souterrains. Fabrication, approvisionnement, transport... Saint-Martin, la centralisation de cette drogue, la diffuse partout via des mules.
Julia Hurbon est l'une de ces mules. Du moins jusqu'au jour où on retrouve la jeune femme assassinée dans un hôtel de Vitry-sur-Seine, éventrée par son assassin pour pouvoir récupérer la drogue. C'est ensuite l'overdose d'une vedette de Show-Biz qui met le feu aux poudres.
Dépêché sur les lieux, Eric Vidal va se lancer sur la piste de Jason, un trafiquant et malfaiteur qu'il pourchasse depuis trois ans. Va-t-il enfin pouvoir l'attraper ? Surtout quand Jason semble pouvoir défier impunément les forces de l'ordre.
Le baiser de Jason est un roman qui ravira tous les fans du genre. Drogue, malfaiteurs prêts à tout, une équipe de policiers de choc, avec un commissaire – Eric Vidal – très engagé, cabossé et endommagé comme beaucoup de flics, et qui n'est pas décidé à lâcher prise quant à la traque des trafiquants.
Laurent Scalese fait très fort avec ce roman (qui mérite vraiment le prix Sang d'Encre des Lycées 2005, et bien davantage !). Aussitôt dedans, aussitôt pris par l'addiction. Il sera bien dit que c'est aux livres et à Laurent Scalese auxquels nous sommes accros, et non à la Grande Bleue ! Un rythme qui ne faiblit pas une seule seconde, on se demande toujours où en est Jason, qu'est-ce qu'il va manigancer par la suite, de quelle manière il va jouer avec les nerfs de la police (et les nôtres)...
Le samouraï qui pleure nous avait fait rentrer dans l'univers japonais, Le baiser de Jason, lui, nous fait découvrir la drogue et les rouages d'une enquête de police. On s'implique véritablement dans l'enquête de ces policiers plus que déterminés à arrêter Jason et ses semblables. Mais si l'un d'entre eux n'était pas si disposé que ça à capturer le trafiquant de drogue ? De fausses pistes en faux indices, Laurent Scalese fait monter la tension jusqu'à la fin. Une écriture vraiment prenante, de même que l'enquête et les personnages. On en redemande à la fin !
Happée du début à la fin, Laurent Scalese est vraiment un auteur et une personne que je vous incite à découvrir. Une des plus belles rencontres littéraires et humaines que j'ai pu faire !
 
 
 
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