Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/07/2013

L'Encre et le Sang, de Franck Thilliez et Laurent Scalese

l'encre et le sang,franck thilliez,laurent scalese,policier,fantastique

L'Encre et le Sang

 

Franck Thilliez et Laurent Scalese




Au fond d'un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle l'attend. La machine. Il suffit de taper. Et tout s'écrira, dans la réalité.
Très vite, l'écrivain William Sagnier comprend qu'il tient là l'instrument de sa vengeance. La femme qui l'a trompé. L'homme qui lui a volé son livre. Tous ceux qui l'ont humilié, utilisé, détruit, le seront à leur tour.
La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là où se mélangent l'encre et le sang...



Nouvelle écrite à deux mains, celles de deux auteurs talentueux : Franck Thilliez et Laurent Scalese.
Comment parler de L'Encre et le Sang ? Etant une nouvelle d'environ une centaine de pages, les risques sont grands de livrer des détails qu'il vaut mieux lire dans le feu de l'action. Disons simplement que l'on suit William Sagnier à Hong Kong, dans un but de vengeance. Il va acquérir une machine à écrire pour le moins étrange. Mais seulement, William va se rendre compte – peut-être trop tard ? – qu'il n'est pas bon de s'obstiner dans certains projets.
Deux auteurs, deux écritures de romans policiers principalement, deux membres de la Ligue de l'Imaginaire, deux excellents auteurs... Qui se réunissent et décident de comploter pour offrir à leurs lecteurs une nouvelle. Ecrite à quatre mains, cette nouvelle va différer quelque peu des écrits précédents des auteurs. Quoi de plus normal lorsqu'on mélange deux styles ? L'Encre et le Sang est le résultat de ce mélange, et nous livre une petite histoire fantastique, très captivante, et que j'aurais aimé plus longue tant j'ai été prise dans l'histoire !
A la lecture de L'Encre et le Sang, j'ai été emportée dès le début, tant par l'histoire que par le talent (encore !) de Franck Thilliez et Laurent Scalese. Ce sont deux auteurs que j'admire beaucoup, et que j'ai retrouvée avec jubilation dans leur écriture commune. Un projet à la fois intéressant, captivant, mais surtout très amusant, tant pour les lecteurs que les auteurs je pense. Une nouvelle intéressante, où l'écriture a été poussée et maîtrisé, mais surtout où ils se sont fait plaisir. L'histoire est fascinante du début à la fin, on ne peut s'empêcher de jouer avec l'idée de posséder l'objet principal de L'Encre et le Sang (mais avec quelle conséquence ?), un objet qui hante ses possesseurs et qui semble avoir une volonté propre et très arrêtée.
Je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur L'Encre et le Sang, un vrai délice de lecture !
 
 
 
 
 
S'il suffisait d'une phrase pour changer votre vie,
laquelle écririez-vous ?
 
 
 
 
 
Logo Livraddict
 
 
 
 
l'encre et le sang,franck thilliez,laurent scalese,policier,fantastique

28/06/2013

Les Rivières Pourpres, de Jean-Christophe Grangé

les rivières pourpres,jean-christophe grangé,policier,coup de cœur

Les Rivières Pourpres

 

Jean-Christophe Grangé



Coup de cœur



Pierre Niémans, un commissaire aux méthodes musclées, est envoyé à Guernon, ville universitaire de l'Isère, pour élucider un meurtre atroce : un homme a été découvert nu, mutilé, coincé dans une paroi rocheuse en position fœtale. Qui est l'auteur de cette mise en scène macabre ?
Parallèlement, dans sa commune du Lot, le jeune lieutenant Karim Abdouf a de quoi s'occuper : l'école primaire a été visitée et le tombeau d'un enfant profané.
Au départ bien distinctes et à des lieux l'une de l'autre, les deux enquêtes vont se recouper étrangement pour n'en faire qu'une, à la trame aussi hallucinante que terrifiante.



On ne présente plus Jean-Christophe Grangé, sa réputation n'est plus à faire. Cela fait un moment que je le considère comme l'un des meilleurs écrivains policiers actuels ! Les Rivières Pourpres est son second roman, paru en 1998, et définitivement l'un de mes préférés !
Les Rivières Pourpres est ma première découverte de l'univers de Jean-Christophe Grangé, et un véritable coup de cœur.
Deux flics, deux affaires sans aucun rapport l'une avec l'autre... Et pourtant !
Pierre Niémans, commissaire expérimenté mais incontrôlable et sujet à des crises de violence, est relégué par ses supérieurs à un travail de bureau, une véritable mise au placard pour un homme qui a passé l'intégralité de sa carrière dans le frisson de la rue. Mais un jour, le loup va ressortir de sa tanière. Il doit se rendre à Guernon, en Isère, pour élucider le meurtre de Rémy Caillois, bibliothécaire de la prestigieuse université, adepte de randonné. C'est pendant l'une de ces randonnées qu'il s'est fait surprendre, mutilé et son corps mis en scène.
Dans le même temps, on découvre Karim Abdouf, un jeune inspecteur. Un passé pour le moins chargé, avec sa vie à Nanterre, où il a commencé en tant que délinquant avant d'obtenir brillamment sa licence de droit et de décider de devenir flic, pour évoluer dans le même univers dans lequel il a grandi, mais de l'autre côté de la barrière, protégé par la loi. Mis également au placard, il est muté à Sarzac, dans le Lot. Autant dire loin des rêves qu'il s'était forgé ! Un grain de sable vient un jour se glisser dans la petite ville tranquille du Lot : l'école Jean-Jaurès a été cambriolée, et plusieurs feuilles et autres informations semblent manquer... Et, le même jour, c'est au tour du cimetière, où un caveau a également été forcé. Sur le caveau, le nom de Jude Itero. Karim va se lancer dans une chasse, qui va l'emmener beaucoup plus loin qu'il ne le pensait, notamment dans les parages de Guernon...
Deux policiers, deux enquêtes, qui vont finalement se rejoindre pour faire éclater une seule vérité, qu'ils étaient loin d'imaginer.
Les Rivières Pourpres n'a pas un rythme effréné, mais nous plongent doucement, insidieusement, dans l'enquête. Dès les premières pages, j'ai été captivée, trop tard pour m'en sortir ! Très dur de m'en détacher, je ne pouvais que tourner les pages pour connaître les derniers rebondissements de l'intrigue et de connaître le fin mot de l'histoire. Car Jean-Christophe Grangé sait y faire pour pousser le suspense à son comble, d'attiser la curiosité et d'embarquer le lecteur dans son univers. Une intrigue intéressante, très bien décrite, on y avance petit à petit mais avec toujours des surprises et des découvertes.
L'autre point fort des Rivières Pourpres, outre le style de Jean-Christophe Grangé et son intrigue plus que passionnante, est ses personnages. Niémans est un excellent flic, acharné, expérimenté, mais très instable psychologiquement, qui a toujours ses peurs et ses phobies. Un personnage intéressant dans l'ensemble, que j'ai eu plaisir à suivre. Mais le personnage coup de cœur est Karim Abdouf. C'est un jeune Beur dont le passé l'a aiguisé comme une lame de rasoir. Sa connaissance des activités illicites va le rendre encore meilleur policier car il connait les moindres ficelles. Adepte d'arts martiaux, il est tenace et obstiné, suit son instinct et peut avoir des méthodes peu orthodoxes, tout en restant très humain et sensible. C'est vraiment un de mes personnages préférés !
La relation entre ces deux personnages, violents et complexes, est captivante, on les suit pas à pas dans leurs déductions, on enquête avec eux. Ce tandem de policiers, avec un rapport un peu père/fils, jeune/vieux, est un modèle que l'on peut retrouver dans plusieurs romans de Jean-Christophe Grangé, que ce soit ici, dans Les Rivières Pourpres, ou bien dans L'Empire des Loups ou Miserere.
Les Rivières Pourpres est une valeur sûre dans le domaine des livres policiers, je le conseille vraiment, il fait définitivement partie de mes coups de cœurs !





- Quand un meurtre est commis, il faut considérer chaque élément environnant comme un miroir. Le corps de la victime, les gens qui la connaissaient, le lieu du crime... Tout cela reflète une vérité, un aspect particulier du crime, tu comprends ? (...) Nous sommes dans un palais des glaces, Joisneau, un labyrinthe de reflets ! Alors regarde bien. Regarde tout. Parce que, quelque part le long de ces miroirs, dans un angle mort, il y a l'assassin.
 
 
 
 
Logo Livraddict

23/06/2013

Porteurs d'Âmes, de Pierre Bordage

porteurs d'Âmes,pierre bordage,policier,science-fiction

Porteurs d'Âmes

 

Pierre Bordage




Léonie, achetée au Liberia, alors qu'elle n'était qu'une enfant, séquestrée, prostituée, s'enfuit à vingt ans de son enfer pour se retrouver clandestine et sans papiers dans les rues de Paris.
Edmé, un inspecteur de la Crim', déprimé par les violences, la misère et le cynisme qu'il côtoie chaque jour, découvre un étrange charnier dans la Marne.
Cyrian, fils de famille en mal de raisons de vivre, se prête à un voyage expérimental d'un genre nouveau, pour trouver le frisson de l'extrême : le transfert de l'âme dans un corps d'emprunt...
Leur point commun ? Tous trois sont porteurs d'âmes, comme tous les êtres humains. Mais parfois les âmes ne sont pas où elles devraient être ...
Polar, roman d'amour et d'anticipation : Pierre Bordage joue ici de tous les genres avec un art consommé...



Après avoir adoré Les Derniers Hommes, j'ai décidée de continuer ma lancée et de lire d'autres romans de Pierre Bordage. Profitant de l'édition 2013 du Salon du Livre de Paris, j'ai craqué pour Porteurs d'Âmes, et eu ma petite dédicace pour l'accompagner.
Léonie a vingt ans. Après des années de prostitution, de séquestration et de calvaire organisés par sa tante, elle parvient à s'enfuit. Dans un foyer d'accueil, on la renseigne sur un laboratoire qui recherche des cobayes pour tester un médicament.
Il y a Cyrian, un étudiant rêvant d'entrer dans le club des Titans, une confrérie très fermés et sélective, où il faut passer des épreuves insoutenables avant de pouvoir en faire partie. Le début de son aventure en tant que Titan va l'entraîner dans le voyage expérimental...
Et enfin, Edmé. C'est un policier, peu à peu mis sur le banc de touche par ses supérieurs. Jusqu'au jour où il découvre un charnier dans la Marne, avec une quantité de femmes violées.
Trois personnes très différentes se côtoient avant de se rejoindre dans Porteurs d'Âmes. L'alternance entre les différents personnages (un chapitre chacun, d'abord Léonie, puis Cyrian, enfin Edmé, avant de revenir à Léonie) permet de faire monter le suspense, surtout lorsque Pierre Bordage nous laisse avec des éléments captivants à la fin d'un chapitre, ce qui rend avide d'avoir la suite !
L'histoire racontée ici est intéressante, grâce à cette machine qui permettrait de voyager entre... Mais ça vous verrait bien à la lecture, je n'ai pas envie de vous spoiler plus que nécessaire (bon, il y a quand même pas mal de résumé qui ont déjà divulgué cette information, sans parler du titre, mais bon... Vous ferez vous-même l'expérience !). Sans être spécialement novateur, Pierre Bordage l'a très bien amené !
Ce qui le fait le point fort de Porteurs d'Âmes, ce sont ses personnages. Léonie est d'emblée le personnage que j'ai préféré, celle à qui je me suis identifié le plus rapidement et le plus fort. Sans papier, elle a vécu pendant des années un véritable supplice, en commençant une existence difficile au Libéria, mais surtout lorsqu'elle a été vendue en France comme prostituée. A travers elle, on va connaître la peur, la douleur, la colère, toutes les souffrances que peut engendrer son existence... Le flic, Edmé, est celui que j'ai trouvé le plus « neutre ». Je m'explique : comme beaucoup de policiers, il a eu des drames, des difficultés, il est une figure classique de flic désabusé et cyniques, qui ne croit plus en rien et en personne... Ou presque ! Car il va se rendre compte que sous sa carapace, il y a encore quelqu'un. Malgré le fait que Pierre Bordage l'ait très bien décrit, je me suis plus intéressé à son enquête qu'à lui et à sa vie amoureuse. Et enfin, il y a Cyrian. Le personnage le plus ambivalent, je trouve. On le découvre comme un fils de bonne famille, aisé, et qui a toujours eu ce qu'il voulait sur un plateau. Ce qui l'a fait devenir très détaché, sans rien de vraiment réel à se raccrocher. Hormis le fait d'appartenir à une mystérieuse confrérie, ce qui introduirait enfin dans son existence un peu d'adrénaline, de sensations fortes et de suspense ! Autant au début j'ai eu envie de lui mettre des claques à de nombreuses reprises, autant il évolue, grandit, et apprend finalement tout au long du récit, ce qui fait qu'il devient très touchant, bien loin de l'adolescent larmoyant qu'il était au début.
Pierre Bordage décrit un univers sombre, très pessimiste, surtout lorsqu'il décrit la vie de Léonie (avec la prostitution, les coups, les squats, l'attitude des policiers et autres politiciens) et les enquêtes d'Edmé. Dans le monde de Cyrian, c'est plus diffus, moins palpable, mais tout aussi présent et étouffant. Mais il y a quand même une note d'espoir, surtout par le voyage de Cyrian. Cela ne touchera pas tout le monde de la même façon que lui, mais voir le monde (SPOILER) à travers les yeux des autres... Quelle opportunité ! Car on a beau vivre tous dans le même monde, personne ne le perçoit exactement de la même façon, personne ne se fait tout à fait les mêmes réflexions sur ce qu'il nous inspire. Se mettre à la place de l'autre est une bonne manière de redécouvrir ce qui nous entoure, et balayer nos idées préconçues !
Cynique, grinçant, sombre, où l'espoir n'est qu'une mince flamme dans l'obscurité, Porteurs d'Âmes est une excellente découverte ! Rempli de suspense, haletant du début à la fin, je ne m'y suis pas ennuyée une seule seconde et j'en redemande !
 
 
 
Logo Livraddict

19/06/2013

La Conjuration Primitive, de Maxime Chattam

la conjuration primitive,maxime chattam,policier

La Conjuration Primitive

 

Maxime Chattam





Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France. Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. Et les morts semblent se répondre d'un endroit à l'autre.
Plusieurs tueurs sont-ils à l'œuvre ? Se connaissent-ils ? Et si c'était un jeu ?
Mais très vite, l'hexagone ne leur suffit plus : l'Europe entière devient l'enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l'horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre.
De Paris à Québec en passant par la Pologne et l'Ecosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration Primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.


Enfin, un nouveau livre de Maxime Chattam, et surtout un Thriller, le genre où cet auteur excelle, même si j'aime bien le lire également en fantastique. La Conjuration Primitive est en passe de devenir un de mes livres préférés (comment ça, Joshua Brolin y fait une apparition ? Non, non, ça ne joue pas du tout...)
En France, une épidémie de meurtres semble se propager. Très vite, cela se propage hors du pays pour aller dans les pays voisins. Chaque meurtre est signé d'un *e mystérieux. Ce symbole est-il le signe que les meurtriers se rassemblent, se connaissent ? Un signe de ralliement, de reconnaissance ? Le symbole d'un club sélect de tueur ?

« - Le plus grand nombre dicte les codes, les lois, mais si demain les tueurs en série sont plus nombreux que nous, alors les monstres, ce sera nous. »

On suit principalement les meurtres du Fantôme, violant, étranglant et réanimant ses victimes jusqu'à leur mort ; il y a la Bête, qui semble dévorer ses victimes avec une mâchoire monstrueuse. A ces deux-là s'ajoute des photos à caractère pédophile, mais aussi les actes de violence d'un squatter. A chaque fois, le symbole *e est là...
Alexis Timée est adjudant à la Gendarmerie Nationale de Paris. Avec ses collaborateurs, Ludivine Vancker et Segnon Dabo, il va tout tenter pour résoudre cette vague de crimes. Dépassé par les événements, il va solliciter l'aide de Richard Mikélis, un criminologue, pour tenter de comprendre ce qui se trame dans la tête des meurtriers.
La Conjuration Primitive se classe définitivement parmi mes préférés de Maxime Chattam, avec la Trilogie du Mal et Le Diptyque du Temps. Evidemment, c'est dur de passer au-dessus de la Trilogie du Mal, mais ce dernier roman tient vraiment toutes ses promesses de qualité !
Découpé en trois partis : Lui, Elle et Eux, on commence par suivre Alexis, puis Ludivine, et enfin on finit avec les conclusions de Richard Mikélis. Des personnages toujours aussi intéressants ! Alexis, comme beaucoup de policier que l'on retrouve dans les Thrillers, est très bon professionnellement, même excellent. Il a cependant ses failles et ses doutes, il est beaucoup moins sûr de lui dans sa vie personnelle. Ludivine est l'un des personnages que j'ai préféré, elle est vive, elle se repose à la fois sur les techniques et sur son instinct. Tout comme Alexis, elle a une fragilité au niveau émotionnelle, qu'elle répugne à montrer. Et surtout, j'ai apprécié le fait qu'elle ait fait des arts martiaux (notamment du Krav Maga), ce qui lui donne un autre point commun avec Annabelle dans La Trilogie du Mal. Enfin, Mikélis. Un autre de mes personnages préférés, car il ressemble beaucoup à Joshua Brolin. La même faculté à comprendre et à traquer les tueurs, à se mettre dans leur tête, à mettre leur instinct de prédateur dans la chasse.

« Elle sut qu'il était à l'image de Mikelis en tout point : capable de comprendre les pires des hommes, de se mettre à leur place, pour anticiper, pour les traquer.
Ludivine réalisa alors qu'il existait quelques rares spécimens de ce genre. Des prédateurs de prédateurs.
»


Et justement, en parlant de Joshua Brolin : nombreux était les fans de La Trilogie du Mal à avoir hurlé de joie en apprenant qu'il ferait une apparition dans La Conjuration Primitive. Juste un bref passage, mais le revoir a fait du bien à mon cœur d'artichaut ! A part ça, j'espère qu'il nous sera donné la possibilité de le revoir ultérieurement. Peut-être dans un nouveau roman qui lui sera consacré, pour expliquer comment son chemin a croisé les protagonistes de La Conjuration Primitive ? Et, apparemment, Maxime Chattam n'en a pas tout à fait finis avec ses héros, donc peut-être que Brolin refera une autre apparition, qui sait !
Sombre, noir, avec une angoisse permanente tout au long du récit, Maxime Chattam frappe de nouveau très fort ! Tout comme après la lecture d'In Tenebris et les peurs qu'un tueur ne rentre chez moi pour m'enlever etc, j'ai de nouveau eu peur que le Mal ne rentre chez moi ! Maxime Chattam fait ressortir ce qu'il y a de plus noir dans le genre humain, ce qui rend à chaque fois notre vision du monde très pessimiste et dénué d'espoir. Le don de Maxime Chattam est de faire ressortir cette noirceur, mais aussi de nous y rendre complétement accro. Il décrit la violence et la façon dont elle se répand de manière très clinique, à la fois psychologique et sociologique, ce qui la rend très présente et effrayante.
Vous l'aurez compris, un nouveau thriller qui fait mouche, une nouvelle fois !




- Et qu'est-ce qu'on traque exactement ?
- Ce qu'il y a en chacun de nous depuis l'aube des temps et qui nous a permis d'arriver là où l'humanité en est désormais. Cette chose que la civilisation nous a appris à contrôler, pour la faire taire au fil du temps. Jusqu'à l'oublier, loin tout au fond de nous. La bestialité primitive. L'âme des prédateurs.



Parce que l'humanité n'a pas fini d'engendrer des parias, des détraqués, des épaves, et des pauvres types, et qu'ils comprendront qu'en se rassemblant ils deviendront une force.
Ils ne peuvent se soigner, car ils ne sont pas malades au sens médical, ils sont différents, ils se sont construits sur leurs déviances et rien ne peut plus les faire changer désormais. Plus la société prendra conscience qu'ils sont nombreux et incurables, plus elle se radicalisera. Et plus ils seront acculés à s'unir pour ne pas périr. [...]
Ils sont là, tout autour de nous, ils s'organisent, dans l'ombre, le silence. Ils sont invisibles, et nous n'avons pour les traquer que l'empreinte de leur existence : leurs crimes.
 
 
 
 
Logo Livraddict

17/06/2013

Purgatoire des Innocents, de Karine Giébel

purgatoire des innocents,karine giébel,policier

Purgatoire des Innocents

 

Karine Giébel




Je m'appelle Raphaël, je viens de passer 14 ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous avons dérobé 30 millions d'euros de bijoux.
Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.
" Je m'appelle Sandra. Je suis morte il y a longtemps dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour là... "
Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.
" Quelque chose qui parle et qui marche à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit... "



Que dire du Purgatoire des Innocents en évitant de spoiler les prochains lecteurs ?
Raphaël a une quarantaine d'années. Au cours de ces 40 ans, il en passé 14 en prisons, où il a fait des allers et retours pour braquage. Son dernier coup a été de cambrioler une bijouterie, avec son frère William et deux complices. Trente millions d'euros de bijoux, mais des morts et un blessé : William.
Pour permettre à son frère de guérir, Raphaël pénètre dans une maison à l'écart de la ville, où habite Sandra, une vétérinaire, qu'il va obliger à soigner son frère et à les cacher en attendant qu'ils ne soient plus pourchassés par les forces de l'ordre. Malgré le fait que le mari de Sandra soit sur le point de rentrer, Raphaël décide de rester sur place.
Mais le plus mauvais ou le plus vicieux n'est pas toujours là où on l'attendait...
Mes lectures de Karine Giébel ont été peu nombreuses pour l'instant (Les Morsures de l'Ombre, Meurtres pour rédemptions et Juste une ombre). Mais le Purgatoire des Innocents se révèle l'un de mes préférés, presque à égalité avec Meurtres pour rédemptions !
Si vous ne connaissez pas Karine Giébel, je dois vous prévenir que ses livres sont loin d'être soft, calme et doux. Au contraire ! Le Purgatoire des Innocents commence doucement, avec cette histoire de braquage qui tourne mal et cette prise d'otage, mais c'est pour mieux nous en mettre plein la vue, et sans nous prévenir de l'horreur croissante que vont vivre les personnages ! Comme dans tous ses romans, Karine Giébel distille un malaise, une tension permanente tout au long de l'histoire, avec l'impression que nos nerfs vont lâcher sous la pression. Le stress et l'inquiétude monte de plus en plus, l'entrée en enfer va se faire de manière progressive, pour finalement arrivé comme une tornade sur ceux qui s'y attendaient le moins. La violence psychologique et mentale va loin, très loin, Karine Giébel nous montre qu'elle peut repousser les limites de l'horreur, tant pour ses personnages que ses lecteurs ! Les différents personnages s'en prennent plein la tête, je les ai vraiment plaints de tout mon cœur, spécialement Jessica ! L'horreur augmente tandis que l'espoir abandonne la partie, on se demande toujours s'ils vont s'en sortir, comment... Jusqu'à la dernière page, on est sur le fil du rasoir en permanence !
Les personnages sont tous remplis de failles, de noirceur, d'espoir, de volonté de survivre, d'amour, tous des humains très bien décrits ! Raphaël est un braqueur très intéressant, mais la mention spéciale va à Sandra et Jessica, deux personnages féminins très différents, fortes et intenses.
Révélations, rebondissements, stress permanent, Purgatoire des Innocents est l'un des meilleurs de Karine Giébel ! Très angoissant et stressant, je ne l'ai pas lâché jusqu'à la fin. Vous avez aimé la tension et la violence de Meurtres pour rédemption ? Vous avez été très éprouvés durant la lecture de Juste une ombre ? N'hésitez pas à lire le Purgatoire des Innocents, tout aussi violent, tendu et éprouvant !
 
 
 
 
- Ne pas avoir peur de la mort
et tenir à la vie sont deux choses différentes.
 
 
 
 
Logo Livraddict