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19/03/2014

Linnea, Tome 1, Katarina Mazetti

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Linnea, Tome 1
Entre Dieu et moi, c'est fini

Katarina Mazetti



Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c'était Pia, sa meilleure amie, son amie pour la vie... enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l'amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu'elle voit deux fois par an, de sa mère qui vit avec son nouveau conjoint une relation tumultueuse. Et de Dieu.
Qu'est-ce que ça signifie “croire en Dieu” ? Car ce n'est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n'est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré.
Seulement voilà, Pia n'est plus là. Alors Linnea se souvient, puisque, comme dit son excentrique grand-mère, “pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d'abord bien s'en souvenir”.



Après avoir entendu de bons échos sur ce livre, je me suis plongée dans le premier tome, Entre Dieu et moi, c'est fini.
Linnea est une jeune fille de quinze ans, semblable à beaucoup d'autres. Elle se voit comme trop quelconque, n'attirant l'attention de personne, une bonne dose de complexe et une foule de questions qui lui passent par la tête. La seule personne à qui elle peut en parler c'est Pia, sa meilleure amie. Tous les sujets possibles sont évoqués : l'amour, les garçons, des relations avec leurs familles ou avec les gens qui les entourent, Dieu... Mais voilà, Pia est morte.
Alors Linnea va se replier davantage sur elle-même et va parler seulement à un mur, ce qui nous permettra de nous plonger dans les pensées tourmentées de cette adolescente. Lorsque Pia était là, elles pouvaient non seulement discuter, mais aussi partager une joie de vivre, qui se soutenaient, qui pouvaient rire et pleurer ensemble. Mais après, tout est différent, et les questions de Linnea vont revenir de plus belle, sans personne avec qui les partager cette fois.
Entre Dieu et moi, c'est fini est un petit roman, qui se lit vraiment très rapidement (en une heure c'est fini !) et j'ai vraiment apprécié. Je ne dirai pas un coup de cœur, mais vraiment un excellent moment de lecture.
Katarina Mazetti a fait de ce premier tome un récit intéressant, bien mené et sur des sujets délicats. La mort, le suicide, des sujets durs mais qui ont été traité avec délicatesse, sans plomber le récit inutilement et sans sombrer dans la mièvrerie inutile. Les moments tristes alternent avec les moments plus joyeux, car l'humour ou l'ironie sont loin d'être absents de Entre Dieu et moi, c'est fini. Katarina Mazetti a su parfaitement alterner entre deux opposés, pour faire vraiment un très beau petit roman ! L'intimité entre les deux adolescentes, leur amitié, les conséquences de la mort de l'une d'entre elle est vraiment quelque chose de très touchant et de très bien décrit.
L'histoire est intéressante, bien décrite, et l'écriture est particulièrement intéressante : simple mais très bien maîtrisé, je suis maintenant très pressée de découvrir la suite de Linnea pour voir l'évolution des personnages, et également de découvrir les autres titres de Katarina Mazetti ! J'ai passé un excellent moment avec ce titre et le recommande.



Linnea, Tome 1 : Entre Dieu et moi, c'est fini
Linnea, Tome 2 : Entre le chaperon rouge et le loup c'est fini
Linnea, Tome 3 : La Fin n'est que le début
 
 
 
 
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11/03/2014

Le maître ou le tournoi de go, de Yasunari Kawabata

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Le maître ou le tournoi de go

Yasunari Kawabata



1938.
Shusai, dernier maître de Go, invaincu mais âgé et miné par la maladie, s'engage dans son dernier combat. Son adversaire, Otaké, pratique un jeu agressif, efficace et brillant. La partie dont l'issue est inéluctable va durer six mois...
Tout oppose les deux héros de ce récit. Shusai témoigne de l'esprit ancien, simple et lumineux, évoque les forces de la nature jusque dans son comportement autocrate. Otaké incarne la modernité, sombre, inflexible et triomphante.
Le jeu est serré, âpre, il s'interrompt et reprend sans cesse alors que le crépitement d'une averse, le grondement d'une cascade étouffent le son des canons d'une guerre pourtant toute proche.
Méditation mélancolique sur la mort, sur le temps qui passe, Le Maître ou le Tournoi de Go s'accroche au rythme immuable des éléments comme pour suspendre le cours inexorable de l'Histoire.



Après La joueuse de go, de Shan Sa, j'ai eu envie de découvrir davantage l'univers de ce jeu si particulier : le go. Le maître ou le tournoi de go fait partie de ces classiques dont on m'a beaucoup parlé et que j'étais impatiente de commencer.
Shusai est un grand maître de go, peut-être le plus grand, et encore invaincu dans les tournois. Mais il vieux maintenant, et surtout très malade. Il décide de faire un dernier tournoi. Son adversaire, Otaké, pratique un jeu très différent, efficace, mais très agressif. Ils vont s'affronter pendant 6 mois, jusqu'à l'issue qui déterminera le vainqueur.
le maître ou le tournoi de go,yasunari kawabata,drame,historiqueLe maître ou le tournoi de go est un récit très court, mais aussi très dense. C'est un récit qui repose sur des faits historiques et où seulement les noms ont été modifiés. L'auteur décrit avec minutie et beaucoup de détails une partie de go, organisé entre un vieux maître, issue d'une longue dynastie de joueurs de go et son adversaire, un homme plus sanguin et qui n'a pas la même vision séculaire que le maître.
Au cours de ce long tournoi, on assiste au choc entre deux personnalités, deux manières de jouer. Le maître voit le go comme une forme d'esthétisme avec ses codes, son adversaire est moins porté sur l'aspect mystique du jeu. Shusai joue très rapidement, porté par sa longue expérience, tandis qu'Otaké prend un long temps de réflexion, à la fois pour bien réfléchir à son prochain coup, mais aussi pour déconcentrer le maître.
Le go a beau être un jeu très peu connu des Occidentaux, on ne pas rester sans rien ressentir devant ce jeu et devant la manière de le traiter par Yasunari Kawabata. Ce tournoi engendre beaucoup de tensions et d'attentes, ressenties très fortement par le lecteur, et les enjeux sont énormes : l'affrontement entre la modernité et les traditions, les manières de jouer différentes les unes des autres... Entre deux plages de jeu, on peut également assister à la vie des personnages qui attendent la reprise du tournoi, comment ils vivent, comment ils s'occupent, et leurs relations avec famille, amis ou connaissances.
Yasunari Kawabata a une écriture très particulière, très frappante, vraiment très belle. Le maître ou le tournoi de go est un récit qui va droit à l'essentiel, sans s'embarrasser de superflu. Une écriture concise, dépouillé, vraiment magnifique ! Il va être le premier auteur japonais à recevoir le prix Nobel de littérature en 1968. C'est un auteur particulier que je découvre seulement maintenant et que j'ai bien l'intention de continuer à découvrir ! Après Le maître ou le tournoi de go, j'ai bien envie de lire Le grondement de la montagne, Tristesse et beauté ainsi que Les belles endormies.
Si vous ne connaissez pas encore Yasunari Kawabata, je vous conseille ce livre !
 
 
 
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16/02/2014

La Voleuse de Livres, de Markus Zusak

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La Voleuse de Livres

 

Markus Zusak




Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s'est arrêtée.
Est-ce son destin d'orpheline dans l'Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ?
A moins que ce ne soit son secret... Celui qui l'a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres...



la voleuse de livres,markus zusak,contemporain,drame,historiqueJ'entends parler de ce livre depuis de nombreuses années. Alors, quand j'ai vu qu'il sortait au cinéma, je me suis enfin décidée à prendre le temps et de le lire !
Allemagne, Seconde Guerre Mondiale. C'est la Mort qui va nous narrer l'histoire de Liesel Meminger. La mère de Liesel l'envoie dans une famille d'accueil avec son frère. Son frère meurt en route, et c'est là que la Mort va croiser la fillette pour la première fois. Elle va habiter chez Hans et Rosa Hubermann, lui un peintre en bâtiment et accordéoniste, elle une femme au foyer et fait la lessive pour des gens riches. Liesel va peu à peu s'habituer à sa nouvelle vie, surtout grâce à son père adoptif Hans, qui va l'aider à apprendre à lire ; grâce à Rudy Steiner, un jeune garçon qui habite près de chez elle et qui va dans la même école ; puis plus tard, grâce à Max Vandenburg, un juif et le fils d'un ancien camarade de tranchées de Hans Hubermann.
Liesel va se faire appeler la « voleuse de livres » par la Mort grâce à sa relation avec la lecture. La jeune fille va en voler, en emprunter, en recevoir... Les livres vont lui permettre de vivre différemment, de se plonger dans un monde différent.
La voleuse de livres est un roman facile à lire, que ce soit par des adolescents ou des personnes plus âgées. Markus Zusak a écrit vraiment une histoire captivante, à une époque à la fois terrifiante et fascinante, et surtout toute une galerie de personnages très bien travaillés !
Nous suivons Liesel depuis ses 9 ans jusqu'à la fin. Elle est à la fois courageuse et intelligente, beaucoup d'audace, le tout servie par une forte personnalité. C'est une jeune fille qui a beaucoup appris, une vraie survivante. C'est une de ces héroïnes que j'ai vraiment pris plaisir à découvrir etla voleuse de livres,markus zusak,contemporain,drame,historique à suivre. Elle a beau être très mûre pour son âge et faire face à des situations qui désarmaient des adultes, elle reste quand même une enfant qui aime s'amuser, faire des bêtises avec Rudy et faire des bonhommes de neige. Il y a Hans, que j'ai trouvé très touchant, et sa relation avec Liesel est vraiment émouvante, particulière et m'a tiré souvent des larmes et des sourires. Rosa est une femme bourrue, mais qui cache un cœur énorme. Et ensuite, Max : définitivement le personnage que je préfère ! Ce qui s'est développé entre lui et Liesel est le point fort de La voleuse de livres, ce qui est le mieux décrit.
Au final, La voleuse de livres est un livre qui m'a transportée, m'a tirée des larmes et m'a fait rire. Vraiment un livre qui m'a vraiment fait passer un excellent moment ! Markus Zusak a écrit un récit assez lent, mais qui garde sans cesse en haleine. La violence n'éclate pas à toutes les pages, mais reste omniprésente. Un style très fluide, il y a énormément de descriptions qui nous permettent de rentrer dans l'intrigue et dans la vie des personnages.
Un livre à lire, vraiment bien écrit, je ne regrette absolument pas ma lecture !

 

 

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14/01/2014

Bleak House, Tome 1, de Charles Dickens

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Bleak House, Tome 1
La mystérieuse Lady Dedlock

Charles Dickens



Le richissime John Jarndyce accueille dans son domaine, Bleak House, trois enfants dont il a obtenu la tutelle.
Tout porte à croire qu'un avenir radieux s'ouvre désormais à eux, mais la malchance semble poursuivre tous les occupants de la maison...



Après avoir lu De grandes espérances et La petite Dorrit, je m'attaque à Bleak House, séparé en deux parties.
Dans La mystérieuse lady Dedlock, on se plonge illico dans l'intrigue et les personnages. Tout commence avec l'affaire « Jarndyce contre Jarndyce », où chacun des individus que l'on croise est liés de près ou de loin à cette affaire. Un testament obscur, une grosse somme d'argent, on ne sait pas d'où vient cet argent, pourquoi cet héritage est tellement contesté... Cette affaire est le pivot de l'histoire de Dickens tout en restant un des éléments les plus énigmatiques !
Ada Clare et Richard Carstone sont des pupilles de la Cour et concernés par l'affaire. Les deux jeunes gens vont être recueillis par John Jarndyce, qui se refuse à toute implication dans le procès. Il veut avant tout être bien entourés, mais surtout pouvoir apprécier sa tranquillité. Aux pupilles va s'ajouter Esther Summerson, une jeune femme que John Jarndyce a toujours épaulée. Esther va avoir la mission de tenir compagnie à Ada, mais aussi d'être l'intendance de Bleak House, la demeure de Mr Jarndyce.
La vie va se poursuivre tranquillement, les jeunes gens ont des personnes à aimer, et Mr Jarndyce a trouvé avec qui partager sa richesse et sa tranquillité. Mais ce ne serait pas du Dickens si tout ne se déroulait pas sans heurt ou chaos... L'affaire Jarndyce contre Jarndyce obsède chaque personne qui s'en rapproche, tout le monde espère un dénouement pour pouvoir posséder une partie de ces richesses que l'on dit immenses. Le premier Richard souhaite plus que tout acquérir de l'argent sans se fatiguer outre mesure pour pouvoir prétendre épouser Ada. Il va aller d'études en études afin de trouver celle qui lui correspond. Esther assiste avec un œil inquiet tous ces multiples rebondissements.
Chacun des personnages est décrits avec finesse par Dickens. Richard est un jeune homme charmant, qui attire la sympathie... mais tellement indolent parfois ! Il hésite, il doute, il navigue entre plusieurs métiers et n'espère que la résolution de l'affaire Jarndyce pour toucher l'héritage. De son côté, Ada est une belle jeune fille, dont l'amour pour Richard l'empêche bien souvent de voir ses défauts. Une enfant charmante, mais sans grande expérience. Lady Dedlock est peut-être le personnage le plus intrigant, avec cette langueur, cet ennui qui la suit partout. Son passé se dévoile petit à petit, à coup de révélations dosées. John Jarndyce est sans doute le personnage que je préfère. Tuteur d'Esther et des pupilles de l'affaire Jarndyce, il a à cœur de réparer les justices qu'il voit, de faire tout ce qui est en son possible pour répandre la bonté autour de lui. Un des personnages les plus touchants ! Esther Summerson est l'une des narratrices du roman. Elle ne sait pas qui sont ses parents, elle a été élevée par une tutrice sèche et désagréable. Pour se faire aimer, Esther cherche à être toujours humble, disponible pour les autres, de compenser la « honte » de sa naissance. Son bienfaiteur s'avère être Mr Jarndyce, qui va la prendre sous son aile. Un personnage que j'ai d'abord trouvé un peu lisse, pour finalement laisser la place à un être plus complexe et tourmenté qu'on ne l'aurait cru !
Bleak House est un roman que j'appréhendais un peu de commencer. Car si j'ai aimé De grandes espérances, j'avais plus envie de gifler Pip du début à la fin que de m'attacher à lui. La Petite Dorrit a beau être un coup de cœur, il m'a fallu un peu de temps avant d'acquérir une vitesse de croisière pour ce qui est de la lecture. Mais j'ai dû prendre le pli et acquérir davantage de familiarité avec l'écriture de Dickens, car j'ai englouti La mystérieuse Lady Dedlock en moins de temps qu'il faut pour le dire !
J'ai pris un immense plaisir à ma lecture et je n'attends maintenant plus que deux choses : lire la seconde partie et regarder la version série de la BBC !
Et vous, vous l'avez lu ?
 
 
 
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12/01/2014

Une terre d'ombre, de Ron Rash

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Une terre d'ombre

Ron Rash



Laurel Shelton est vouée à une vie isolée avec son frère, revenu amputé d'une main de la Première Guerre mondiale, dans la ferme héritée de leurs parents, au fond d'un vallon encaissé que les habitants de la ville voisine considèrent comme maudit car rien n'y pousse et les malheurs s'y accumulent.
Marquée par ce lieu, et par une tache de naissance qui oblitère sa beauté, la jeune femme est considérée par tous comme rien moins qu'une sorcière.
Sa vie bascule lorsqu'elle rencontre au bord de la rivière un mystérieux inconnu, muet, qui joue divinement d'une flûte en argent.
L'action va inexorablement glisser de l'émerveillement de la rencontre au drame, imputable exclusivement à l'ignorance, à l'intolérance et à la peur d'une population nourrie de préjugés et ébranlée par les échos de la guerre.



Ma première découverte de Ron Rash.
Une terre d'ombre se passe en 1916, dans les Blue Moutains, à l'époque de la Grande Guerre. Hank Shelton est un survivant de cette guerre. Il va retourner chez lui, où l'attend sa sœur, Laurel Shelton, mais aussi une jeune femme qu'il veut épouser. Laurel est une jeune femme profondément marquée, surtout à cause de sa tâche de naissance au visage. Rejetée par ses voisins, elle passe pour une sorcière, habitante d'un vallon maudit. Un changement dans leur quotidien arrive avec un joueur de flûte muet, qui va apporter bien des bouleversements à leur vie.
Dans cette Amérique rurale, les préjugés ont la vie dure. Ron Rash va d'abord poser les bases de son histoire et de ses personnages, avant de développer son propos. Laurel et Hank sont vraiment captivants : chacun est blessé à sa manière. Hank physiquement et mentalement à cause de la guerre : il a perdu une main, mais aussi ses illusions sur la vie et la nature des hommes. Laurel est vue comme défigurée, considérée comme une sorcière qui apporte la malchance. Ses relations avec le voisinage sont donc pour le moins fraîche et tendus...
L'arrivée de cet étranger muet, appelé Walter, va alors être une bonne chose, du moins au début. Il va apporter non seulement une aide inestimable à la ferme et aider à la remettre en ordre, mais aussi donner de l'espoir à Laurel. Seulement, malgré tout le bonheur auquel la jeune femme a droit, rien n'est acquis. Elle va se heurter davantage aux villageois, malgré la présence de son frère, de Walter et de Slidell, un vieillard intelligent et sagace, ne va pas peut-être pas réussir à renverser la vapeur et à faire accepter la jeune femme.
Une terre d'ombre est vraiment une lecture captivante, je suis restée accrochée du début à la fin ! Il y a à la fois un côté très descriptif, notamment avec tous ces paysages, ces montagnes, le vallon maudit et ses ombres, avec le mode de vie d'un petit village perdu en montagne, avec les préjugés, les codes de conduite, les marques de la guerre... Mais aussi un côté de suspense, Ron Rash fait en sorte de toujours nous maintenir sur la brèche. Que ce soit avec les relations de Laurel avec son frère ou les villageois, on se demande toujours si elles vont finir par s'améliorer, ou sur l'identité et le passé du joueur de flûte. Du racisme et de l'incompréhension, des superstitions, les liens familiaux avec leurs non-dit, le patriotisme de convention... Il plane continuellement un brouillard épais dans Une terre d'ombre, marqué par quelques éclaircies et rayons de soleil fugace.
Pour une première lecture de l'univers de Ron Rash, c'est une excellente découverte et surprise ! Autant vous dire que je ne compte pas en rester là avec cet auteur. Une histoire intéressante et surtout bien menée, mais surtout une écrite vraiment magnifique. A lire d'urgence !
 
 
 
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