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03/05/2014

Le sang versé, d'Asa Larsson

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Le sang versé
 
Asa Larsson
 
 
 
Après un long congé maladie, l'avocate Rebecka Martinsson est de retour, en mission pour son cabinet, dans sa ville natale de Kiruna. Mais les retrouvailles sont loin d'être aussi paisibles que le suggèrent les forêts enneigées de Laponie. Une femme pasteur, dont l'engagement féministe suscitait des remous dans la communauté, est retrouvée sauvagement mutilée, pendue à l'orgue de son église. Cette exécution fait remonter en Rebecka le souvenir traumatisant d'une enquête sur le meurtre d'un autre pasteur à laquelle elle avait participé un an auparavant.
Le coupable est-il le même ? Y aura-t-il d'autres victimes ? La terre, désormais, semble prête à dévoiler le sang versé...




Je ne connaissais absolument pas cette auteure, et j'ai eu le grand plaisir d'avoir reçu son dernier livre en service de presse au Salon du Livre de Paris.
L'histoire commence avec le meurtre de Mildred Nillson, une pasteur. La jeune femme était une jeune femme qui avait suscité des réactions pour le moins controversé. Elle pouvait être plutôt mal vue, surtout par les hommes qui n'appréciaient pas qu'elle pousse leurs femmes à s'émanciper. Mais est-ce vraiment suffisant pour pousser quelqu'un au meurtre ?
Des enquêteurs vont tout faire pour dénouer cette affaire, tandis que Rebecka Martinsson va être projetée au centre de ce bouleversement. Rebecka appartient à un cabinet d'avocat et elle revient seulement d'un congé maladie. A cause d'une erreur professionnelle, elle se voit écartée du cabinet, faisant seulement acte de présence. Ce meurtre va réveiller des souvenirs douloureux liés à son passé, et le fait d'être envoyé par ses employeurs sur le lieu de l'enquête, qui s'est passé dans sa région d'origine, va fortement l'ébranler.
Le sang versé s'est révélé une très bonne surprise. On s'attache au fur et à mesure aux personnages, à la vie active de la pasteur qui tient à faire évoluer la vie dans sa ville et chez ses paroissiens, aux enquêteurs qui font tout pour mettre la main sur l'assassin, mais surtout on s'attache à Rebecka Martinsson. C'est définitivement le personnage le plus intéressant ! C'est une femme brisée, dépressive que l'on rencontre, et que l'on va voir véritablement évoluer tout au long de l'histoire. De pelotes de nerfs du début, elle va devenir plus sûre d'elle et retrouver une partie de sa confiance en elle. Se retrouver parachuter au milieu d'une enquête n'est pas facile, mais le fait de pouvoir donner un coup de pouce, bien malgré elle parfois, va beaucoup aider Rebecka.
J'ai passé un excellent moment, que ce soit avec les personnages ou avec l'intrigue. Asa Larsson a fait du Sang versé un livre policier très bien écrit, qui tient la route et surtout qui nous fait vivre un moment angoissant et palpitant. On voit à la fois le passé à travers les flash-back, le présent avec la vie quotidienne des habitants, l'enquête policière et la vie de Rebecka, mais aussi des passages où l'on va suivre la vie d'une louve. Une histoire qui nous accroche jusqu'à la fin, j'adhère !
Décidément, ces Suédois sont doués pour les histoires glaçantes !
 
 
 
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01/05/2014

La maison de l’Arbre Joueur, de Lian Hearn

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La maison de l’Arbre Joueur

Lian Hearn


Japon, 1857.
Depuis des siècles, le Japon vit replié sur lui-même. Mais, bientôt, il sera contraint de s'ouvrir aux influences étrangères. Les Occidentaux forcent les portes de l'ancien monde. La révolution couve. L'époque des samouraïs est désormais révolue, le pays est à l'aube d'une ère nouvelle.
La maison de l'Arbre joueur, dans le domaine du Chôshû, où habitent Tsuru et sa famille, n'est pas épargnée par le vent du changement. La jeune femme rêve de s'affranchir du poids des traditions ancestrales et de suivre les traces de son père en devenant médecin. Elle se trouve alors entraînée dans un monde de subversions, d'intrigues politiques et d'amours interdites.
Autour d'elle agissent des hommes puissants et passionnés. Leur slogan est Sonnôjôi : « Vénérez l'Empereur, expulsez les étrangers ». Leur méthode est la violence.



Après Le Clan des Otori, j’étais très curieuse de voir ce que Lian Hearn allait nous concocter.
Nous sommes au Japon, en 1857. C’est un pays très replié sur lui-même, mais de plus en plus, les habitants et le monde extérieur va vouloir une ouverture sur le monde. Les influences étrangères se font de plus en plus sentir, les Occidentaux vont arriver en masse, les samouraïs appartiennent à l’ancien temps. Bref, le pays entre dans une nouvelle ère.
Une nouvelle ère parfaitement incarnée par Tsuru. C’est une femme, donc limitée par les conditions de son sexe. La société voit les femmes utiles seulement à la cuisine, pour s’occuper des enfants et servir son mari et sa famille. Réjouissant, n’est-ce pas ? Tout de suite, ça donne envie. Sauf que Tsuru a toujours été l’assistante de son père, un médecin, qui compte sur elle pour préparer des mélanges et lui demande même souvent son avis. Alors, elle voudrait être vraiment médecin, et plus qu’un faire-valoir. Ses décisions vont l’entraîner dans le monde extérieur, dans le changement, et dans la guerre.
J’ai à la fois impatiente et inquiète de lire ce nouveau roman, car Le Clan des Otori est un vrai coup de cœur (spécialement les trois premiers tomes). J’espérais donc ne pas être déçue par La maison de l’Arbre Joueur !
Mais dès le début, j’ai été emportée par cet univers si particulier. Pas de note fantastique comme ça été le cas pour Le Clan des Otori, mais un récit vraiment réaliste et historique. Au tout début, on peut se perdre entre les personnages et les noms, mais heureusement qu’il y a une liste détaillé, ce qui est vraiment très utile ! Une flopée de personnages donc, tous très bien traités. Lian Hearn a le talent de faire ressortir un trait de caractère d’un personnage, de le faire vraiment vivre à chaque mot et de le rendre réel aux yeux de son lecteur.
Ce talent se remarquera surtout sur le personnage de Tsuru : une jeune femme très déterminée, ambitieuse, elle va tout faire pour mener sa vie comme elle l’entend. Elle a la possibilité de seconder son père et d’acquérir ainsi des connaissances inaccessibles aux femmes, elle a plus de liberté que les autres femmes, ce qui lui permet notamment d’influencer le choix pour son époux, un comptable qui veut devenir médecin et qui va s’intégrer à la famille. Elle va faire tout ce qu’elle peut pour vivre la vie qu’elle souhaite et surtout à continuer son art de médecin. Elle est passionnée par tout ce qu’elle fait, par l’idée de découvrir et d’approfondir ses connaissances. Outre ses connaissances, son intérêt pour la vie et les personnes qui l’entourent restent constants, Tsuru va faire des rencontres, trouver l’amour. Elle va vivre sa vie parce qu’elle veut, et pas parce que c’est ce que les autres attendent d’elle.
Le point fort de ce récit, c’est le côté historique vraiment très détaillé et fouillé. On peut rencontrer au fil des pages des personnes qui ont réellement existé, et que Lian Hearn va faire évoluer dans La maison de l’Arbre Joueur.
C’est un roman qui m’a emmené très loin, visiter le Japon et une époque que je connaissais très peu, et que j’ai maintenant très envie de découvrir davantage ! Je ne peux que vous le recommander.

 

 

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28/04/2014

Dans le grand cercle du monde, de Joseph Boyden

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Dans le grand cercle du monde

Joseph Boyden



Trois voix tissent l'écheveau d'une fresque où se confrontent les traditions et les cultures : celle d'un jeune jésuite français, d'un chef de guerre huron, et d'une captive iroquoise.
Trois personnages réunis par les circonstances, divisés par leur appartenance. Car chacun mène sa propre guerre : l'un pour convertir les Indiens au christianisme, les autres, bien qu'ennemis, pour s'allier ou chasser ces « Corbeaux » venus prêcher sur leur terre. Trois destins scellés à jamais dans un monde sur le point de basculer.
Mêlant lyrisme et poésie, convoquant la singularité de chaque voix – habitée par la foi absolue ou la puissance prophétique du rêve – Boyden restitue, dans ce roman d'une puissance visuelle qui rappelle Le Nouveau Monde de Terrence Malick, la folie et l'absurdité de tout conflit, donnant à son livre une dimension d'une incroyable modernité, où « le passé et le futur sont le présent. »



J'ai eu la chance de rencontrer Joseph Boyden et d'avoir son dernier livre au Salon du Livre de Paris – 2014. Je me suis empressée de le commencer car le résumé m'attirait énormément.
Dans le grand cercle du monde, nous allons pouvoir suivre trois personnages principaux. Il y a un jésuite français, que l'on connait au début seulement sous le surnom du « Corbeau », il y a Oiseau, un chef de guerre Huron, et une jeune fille iroquoise, capturée par Oiseau. Le jésuite est en mission pour promouvoir son Dieu et Sa parole, lorsqu'il se fait capturer par les Hurons, et par leur chef Oiseau, qui a également capturé une jeune fille d'un clan adverse, appelée Chutes-de-Neige.
Ce qui m'a attirée Dans le grand cercle du monde, c'est le fait de connaître enfin Joseph Boyden, un auteur dont on m'a dit énormément de bien. Je ne pense pas en rester là quant à la découverte de son univers ! Mais surtout, le résumé m'attirait énormément. Une épopée dans ce qui constituerait le Canada et le nord des États-Unis actuel, avec les coutumes des Indiens, l'expansion du catholicisme...
Le petit détail qui m'a également interpellée, c'est cette allusion au Nouveau Monde, le film de Terrence Malick qui raconte l'histoire de John Smith et de Pocahontas. Il y a effectivement des ressemblances, des points communs : une volonté de prendre son temps, de déployer tout un paysage devant le spectateur, porté par une très belle manière de raconter, très visuelle aussi : le livre de Joseph Boyden serait parfaitement à sa place dans les décors du Nouveau Monde ! Il y a vraiment une ambiance commune, une époque et des peuples similaires...
Joseph Boyden a écrit ici une œuvre vraiment époustouflante. Dans le grand cercle du monde va voir deux visions, deux peuples différents : il y a les Indiens, composé d'une multitude de clans avec des coutumes différentes, et les hommes blancs, représentés notamment par les jésuites et par les français en général, avec qui les Indiens vont se livrer au troc. D'un côté, on a donc des « sauvages », avec leur vision d'un monde onirique puissant où règnent les esprits, les modes de vie qui sont dominés par les saisons, les plantations, les chasses... De l'autre côté, les hommes blancs se disent « civilisés », et qui tentent de convertir les Indiens au seul Dieu, pour le salut de leurs âmes. Deux visions différentes du monde qui vont se heurter et très peu se comprendre.
Pour ce qui est des personnages, nous allons donc suivre le jésuite français, Christophe Corbeau. Il va être capturé, va vivre chez les Hurons, va voir l'arrivée de certains de ses collègues... La vie va être très dure pour lui, l'adaptation va être rude. Mais soutenu par sa foi et par sa curiosité, il va tenir bon jusqu'à la fin.
Oiseau est un chef Huron, et qui va voir l'arrivée de Christophe d'un mauvais œil, mais avec la volonté de connaitre ces nouveaux arrivants. Sa femme et ses filles ont été tués, il ne va vivre au début que pour son clan et sa vengeance.
L'arrivée de Chutes-de-Neige va changer énormément les événements, surtout lorsqu'elle va être adopté comme la fille d'Oiseau. Elle est originaire du clan des Iroquois, et depuis son enlèvement, elle va vivre comme Oiseau : pour la vengeance.
Ce sont des personnages qui vont énormément évoluer tout au long de l'histoire. Ils vont apprendre de nouvelles façons de voir le monde, découvrir d'autres cultures et d'autres individus. Dans le grand cercle du monde est un roman d'aventures et d'apprentissage, car le lecteur va être également emporté dans cet univers si différent. Le fait de pouvoir vivre avec les Indiens au jour le jour nous permet de découvrir cette époque et leur manière de faire, surtout que Joseph Boyden s'est vraiment très bien documenter et à réussir à retranscrire sans en faire un essai littéraire, mais un roman qui nous emporte et nous apprends tout à la fois. La connaissance avec les jésuites est également très bien amenée, ainsi que le choc culturel. Il faut s'habituer à la narration au début, car les chapitres alternent entre les trois personnages principaux et il faut au début parfois faire un effort pour savoir qui parle. Mais c'est un petit détail qui s'efface très vite une fois qu'on habitué au rythme et aux personnages.
Donc, un récit dense, très descriptif (peut-être trop pour certaines scènes de tortures), et une époque que j'aurais bien aimé vivre. Joseph Boyden présente une manière de vivre très dure, mais extrêmement intéressante, et à laquelle je vais m'intéresser de plus en plus ! Je vous conseille donc énormément Dans le grand cercle du monde !
 
 
 
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26/04/2014

The Mortal Instruments, Tome 2, de Cassandra Clare

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The Mortal Instruments, Tome 2
La Cité des Cendres

Cassandra Clare



Le monde obscur est en émoi depuis le meurtre mystérieux d'un loup-garou survenu devant le Hunter's Moon, l'un des repaires de lycanthropes les plus fréquentés de New York.
Du côté des Chasseurs d'Ombres, l'Inquisitrice, une femme insensible et austère, est dépêchée par l'Enclave pour s'emparer de l'Institut: Valentin est de retour et une guerre sanglante se prépare.
Pris dans la tourmente des événements récents, écartelés entre cœur et raison, Clary et Jace se lancent à corps perdu dans la lutte sans merci qui oppose les défenseurs du bien aux forces du mal. Une lutte qui les mènera des souterrains de la Cité Silencieuse aux eaux sombres de l'East River...



Attention, cette chronique peut avoir des SPOILERS pour ceux qui n'ont pas lu le premier tome ou le résumé des livres suivants !

Après les événements de La Cité des Ténèbres, Clary ne demandait qu'un peu de temps pour s'habituer au chamboulement de son univers, pour tenter de comprendre ce qui arrive à sa mère, et mettre en ordre ses sentiments pour Jace et Simon.
Mais le monde des créatures surnaturelles va être très agité lors du meurtre d'un jeune loup-garou, suivi de près par d'autres meurtres. Les chasseurs d'ombre vont devoir gérer ces meurtres, mais aussi le retour de Valentin, qui va préparer sa revanche.
La série The Mortal Instruments n'est pas un coup de cœur, mais une série que j'ai pris grand plaisir à découvrir et à suivre. Ce deuxième tome suit les traces du premier, avec une intrigue simple mais intéressante, des personnages bien faits dans l'ensemble. Jace reste fidèle à lui-même : arrogant, mais craquant. Surtout que l'on va voir une faille dans son amure, surtout lors de l'arrivée des Lightwood, les parents d'Alec et Isabelle. Maryse Lightwood, alors qu'elle a pratiquement élevée Jace, va se méfier du jeune homme, le croyant à la solde de Valentin. Profondément atteint, le jeune homme va se renfermer sur lui-même et devenir plus cassant avec son entourage, notamment avec Clary. Sinon, on voit une Clary plus mûre, plus décidée, mais qui a quand même ses failles, notamment par rapport à la situation concernant sa mère, le fait de se retrouver avec un père, de devoir gérer le fait que Jace est son frère et qu'elle est attirée par lui... Simon ne va pas simplifier les choses, surtout qu'il a bien changé depuis son séjour dans l'antre des vampires.
Cassandra Clare a su faire un deuxième tome intéressant et attrayant, qui a su m'emporter et me donner envie de lire la suite ! On en apprend davantage sur les personnes, qui sont beaucoup plus approfondis, et surtout on en sait davantage sur le monde des chasseurs d'ombres et des créatures obscures. La Cité des Cendres approfondit ce monde et ses personnages, je ne me suis pas ennuyée un instant. Le fait de pouvoir retrouver les personnages là où on les avait laissés, d'en connaître plus, de découvrir certains secrets et d'avoir davantage de caractéristiques de ce monde particulier (comme l'apparition d'une Inquisitrice de l'Enclave), donne plus de saveur à cette suite de The Mortal Instrument.
Donc, vous l'aurez compris, j'ai apprécié ce tome et j'ai très envie de me plonger dans la suite !
 
 
 
 
The Mortal Instruments, Tome 1 : La Cité des Ténèbres
The Mortal Instruments, Tome 2 : La Cité des Cendres
The Mortal Instruments, Tome 3 : La Cité de Verre
The Mortal Instruments, Tome 4 : La Cité des Anges Déchus
 
 
 
 
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24/04/2014

Le jardin de bronze, de Gustavo Malajovich

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Le jardin de bronze

Gustavo Malajovich


Mystérieusement disparue à la sortie du métro en compagnie de sa baby-sitter, la petite Moira n'arrivera jamais au goûter d'anniversaire où l'attend son père.
Ses parents placent d'abord tous leurs espoirs dans les appels à témoins, puis se déchirent à mesure que l'enquête policière piétine. L'homme, seul, continuera la lutte. Après une dizaine d'années de recherches et d'innombrables impasses, une petite araignée en bronze, et l'alliage particulier de son métal, déporte l'enquête des pavés de Buenos Aires aux confins d'Entre Ríos, où un Kurtz argentin règne au cœur des ténèbres du Paraná.
Et c'est dans un jardin de bronze aux arbres métalliques envahis par la végétation que des statues de femmes, ou plutôt d'une même femme reproduite à l'infini, révèlent l'effroyable aliénation des liens du sang.



Le jardin de bronze nous raconte l'histoire de Fabián et de sa famille. C'est donc un homme marié et avec une petite fille. Désabusé, il s'ennuie dans son travail et dans sa vie personnelle. Tout va basculer lorsque sa fille Moira est enlevé à la sortie du métro, alors qu'elle se rendait à un goûter d'anniversaire en compagnie de sa baby-sitter.
Malgré le déploiement de la police et l'enquête qui va être menée, rien ne va se passer, aucun indice... Désespéré, Fabián va sombrer dans la déprime. Les appels à témoins ne marchent pas, une piste se ferme l'une après l'autre, toutes mènent à des impasses. Ce père va finalement trouver de l'aide en la présence d'un détective privé, qui va l'aider à remuer ciel et terre pour retrouver une trace de sa fille disparue.
Le jardin de bronze peut paraitre très classique : une petite fille enlevée, une mère qui sombre, un père prêt à tout pour retrouver son enfer... Mais Gustavo Malajovich a réussi à faire une histoire intéressante, qui emporte le lecteur dans cette quête de vérité.
Gustavo Malajovich va surtout nous écrire une histoire se passant dans le monde argentin, un univers que je connais peu dans l'histoire du polar. On sent tout de suite une ambiance différente de celle décrite dans les policiers que je lis d'habitude. Un des derniers polars qui m'a autant dépaysé est Terminus Tel-Aviv, de Liad Shoham, et qui se déroule en Israël. Après l'Israël, c'est au tour de l'Argentine. On se retrouve à nouveau dans un pays différent, une ambiance différente et des coutumes différentes.
L'auteur a su créer un polar vraiment intrigant, qui s'est inspiré de son vécu (notamment pour le métier du personnage principal, un architecte, qui est le sien) et qui sut recréer une ambiance vraiment réaliste et étouffante. On se sent pris au piège, on s'associe à la quête de ce père désespéré, qui veut plus que tous retrouver sa fille et pouvoir enfin trouver des réponses à ses questions.
Actes Sud publie vraiment de très bons romans policiers, qui tiennent leurs promesses à chaque fois ! Le jardin de bronze est vraiment un excellent titre des dernières nouveautés policières, je vous le recommande.

 

 

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