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03/10/2013

Fiche Série n°5 : Orgueil et Préjugés - Mini-Série, BBC

Fiche Série n°5 : Orgueil et Préjugés - Mini-Série, BBC

Fiche technique

Titre original : Pride and Prejudice
Genre : Drame , Romance
Nationalité : Britannique
Scénario : Andrew Davies
Réalisation : Simon Langton
Producteur : Sue Birtwistle

 Saisis un titre d'article ici ! 

C
asting


Colin Firth
: Fitzwilliam Darcy
Emilia Fox : Georgiana Darcy
Jennifer Ehle : Elizabeth Bennet
Alison Steadman : Mrs Bennet
Benjamin Whitrow : Mr Bennet
Julia Sawalha : Lydia Bennet
Susannah Harker : Jane Bennet
Lucy Briers : Mary Bennet
Polly Maberly : Kitty Bennet
David Bamber : Mr Collins
Barbara Leigh-Hunt : Lady Catherine de Bourgh
Crispin Bonham-Carter : Charles Bingley
Anna Chancellor : Caroline Bingley
Adrian Lukis : George Wickham

Fiche Série n°5 : Orgueil et Préjugés - Mini-Série, BBC
Synopsis

Elizabeth Bennet est la cadette d'une famille modeste de cinq sœurs. Alors qu'elle est en âge de se marier, elle rencontre au cours d'un bal l'élégant Monsieur Darcy qu'elle juge orgueilleux.
Les deux êtres devront passer outre leurs préjugés pour pouvoir s'accorder.


Mon avis

La deuxième adaptation que je vois de ce merveilleux roman qu'est Orgueil et Préjugés. Lesérie,mini-série,adaptation,n°5,orgueil et préjugés,jane austen,bbc,andrew davies,colin firth,jennifer ehle premier que j'ai vu est le film de 2005, réalisé par Joe Wright, avec notamment Keira Knightley et Matthew MacFayden. Pour ceux qui ont vu mon article sur le film, vous vous êtes peut-être aperçus que j'avais une affection particulière pour ce film, car c'est le premier que j'ai vu. En outre, il rend plutôt bien hommage au livre de Jane Austen, les décors et le casting sont à mon goût. Pour ce qui est de Matthew MacFayden, il restera mon Darcy !
Mais passons maintenant au sujet de cet article, c'est-à-dire l'adaptation du roman par la BBC.
 
J'avais vu cette adaptation à la télé il y a quelques années, sans m'y arrêter spécialement. Et le swap Jane Austen and England 1ère édition m'a donné l'occasion de me remettre aux adaptations de la BBC, et parmi celles-ci, Orgueil et Préjugés. Merci Celdunord !
L'histoire, nous la connaissons : avec cinq filles, le grand but de Mrs Bennet est de leur trouver un mari. Avec la venue de Mr Bingley, on espère qu'il épousera une des demoiselles Bennet, qui pourrait s'avérer être l'aînée, Jane Bennet. Avec lui se trouve ses deux sœurs (des demoiselles forts imbues de leurs personnes) et son meilleur ami, Mr Darcy (un homme apparemment très orgueilleux). Si Bingley plait immédiatement, autant Darcy est considéré défavorablement. Et c'est parti pour une histoire ponctué de préjugés, de rebondissements et d'intrigues.
Fiche Série n°5 : Orgueil et Préjugés - Mini-Série, BBCMini-série de 6 épisodes d'environ 50 min chacun, on peut dire que la BBC a encore fait ici une excellente adaptation, vraiment très bien du début à la fin ! Le scénario est extrêmement fidèle, au point de reprendre de nombreux dialogues au mot près. La durée permet donc non seulement de présenter toute l'histoire sans les découpes qu'un film nécessite, mais aussi de bien s'attarder sur les personnages principaux et de présenter dans le même temps les personnages secondaires. Ensuite, les décors sont particulièrement beaux. J'ai particulièrement aimé la maison des Bennet, que je me représentais ainsi. Pour Pemberley, je suis un peu plus mitigée : je voyais l'extérieur de la maison plus grandiose, peut-être plus imposant. Mais l'intérieur était tout à fait conforme à ce que j'attendais, et j'étais particulièrement contente de retrouver la galerie de portraits ! Outre les décors, j'ai appréciée de retrouver les vêtements que j'imaginais ou connaissais de cette époque, les coiffures, mais aussi les différentes danses et activités pratiquées, les dîners, ou les moyens de transports.
J'attends beaucoup de la relation entre Elizabeth Bennet et Darcy, espérant qu'elle serait à la hauteur de celle décrite dans le roman. Je n'ai pas été déçue, tout est très bien mis en scène et interprété ! Que ce soit la colère d'Elizabeth en entendant la remarque désobligeante de Darcy durant le bal, ou l'intérêt croissant de Darcy pour Elizabeth au fur et à mesure que le temps passe. Les acteurs sont vraiment très talentueux et font toute la qualité Fiche Série n°5 : Orgueil et Préjugés - Mini-Série, BBCde l'adaptation. Colin Firth était au départ peu tenté par le rôle, pour finalement se laisser convaincre par Sue Birtwistle. Il a eu raison de se ravier, car c'est vraiment un excellent Darcy ! Souvent très impassible, peu porté à laisser voir ses émotions, tout passe par son regard, vraiment expressif. Toute la chaleur passe par les yeux, comme dans la scène culte où Georgiana et Elizabeth sont côte à côte devant le piano à Pemberley. On le voit lutter contre l'attraction qu'il ressent pour la jeune femme, on le voit dédaigneux et méprisant devant certains membres de la famille Bennet, on le voit reconnaître ses erreurs... Jennifer Ehle correspond tout à fait à l'image que je me faisais de l'héroïne. Elle est vive, espiègle, n'a pas la langue dans sa poche. Elle a un caractère indépendant, et elle très active (elle court, elle fait de longues promenades), tout en cultivant son esprit. C'est cette personnalité peu conventionnelle qui va attirer Darcy. Il est attiré par son énergie, mais aussi par la volonté d'Elizabeth de ne pas se laisser faire et de ne pas avoir peur d'une personne qui a une position plus « élevée » qu'elle, comme Darcy ou la comtesse de Bourg. Elizabeth est celle que l'on voit le plus, on ne peut que s'attacher à elle, la comprendre  Saisis un titre d'article ici !car on a accès à ses émotions, aux événements quotidiens de sa vie, à ses réactions devant les événements qui peut lui arriver.
Le reste de la famille Bennet n'est pas négligé, au contraire. Kitty et Lydia sont de jeunes sottes inconséquentes, entièrement tournées vers le flirt et les officiers, sans se soucier de leur réputation ou de celle de leur famille. Mary se voit comme l'intellectuelle de la famille, et cherche sans cesse à prouver ses talents en musique. Jane est peut-être celle avec qui j'ai eu le plus de mal, contrairement au livre. Dans la mini-série, je la trouvais trop effacée, presque terne. Mais c'est vrai qu'elle doit soutenir la comparaison avec la vivacité de sa sœur Elizabeth, et avec le jeu magistral de Jennifer Ehle. Mr Bennet, désabusé, se renferme pour échapper à l'atmosphère de sa maison. Caustique, mais indolent, il préfère son
 
confort plutôt que de brider certaines filles. Quand à Mrs Bennet, avec sa voix de crécerelle, son hystérie et sa façon de se plaindre pour un sujet ou un autre, est vraiment exaspérante ! Un autre personnage exaspérant est, vous vous en doutez, Mr Collins. Ridicule, maladroit, obséquieux et fier de lui, je n'ai qu'une envie, c'est bien de le gifler. La famille Bennet présente donc bien des défauts, auxquels les deux filles aînées échappent, heureusement ! Mais comme le dit si bien Elizabeth, arriveront-elles à échapper au déshonneur et à l'opprobre que fait surgir chacune des conduites de leurs sœurs et de leur mère ?
Fiche Série n°5 : Orgueil et Préjugés - Mini-Série, BBC
Orgueil et Préjugés est une adaptation que je ne me lasse pas de revoir et de savourer. Je ne me lasse jamais de cet univers, que ce soit celui du livre (un de mes livres doudous) ou des adaptations. Le livre Orgueil et Préjugés est bien évidemment meilleur, sans conteste. Mais lorsqu'une adaptation est aussi bien faite, cela permet de savourer encore davantage le plaisir de l'histoire et des interactions entre les différents personnages. A voir absolument !
Adapté en 1995, cette série n'a pas pris une ride, tout comme le roman de Jane Austen. Sorti en DVD, faisait régulièrement une venue sur Arte, plus d'excuses pour passer à côté de cette magnifique adaptation ! (Et surtout, SURTOUT, pas d'excuses pour ne pas lire le livre !)

25/08/2013

Fiche Série n°4 : Nord et Sud - Mini-Série, BBC

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Fiche technique

Titre original : North & South
Nationalité : Britannique
Genre : Drame, Romance
Statut : Production achevée
Scénario : Sandy Welch
Production : Kate Bartlett
Réalisation : Brian Percival
Musique originale : Martin Phipps

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Episodes

1- Enfer blanc
2- Des hommes en colère
3- Les jours sombres
4- L'appel du destin

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Casting

* Daniela Denby-Ashe
Rôle : Margaret Hale
* Tim Pigott-Smith
Rôle : Richard Hale
* Lesley Manville
Rôle : Maria Hale
* Pauline Quirke
Rôle : Dixon
* Richard Armitage
Rôle : John Thornton
* Sinéad Cusack
Rôle : Hannah Thornton
*Jo Joyner
Rôle : Fanny Thornton
* Brendan Coyle
Rôle : Nicholas Higgins
* Anna Maxwell Martin
Rôle : Bessy Higgins
* Kay Lyon
Rôle : Mary Higgins
* Brian Protheroe
Rôle : Mr Bell


Synopsis


C'est le choc de deux Angleterre que le roman nous invite à découvrir : le Sud, paisible, rural et conservateur, et le Nord, industriel, énergique et âpre.
Entre les deux, la figure de l'héroïne, la jeune et belle Margaret Hale. Après un long séjour à Londres chez sa tante, elle regagne le presbytère familial dans un village du sud de l'Angleterre. Peu après son retour, son père renonce à l'Eglise et déracine sa famille pour s'installer dans une ville du Nord.
Margaret va devoir s'adapter à une nouvelle vie en découvrant le monde industriel avec ses grèves, sa brutalité et sa cruauté. Sa conscience sociale s'éveille à travers les liens qu'elle tisse avec certains ouvriers des filatures locales, et les rapports difficiles qui l'opposent à leur patron, John Thornton.

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Mon avis

Après mon coup de cœur pour Nord et Sud, en faisant un de mes livres doudous, je me suis intéressée à l'adaptation faite par la BBC. Autant dire les choses tout de suite, car je sais que parfois des mauvaises langues viennent traîner par ici : le fait que Richard Armitage campe Thornton n'entre pas du tout en compte !

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J'vous l'jure ! Bon évidemment, ça m'a fait tomber encore plus amoureuse de John Thornton, mais bon Richard Armitage est juste... parfait ! Un acteur talentueux (entre autre), il a un physique qui ne laisse pas indifférent et une voix tout simplement sublime !

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Bon, passons aux choses sérieuses. Je sais que la BBC fait toujours un travail de qualité et je n'ai jamais été déçue, mais j'avais quand même une petite appréhension au début : et s'ils rataient cette adaptation ? Nord et Sud est une énorme référence littéraire, un coup de cœur, et j'espérais que l'adaptation serait à la mesure du talent d'Elizabeth Gaskell. Heureusement, mes appréhensions se sont vites envolées !
Pour me débarrasser tout de suite d'un point un peu négatif, je vais parler de la scène qui m'a lesérie,mini-série,n°4,nord et sud,elizabeth gaskell,bbc,sandy welch,daniela denby-ashe,richard armitage,brendan coyle plus dérangée. C'est celle où l'on rencontre pour la première fois qu'on rencontre Mr Thornton dans sa manufacture. On y voit un John Thornton violent physiquement, ce qui diffère complètement de l'idée qu'on en a dans le livre. Thornton est un homme dur, certes, très autoritaire, tenace aussi, mais c'est surtout un homme honnête, intègre. Je n'ai pas du tout compris pourquoi ils ont tellement transformé cette scène, qui était en outre absolument pas nécessaire et qui montrer une fausse idée de ce personnage.
Après on peut parler de la fin. Je vais faire un SPOILER pour ceux qui n'ont ni lu le livre ni vu la mini-série. Dans le livre, Thornton se rend au rendez-vous de Margaret qui va lui proposer de l'aider financièrement pour reprendre ses activités. Mais dans la série, ils se retrouvent par hasard à mi-chemin entre Londres et Milton, et c'est là que vont être révélé leurs sentiments. On a critiqué cette fin, notamment par le fait que Margaret rentre seule avec lui et l'embrasse en public à la gare (enfin, rendez-vous compte...). Cette scène ne m'a pas autant dérangée que celle de la violence de Thornton, elle m'a quand fait passer un moment d'émotions, mais ça c'est mon côté midinette ! Je comprends néanmoins que ça puisse choquer pour les conventions de leur époque.
série,mini-série,n°4,nord et sud,elizabeth gaskell,bbc,sandy welch,daniela denby-ashe,richard armitage,brendan coyleMais à part ces petits détails, j'ai été enthousiasmé, transportée et ravie par cette adaptation. Je ne vais pas vous refaire l'histoire, mais en tout cas elle a été respectée dans l'ensemble, elle a été très bien menée du début à la fin. Voilà pour l'histoire, qui est vraiment très bien suivie.
Ensuite, les décors. Que vous dire, à part que j'ai eu l'impression d'avoir fait un saut dans le temps et de me retrouver véritablement à cette époque ? Les scènes dans la manufacture sont particulièrement impressionnantes avec le coton qui vole, mais aussi très dure. Un travail contraignant, épuisant, où ni les femmes ni les enfants ne sont épargnés, pour un salaire par forcément très haut, et la poussière de coton qui vole dans l'air est respiré par les ouvriers, empoisonnant les poumons. On comprend les patrons, qui ont des délais à respecter, de l'argent à rentrer pour pouvoir continuer à maintenir leurs manufactures à niveau et payer leurssérie,mini-série,n°4,nord et sud,elizabeth gaskell,bbc,sandy welch,daniela denby-ashe,richard armitage,brendan coyle ouvriers. Mais on comprend aussi ces salariés, qui réclament un meilleur salaire et des meilleures conditions de travail. On voit dans Nord et Sud les premières grèves, la manière dont elles sont organisées, et le désespoir qu'elles peuvent susciter. J'ai particulièrement apprécié Higgins, un ouvrier faisant parti du syndicat, et qui m'a beaucoup touché, ainsi que sa fille. Comme dans le livre, j'ai assisté avec intérêt à la relation qui va se former entre Higgins et Thornton, une relation pour le moins intéressante, captivante, qui ne manque pas de piment !
Pour ce qui est des autres personnages, j'ai apprécié le jeu de Daniela Denby-Ashe dans le rôle de Margaret Hale. Elle correspond physiquement à l'idée que je m'en faisais, ainsi que dans son comportement, bien qu'elle soit parfois un peu moins « volontaire » que dans le roman. En tout série,mini-série,n°4,nord et sud,elizabeth gaskell,bbc,sandy welch,daniela denby-ashe,richard armitage,brendan coylecas, elle s'est imprégnée de son rôle avec une grande maîtrise, pour une interprétation très convaincante ! Sinéad Cusack, qui joue le rôle de Mme Thornton, est particulièrement intéressante également. On sent l'amour et la complicité qui la lie avec son fils, mais aussi son caractère froid, indépendant, dure pour les affaires. Et évidemment, Richard Armitage : il ne joue pas John Thornton, il l'est ! Physiquement, il correspond très bien : une mine dure et froide, l'air rébarbatif et sévère, mais il sait également montrer le côté plus doux et touchant, spécialement lorsqu'il sourit ou quand ses yeux parle pour lui. Il a remarquablement bien compris le fonctionnement de son personnage, ce qui lui a permis de de devenir véritablement Thornton, bref un jeu magistral ! Cela fait un moment que je ne peux que regarder mes films en VO (la VF me colle pratiquement à chaque fois des frissons d'horreur !), j'ai donc regardé Nord et Sud dans sa version originale et je ne peux que vous conseiller de faire pareil pour cette série, car on ne peut pas aimer la (très) belle voix grave de Richard Armitage,série,mini-série,n°4,nord et sud,elizabeth gaskell,bbc,sandy welch,daniela denby-ashe,richard armitage,brendan coyle qui colle parfaitement à son physique ! Je n'en dirais pas plus sur cet acteur exceptionnel, sauf, comme le dit si bien Une bouteille à la mer : Richard, marry me !
Les différences entre le Nord et le Sud sont bien très bien mises en avant, tout en restant subtiles. On voir peu de la vie de Margaret et de sa famille à Helstone, mais le choc entre ce village et Milton est vraiment très frappant. Différence entre la campagne et la ville, entre la vie tranquille et la vie mouvementée, avec les usines, les conflits, les nouvelles relations et surtout de nouvelles manières. Le discours d'Elizabeth Gaskell sur les questions sociales n'est ni amoindri ni caché derrière l'histoire d'amour, heureusement ! Nord et Sud est un livre sombre, avec des comportements montrés du doigt, qui est bien reflété dans la série. Un univers dur, mais l'ironie de Mme Gaskell est toujours présent, apportant quand même des touches de légèreté et d'humour très bienvenue. La musique, magnifique, embellit encore davantage cette histoire magnifique.

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J'ai beaucoup entendu comparer Nord et Sud à Orgueil et Préjugés. Il y a de la ressemblance, on ne va pas le nier : deux femmes auteurs, de la même époque, et deux personnages attirés l'un par l'autre mais séparés par les préjugés et l'incompréhension... Mais voilà les plus grandes ressemblances ! Richard Armitage est très flatté d'être comparé à la prestation de Colin Firth dans Orgueil et Préjugés, car c'est vrai que ces deux acteurs ont montrés un jeu époustouflant et ont fait beaucoup à la qualité de ces mini-séries. Donc, je pense que ceux qui ont aimé Orgueil et Préjugés aimeront également Nord et Sud. Mais qu'on ne voit surtout pas Nord et Sud comme une réplique ! Car, contrairement à Jane Austen, Elizabeth Gaskell montre un milieu plus vaste, plus diversifié, avec des classes sociales différentes, bref ces deux écrivaines sont différentes l'une de l'autre !
En tout cas, j'espère que mon avis du livre et de la mini-série vous auront donné envie de découvrir cet univers, car il vaut vraiment le voyage ! Il est préférable, je pense, de commencer par le roman, pour pouvoir mieux le savourer, mais en tout cas, l'important est de le connaître ! Et si vous ne le connaissez pas...

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28/07/2013

Fiche Film n°8 : The Dark Knight Rises

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Fiche technique

Date de sortie : 25 juillet 2012
Réalisé par Christopher Nolan
Genre : Action, Drame, Thriller
Nationalité : Américain, britannique

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Synopsis

Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause.
Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent.
Mais c'est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser.
À moins que ce ne soit l'arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l'exil qu'il s'est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n'est peut-être plus de taille à affronter Bane...

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Casting

Christian Bale : Bruce Wayne
Gary Oldman : Le commissaire Gordon
Tom Hardy : Bane
Joseph Gordon-Levitt : Blake
Anne Hathaway : Selina
Marion Cotillard : Miranda
Morgan Freeman : Fox
Michael Caine : Alfred Pennyworth

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Secrets de tournage

"La fin de cette ère Batman..."
Cela fait maintenant plus d'une demi-douzaine d'années que Christopher Nolan et Christian Bale ont lié leur destin à la saga Batman. Tous deux ont confirmé que The Dark Knight Rises était leur dernier épisode derrière ou devant la caméra. Voici ce que déclarait l'interprète de Bruce Wayne, quelques mois avant la sortie du film : "J'ai terminé le tournage de The Dark Knight Rises, il y a quelques jours. Donc c'est la dernière fois que j'enlève mon masque de Batman. Je crois que toute la production du film a été bouclée cette semaine [en novembre 2011], donc c'est terminé. Tout est fini. Ce volet sera le tout dernier pour moi et le réalisateur Christopher Nolan. C'est la fin de cette ère Batman", a-t-il expliqué.
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Appelez-moi Sélina...
Bien qu'Anne Hathaway semble pour tout le monde incarner la célèbre Catwoman, ce n'est pas (vraiment) le cas dans The Dark Knight Rises. En effet, dans le film, jamais le nom de la voleuse n'est prononcé, et seul le patronyme de son alter-ego public, Selina Kyle, est mis en avant. Une preuve supplémentaire que Christopher Nolan veut détacher sa trilogie réaliste de la base "comics", trop fantaisiste à son goût...

Le BatWing version Nolan
Un nouveau véhicule fait son apparition dans The Dark Knight Rises : "The Bat" ("La Chauve-souris" en VO). Cet héritier du BatWing, version Christopher Nolan, peut ainsi s'envoler dans le ciel de Gotham, étant en plus doté d'une imposante force de frappe. Amené par Lucius Fox (Morgan Freeman) à Bruce Wayne (Christian Bale), ce bolide est le fruit d'un croisement entre un hélicoptère Apache, un jet Osprey, et l'avion de chasse Harrier, pour une longueur de 10 mètres et une largeur de 5. Pour finir, ce beau bébé pèse tout de même plus de 1,3 tonne !

The Mask
Le masque de Bane se devait d'être véritablement une partie de lui, pour rendre le personnagefiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caine encore plus effrayant et "animal". La chef costumière Lindy Hemming a ainsi mis en place un système d'aimants appliqués au visage de Tom Hardy, pour que la structure métallisée du masque soit le plus possible collée au visage de l'acteur. Seul un joint en caoutchouc entre sa peau et le masque permettait à ce dernier de respirer convenablement.

Je t'ai Keysi !
Dans les films Batman Begins et The Dark Knight, Batman (Christian Bale) combat en utilisant principalement les techniques du Keysi, un art martial dérivé du jeet kune do. Pour ce troisième film, le chef cascadeur Buster Reeves a décidé de faire évoluer cette technique de combat en la rendant plus directe et plus brutale, afin que le Chevalier Noir réponde efficacement au personnage de Bane (Tom Hardy).

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IMAX oui, 3D non !
The Dark Knight Rises est l'un des seuls blockbusters de 2012 à ne pas avoir succombé aux sirènes de la 3D. Christopher Nolan a expliqué ce choix, à contre-courant de l'industrie hollywoodienne actuelle. Il s'agit d'abord pour lui de ne pas rompre l'homogénéité de sa trilogie, le relief pouvant donner au troisième épisode un aspect visuel différent. Autre explication, The Dark Knight Rises présente des personnages hors du commun. Or, la 3D impose une intimité pour le spectateur, ce qui ne serait pas compatible avec ce nouvel opus selon le réalisateur. Cependant, Nolan a filmé 45 à 50 minutes de son film en format IMAX, soit deux fois plus que pour The Dark Knight - Le Chevalier Noir.
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Batman et... Robin ?
Il s'agit d'un clin d'œil discret repéré dans la bande annonce de The Dark Knight Rises : dans la scène où Bane attaque un stade, un supporter tient une pancarte avec la lettre "R" des Gotham Rogues (l'équipe de football de la ville). Un "R" qui reprend la graphie du logo des comics Robin ! Cette référence cachée au jeune acolyte de Batman n'est pas à mettre au crédit du réalisateur Christopher Nolan. Lors du tournage, les 11 000 figurants pouvaient apporter les accessoires qu'ils désiraient pour se transformer en parfaits supporter. Il s'agit donc d'un clin d'œil d'un fan, aux autres fans !



M
on avis


fiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caineThe Dark Knight Rises est le troisième volet de la trilogie Batman et clôt la saga dirigée par Christopher Nolan.
Après The Dark Knight – Le Chevalier Noir, huit ans s'est écoulé et Batman est passé de héros à fugitif pour avoir endossé la responsabilité de la mort d'Harvey Dent et de ses actes. Le mensonge semble avoir porté ses fruits : la criminalité de Gotham a reculé, la population reprend espoir. Tout bascule le jour où une cambrioleuse, Selina Kyle, s'introduit chez Bruce Wayne, retranché dans son manoir d'où il n'est pas sorti depuis huit ans. Outre la voleuse, un nouvel individu dangereux fait son apparition : Bane, un terroriste masqué qui oblige Bruce Wayne à réenfiler le costume de la chauve-souris.
Après l'immense succès (et amplement mérité !) de The Dark Knight – Le Chevalier Noir, cefiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caine dernier opus était très attendu au tournant. J'attendais beaucoup de ce film, à la fois parce que c'était le dernier de la trilogie, parce que Batman est mon super-héros préféré, Christopher Nolan en est le réalisateur et qu'il est composé d'une pléthore d'acteurs tous plus talentueux les uns que les autres.
Je dois dire que même s'il est supérieur à Batman Begins, The Dark Knight Rises n'atteint pas la perfection du deuxième opus, qui est difficile à égaler. Quelques petits défauts font évidemment leurs apparitions, et je vais en parler pour m'en débarrasser ! Le défaut le plus « visible » est le jeu de Marion Cotillard. Autant j'ai apprécié son jeu glaçant dans Inception et sa présence à l'écran, ainsi que l'un de ses derniers films (De rouille et d'os), autant elle parvenait à rabaisser le niveau des acteurs dans The Dark Knight Rises... On peut citer notamment sa dernière scène (caricaturée partout sur le Web), censée être dramatique et nous arracher des larmes mais qui ne parvient qu'à faire rire ! C'est vraiment ma plus grande déception, car le personnage qu'elle incarne a quand même une grande importance dans les comics, avec une histoire intéressante qui n'est pas assez développé ici. Outre le jeu de l'actrice, deux ou trois petites incohérences m'ont faite tiquer. Pour l'identité de John Blake, cela a été assez rabattu, mais elle m'a amusée, surtout avec cette fin ouverte, et même si Nolan a déclaré ne plus vouloir revenir dans l'univers de Batman. Ce qui m'a le plus dérangée, c'est que Blake sache que Batman et Bruce Wayne ne fassent qu'un, alors qu'il n'a vu le millionnaire qu'une fois, avec une fille à son bras, et qu'il l'a reconnu à son regard. Mouais... Ensuite, lorsque Bane et ses complices attaquent la Bourse, il fait grand jour, et dix minutes après, lorsqu'ils s'échappent, il fait nuit noire pour permettre au Batman de faire son entrée fracassante... un peu théâtral ! Autre détail : les flics sont pris au piège sous terre. D'accord, on leur fait passer de la nourriture (il en faut quand même une sacrée quantité), et surtout, quand fiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caineils sont libérés, ils ont l'air propres et frais, avec des vêtements bien tenus, et prêts pour une bataille ! Et pour finir, certains spectateurs s'étonnaient que Batman ait réussi à traverser la glace (d'ailleurs, l'eau a gelé drôlement vite), alors que les prisonniers la cassaient dès qu'ils posaient un pied dessus (et tout en trouvant le temps de peindre une immense chauve-souris). Bon, pour ma part, je dirais que Batman a peut-être volé vers une surface plus solide ou, à la limite, a une technique spéciale : dans Batman Begins, on le voyait s'exercer avec son mentor sur un lac gelé, donc... Et le dernier point qui m'a un peu dérangée, c'est la voix de Bane, à laquelle il faut un certain temps avant de s'y habituer, du moins pour moi. Et je dois dire que la VO est mille fois meilleure que la VF. Voilà pour le négatif dans The Dark Knight Rises. Du négatif, peut-être, mais qui n'ont pas réussi à ruiner le film, car The Dark Knight Rises reste un chef d'œuvre dans le cinéma actuel et dans les blockbusters. Certains de ces défauts sont parfois dus à unefiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caine ellipse, à une solution de facilité pour éviter de rajouter des explications à un film déjà long.
Mais est-il un mauvais film ? Non, loin de là ! Tout comme Batman Begins et The Dark Knight – Le Chevalier Noir, ce dernier volet a une densité que l'on rencontre rarement dans les blockbusters hollywoodiens et dans les films de super-héros en général, The Dark Knight Rises est une magnifique conclusion à la trilogie. Contrairement à The Dark Knight – Le Chevalier Noir où les attentats étaient mis en avant, cette fois, c'est la crise économique qui fait le pivot de l'histoire : attaque de la Bourse par Bane, redistribution du pouvoir accaparé par les élites financières et politiques, soulèvement du peuple... Mais aussi la passivité du gouvernement qui refuse d'aider Gotham ainsi que l'armée qui suit beaucoup trop les ordres à la lettre, sans aucune initiative. The Dark Knight Rises est un blockbuster qui traite de nombreux sujets, ce qui lui donne parfois un effet bancal, Christopher Nolan voulant traiter un peu trop de sujet dans un temps trop court. Mais ce manque de temps est rattrapé par la vision de Nolan, à la fois très pessimiste et tourmentée.
Christopher Nolan a réussi un coup de maître dans la psychologie de ses personnages (à partfiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caine pour Miranda...). Batman prend vraiment tout son sens dans ce dernier film : Bruce Wayne a remisé cape et masque dans une volonté de laisser les habitants de Gotham vivre sans dépendre d'un homme masqué pour régler leur problème et se battre au grand jour. Malgré tout, cette décision nuit grave à Bruce Wayne, surtout avec les conséquences de son combat contre le Joker : ses idéaux ont été foulés aux pieds, il voit son image de « monstre », de symbole utile à Gotham qui s'empresse ensuite de le chasser. Avec la disparition de Batman, c'est aussi Bruce Wayne qui disparait, ne trouvant rien dans la société extérieure de quoi l'intéresser. Le titre de The Dark Knight Rises prend tout son sens ici : Bruce Wayne se relève seulement quand Batman trouve une raison de reprendre du service. A travers la trilogie, Christopher Nolan a analysé en profondeur ce super-héros, permettant de lui donner vie comme aucun cinéaste ne l'avait encore fait. On ressent le poids des années et des épreuves sur Bruce Wayne et son alter égo. Plus diminué, avec un matériel pour davantage le soutenir, Batman a vieilli mais conserve sa volonté de protéger sa ville.
Le second personnage important est bien entendu Bane. Ennemi de Batman moins connu, il reste le fléau de Batman, un des seuls à avoir vaincu la Chauve-Souris. Après l'interprétation de Heath Ledger comme Joker, Tom Hardy était désavantagé pour prendre la suite. S'il n'atteint pas la prestation inouïe de Heath Ledger, Tom Hardy confirme néanmoins avec brio qu'il est un acteur sur qui il faut compter (on ne le présente plus, tant ses prestations dans Bronson, Inception, La Taupe ou Warrior ont été remarquées). Il réussit ici l'exploit de faire passer ses émotions malgré son visage presque entièrement recouvert. Même si son histoire n'a pas été assez expliquée et exploitée, Bane est un personnage charismatique, et plus qu'intéressant ! Comme le souligne Alfred, Bane est le contraire de Batman, surtout depuis sa réclusion. « Je suis né de l'ombre, alors que tu n'as que l'adopter », dit Bane à Bruce Wayne. Son passé et sa puissante volonté fait de lui quelqu'un de mieux préparé, de plus déterminé, ce qui se ressent particulièrement dans leur premier combat dans les égouts. Tom Hardy fait un Bane terrifiant, et restera tout aussi inoubliable que le Joker !
fiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caineDans la galerie des personnages, il y a également Selina Kyle, qui incarne Catwoman, bien qu'elle ne soit jamais appelée ainsi. En voyant le casting, je pensais qu'Anne Hathaway serait le maillon faible. A ma grande surprise, c'est Marion Cotillard qui s'est révélée ainsi. Anna Hathaway a réussi à incarner la voleuse de haute-voltige, qui emploi la force et les armes, mais qui n'est pas une ennemie de Batman aussi dure que les autres, plus voleuse que tueuse. Belle, cynique, indépendante, ce personnage est vraiment bien rendu, même si j'aurais voulu en savoir plus sur elle, comme pour tous les autres ! Les seconds rôles sont tout aussi intéressants que dans les films précédents : le commissaire Gordon est hanté par la décision de chasser Batman et de couvrir les actes d'Harvey Dent. Allié de Batman, il annule sa retraite anticipé pour combattre Bane. Gary Oldman est toujours aussi convaincant dans son personnage, un policier à la fois pessimiste et volontaire, qui retrouve espoir grâce à l'aide de Batman et ensuite de Harvey Dent. La chute de ce dernier le fera retomber dans un pessimiste encore plus profond. Dans The Dark Knight Rises, il est le premier à soupçonner la menace de Bane et à penser que le Batman est le seul à pouvoir s'y opposer. Alfred Pennyworth est moins présent dans cet épisode, mais sa relation avec Bruce Wayne est d'autant plus forte. Il ne se fait plus d'illusion sur la lutte de Batman contre le mal, l'encourageant à cesser et à voir le monde, non plus comme Batman, mais comme Bruce Wayne, et à voir au-delà. La bonne surprise vient également de Joseph Gordon-Levitt, qui incarne un policier, John Blake. Le jeune homme est un proche de Gordon, il croit au retour du Batman, et surtout se bat pour sauver la ville de la tyrannie de Bane.
Avec The Dark Knight Rises, Christopher Nolan montre qu'il est vraiment un réalisateurfiche film,n°8,adaptation,batman,the dark knight rises,christopher nolan,christian bale,gary oldman,tom hardy,joseph gordon-levitt,anne hathaway,marion cotillard,morgan freeman,michael caine époustouflant, l'histoire est bien amenée et surtout sans aucun moment d'ennui ! Tourner sur pellicule et en partie avec la technologie de l'Imax (et sans 3D !) sublime encore les images, d'une très grande beauté. Nolan alterne parfaitement les scènes d'actions et les moments plus calmes. La beauté du film est toujours aussi bien portée par la musique de Hans Zimmer, qui signe l'une de ses meilleures compositions, avec celle des autres Batman, d'Inception et de Gladiator !
Christopher Nolan offre sa vision personnelle du mythe de Batman, avec l'évolution et le réalisme que cela implique. Un film passionnant, dur, prenant, qui réussit à la fois à satisfaire au niveau des scènes d'actions grandiose mais aussi en faisant réfléchir. La trilogie se classe sans hésiter dans l'une des plus grandes sagas du cinéma ! Les dernières minutes du film ont souvent été critiquées, car contrairement à d'autres films (notamment Inception ou Memento), Christopher Nolan montre clairement comme cela se finit. L'identité de John Blake, la scène avec Alfred... Je dirais simplement que Nolan a voulu finir clairement, sans retournement de dernière minute (bien que le plan sur le visage d'Alfred aurait été amplement suffisant), et que cela n'est peut-être pas plus mal, dans la mesure où ce film prête moins à confusion que d'autres, et pour le plaisir de savoir clairement comment l'histoire se finit.
Bref, The Dark Knight Rises est une magnifique épopée – encore une ! – et un de ces films que je peux revoir sans jamais me lasser. Un must dans le genre, et je suis impatiente de voir les prochains films de Christopher Nolan et des acteurs présents dans le film !
 
 
 

18/04/2013

Fiche Série n°2 : Jane Eyre - Mini-Série, BBC

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Fiche technique

Réalisé par Susanna White
Nationalité Britannique
Genre Drame, Classique
Statut Production achevée

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Casting

Ruth Wilson
Rôle : Jane Eyre
Toby Stephens
Rôle : Mr. Rochester
Christina Cole
Rôle : Blanche Ingram
Lorraine Ashbourne
Rôle : Mrs. Fairfax
Cosima Littlewood
Rôle : Adèle
Pam Ferris
Rôle : Grace Poole


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Synopsis

Devenue orpheline très jeune, sans la moindre fortune, la petite Jane Eyre est élevée par une parente aisée, la tante Reed, dans le nord-est de l'Angleterre. Souffre-douleur de ses cousins, maltraitée par leur mère, l'enfant solitaire et rebelle est envoyée à Lockwood, un pensionnat pour jeunes filles pauvres.
Durant ces sévères années d'apprentissage, qui font d'elle une jeune fille accomplie, elle affronte la mort de son unique amie et noie sa tristesse dans le dessin.
À 19 ans, elle part travailler dans une vaste demeure isolée, Thornfield Hall, comme gouvernante auprès de la pupille d'un riche original, Edward Rochester, lui-même se trouvant à l'étranger. Tous deux se retrouvent face à face pour la première fois sur la lande, un soir d'orage...

 

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Mon avis

J'ai vu peu d'adaptation du roman de Charlotte Brontë : deux, en tout et pour tout, du pour le moment ! La première était le film de 2012, réalisé par Cary Fukunaga, avec Michael Fassbender et Mia Wasikowska dans les rôles titres. La deuxième version est donc cette mini-série de la BBC. Réalisé par Susanna White, sur un scénario de Sandy Welch, avec Toby Stephens dans le rôle de Rochester, Ruth Wilson dans celui de série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensJane Eyre. Composée de quatre épisodes, chacun d'une durée d'environ 55 min, pour presque 4h en tout, ce format de mini-série offre un temps plus long pour bien mettre en place l'histoire.
Une histoire qu'on n'a peut-être pas besoin de rappeler ? Pour faire court, Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, Mrs Reed. Maltraitée, la petite fille est envoyée à l'âge de dix ans à l'institut Lowood. D'abord étudiante puis maîtresse, elle va trouver un autre travail, en tant que gouvernante d'Adèle, une petite française pupille du maître de Thornfield Hall : Mr Rochester. Leur intérêt naissant, puis leur amour, un vrai parcours du combattant ! Notamment lorsque Jane s'enfuie et, presque morte de faim, sur la lande, est recueillie par un pasteur, St Jon Rivers, et hébergée par ses sœurs.
La longueur de l'adaptation permet à la série d'être fidèle au roman Jane Eyre. Mais même aussi bien adapté que possible, ce n'est évidemment pas la même chose. L'enfance de Jane Eyre, son séjour à Lowood, sont traités en une dizaine de minutes, ce qui est dommage car c'est là que la jeune femme s'est construite, a grandi.
Mais aussi le plus gros défaut serait la manière d'avoir traité la partie avec les Rivers. C'est certes plus complet que dans le film de Cary Fukunaga, car on y apprend bien ici que ce sont ses cousins, leurs liens de parentés, on y voit St John amoureux... Mais malgré tout, c'est ici que j'ai été le moins convaincue, car Jane a passé environ un an avec eux, et c'est dans la série très peu développé, ainsi que la morale de St John, la grande emprise qu'il a sur Jane, qui y succombe presque. Mais aussi le fait que dans cette partie, Jane retrouve la mémoire, nous faisant revivre des scènes du passé avec Rochester par flashbacks. Car contrairement au roman où elle change son nom pour éviter de se faire retrouver, ici elle a perdu la mémoire...
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensCes deux points sont pour moi les deux défauts « évidents » de la série. Car après on peut toujours ajouter des détails (certaines scènes sont déplacées, ajoutées, transformées, des personnages ajoutés ou légèrement modifiés), mais ce ne sont là que des détails ! Ah, une scène quand même, sur laquelle je voudrais m'attarder. Dans le roman Jane Eyre, il y a un passage avec une gitane. SPOILER. En fait, Mr Rochester déguisé, qui voulait s'amuser au dépend de ses invités, et savoir ce que Jane pense. Effectivement, elle est présente dans la mini-série, mais elle fait partie de celles qui ont été modifiée, car au lieu de se déguiser, Mr Rochester a employé une bohémienne et s'est caché pour assister à la scène. J'étais contente de retrouver ce passage qui fait partie de mes préférés, mais j'aurais voulu quand même qu'elle se rapproche de l'original ! FIN DU SPOILER.
Bon, passons maintenant aux acteurs. J'étais curieuse puis impressionné par la prestation de Michael Fassbender, et je voulais maintenant voir comment aller se débrouiller Toby Stephens ((que l'on peut voir par exemple dans le James Bond Meurs un autre jour, et surtout talentueux fils de la non moins talentueuse Maggie Smith !). Pour moi, il se rapproche vraiment beaucoup du personnage décrit par Charlotte Brontë. Même si, physiquement, ce n'est pas comme ça que je me le représente, il est vraiment Rochester dans cette adaptation. Il a réussi à rendre le côté à la fois brusque et autoritaire, mais aussi l'humour : j'ai eu régulièrement des rires dans cette adaptation, car Jane Eyre est loin d'être une œuvre sombre, l'humour et la causticité y sont très présents ! J'ai particulièrement apprécié la scène où Jane annonce qu'elle doit se rendre auprès de sa tante malade. Toby Stephens a également réussi à rendre que, sous le tempérament orageux, sombre, souvent dur de Rochester, il y a un homme intelligent, en quête de rédemption, capable de rire. Ruth Wilson incarne une Jane Eyre vraiment incroyable ! Ce n'est pas une jeune fille apeurée par son inexpérience du vaste monde, elle saisit toutes les occasions pour apprendre et découvrir. Elle possède la morale de l'époque (elle refuserait de faire le mal, même pour ceux qu'elle aime, tout en pouvant faire tout ce qu'elle peut pour eux), mais passe également au-dessus des préjugés, notamment en devenant amie et en tombant amoureuse de son maître, un homme dont la condition est « supérieure » à la sienne, et en ayant un comportement peu conventionnel, avec une indépendance d'esprit très forte. Passons à Ruth Wilson, qui m'était déjà un peu connue en interprétant Alice Morgan dans la série Luther (une série dans laquelle elle est vraiment excellente !). Elle est connue notamment pour ses rôles au théâtre, mais elle sait diversifier ses rôles sur le petit et le grand écran, avec donc Luther, le remake du Prisonnier, et on pourra bientôt la remarquer dans The Lone Ranger, aux côtés d'Armie Hammer, Johnny Depp et Helena Bonham Carter. Dans le rôle de Jane, Ruth parvient à faire ressortir la complexité du personnage, sa psychologie. En outre, elle convient aussi bien physiquement à Jane Eyre : elle ne correspond pas aux « critères de la mode », mais elle révèle une force et un charisme très puissant ! Outre, ces deux personnages principaux, la série offre, à l'image du livre de Charlotte Brontë, une palette de personnages secondaires tous très intéressants et bien mis en scène.
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensEnfin, les décors : j'ai été amusée de constater que le principal lieu de tournage, le Haddon Hall, le manoir représentant Thornfield a servi pour trois adaptations de Jane Eyre : le film de Franco Zeffirelli en 1996, pour Cary Fukunaga en 2011, et pour cette mini-série de la BBC. C'est vraiment un manoir très beau, qui correspond bien à l'atmosphère du roman, même si quelques scènes furent filmées dans des parcs extérieurs, en studio ou dans des hangars. Une atmosphère gothique, sombre (peut-être que dans la version de Cary Fukunaga), où on sent véritablement l'empreinte de Charlotte Brontë. Comme Jane, une vraie sorcière, sa magie agit toujours et imprègne non seulement son roman, mais aussi toutes les adaptations qui en découlent.
Des légères prises de liberté par rapport à l'œuvre originale de Charlotte Brontë, mais qui se font rapidement oubliés par la qualité de l'adaptation ! Jane Eyre est décidément toujours aussi présent, pour mon plus grand bonheur !

10/03/2013

Fiche Film n°7 : Orgueil et Préjugés, 2005


Orgueil et préjugés Bande-annonce (2) VF

Fiche technique

Date de sortie : 18 janvier 2006 (2h7min)
Réalisé par Joe Wright
Genre Romance, Comédie
Nationalité Français, britannique , américain

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Casting

Keira Knightley
Rôle : Elizabeth Bennet
Matthew MacFadyen
Rôle : Darcy
Donald Sutherland
Rôle : Mr Bennet
Brenda Blethyn
Rôle : Mrs Bennet
Rosamund Pike
Rôle : Jane Bennet
Jena Malone
Rôle : Lydia Bennet
Carey Mulligan
Rôle : Kitty Bennet
Talulah Riley
Rôle : Mary Bennet
Simon Woods
Rôle : Mr. Bingley
Rupert Friend
Rôle : Mr. Wickham
Judi Dench
Rôle : Lady Catherine De Bourgh

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Synopsis

Dans un petit village d'Angleterre, sous le règne de George III, Mrs. Bennet veut marier ses filles afin de leur assurer un avenir serein. L'arrivée de nouveaux voisins, Mr. Bingley et son ami Mr. Darcy, plonge Jane et Elisabeth dans des affaires de coeur tumultueuses.

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Secrets de tournage

fiche film,n°7,adaptation,orgueil et préjugés,jane austen,joe wright,keira knightley,matthew macfadyenD'après le roman de Jane Austen
Orgueil et préjugés est l'adaptation cinématographique du roman Pride and prejudice, écrit par la Britannique Jane Austen et publié pour la première fois en 1813.

Keira Knightley : du nunchaku en costumes !
Lors du tournage de Orgueil et préjugés, Keira Knightley s'entraînait physiquement pour le film Domino, qu'elle devait débuter quelques jours après après la fin du tournage. Un spécialiste en arts martiaux était notamment présent sur les plateaux de cette romance historique, afin de lui apprendre l'art du nunchaku. Vers la fin du tournage, les maquilleurs durent même ruser pour cacher ses muscles plus visibles et Keira dut utiliser une perruque (s'étant déjà coupé les cheveux pour les besoins de Domino).

Keira Knightley fasciné par Jane Austen
Keira Knightley aborde sa fascination pour le roman Pride and Prejudice : "C'est un livre qui m'obsède depuis que j'ai sept ans. Alors, jouer le rôle d'Elizabeth Bennet était une l'opportunité que je ne pouvais pas rater." Forcément ravie, l'actrice avoue néanmoins une certaine angoisse à interpréter un rôle tant aimé des lecteurs(trices) du monde entier.


Joe Wright, habitué des costumes
Orgueil et préjugés est la première réalisation cinématographique de Joe Wright. Travaillant d'ordinaire pour le petit écran, il fut honoré en 2003 pour la fiction télévisuelle Charles II : The Pride and the passion, qui reçut les BAFTA du Meilleur drame et des Meilleurs costumes.

Emma Thompson, scénariste secrète
Emma Thompson, scénariste primée de Raison et sentiments (déjà une adaptation d'un roman de Jane Austen), a collaboré au scénario de Orgueil et préjugés en réécrivant certaines scènes. Pour ce travail, elle ne fut pas payée et n'est pas créditée au générique du long-métrage.

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Mon avis

La version de 2005 est le premier film adapté d'Orgueil et Préjugés que j'ai visionné. Et parce que c'est la première adaptation que j'ai vu (et revu, et re-revu...), elle aura toujours ma préférence !
Certes, on peut toujours me dire que la version de la BBC est mille fois mieux, mais normal : une série offre plus de temps, et donc à la possibilité d'être plus fidèle à l'œuvre, qu'un film qui dure 2 heures. La version de Joe Wright, porté sur grand écran, est sans doute moins adaptée, mais réussit quand même à faire passer l'essentiel du roman de Jane Austen. On peut certes reprocher détails manquants ou passés trop rapidement, mais pour moi c'est là le seul détail négatif et important. Quant aux personnages et acteurs, je suis très satisfaite personnellement ! fiche film,n°7,adaptation,orgueil et préjugés,jane austen,joe wright,keira knightley,matthew macfadyenBingley est à la fois timide et touchant, plus que dans le roman, j'ai l'impression. Wickham colle pile-poil à la description faite dans Orgueil et Préjugés : un type charmeur cachant un côté très calculateur. Les sœurs Bennet (Jane, Lydia, Kitty et Mary) sont dans l'ensemble conformes à l'idée que je m'en faisais, Mr Bennet à bien ce mélange de nonchalance et de causticité présente dans l'œuvre, Mrs Bennet est tout aussi agaçante et crispante !
Pour ce qui est des deux personnages principaux, Elizabeth Bennet et Darcy, il y aurait pas mal à dire. Beaucoup ont ait été dubitatif par rapport à la présence de Keira Knightley dans le rôle de Lizzie. J'aime beaucoup cette actrice, et je ne suis donc pas forcément objective, car j'ai bien aimé sa prestation. Physiquement, elle rompt avec l'idée de la beauté de l'époque, avec une silhouette filiforme et un visage anguleux. Son aspect souligne bien le caractère décidé d'Elizabeth et son côté ironique. Pour ce qui est de Matthew MacFayden, je sais que lui non plus ne plait pas à tout le monde. Pour ma part, que du bon, rien à jeter ! C'est le premier, donc c'est le chouchou, et il bat d'une très courte tête Colin Firth, excellentissime lui aussi ! Il fait ressortir le côté très timide de Darcy, ce qui le pousse à être considéré comme froid et orgueilleux. Il campe un Darcy touchant, que j'ai beaucoup apprécié, et aussi très beau !fiche film,n°7,adaptation,orgueil et préjugés,jane austen,joe wright,keira knightley,matthew macfadyen
Donc, pour moi, cette adaptation d'Orgueil et Préjugés n'est peut-être pas aussi bien que celle faite par la BBC, qui est donc beaucoup plus complète, mais elle a le mérite de faire ressortir les points essentiels du roman, de montrer toute l'ironie d'Elizabeth et la retenue de Darcy, mais surtout de faire connaître l'œuvre de Jane Austen à travers un point de vue différent !
Si vous ne connaissez pas Orgueil et Préjugés, je vous conseille le film, la série, mais surtout le roman fabuleux de Jane Austen !