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14/01/2014

Bleak House, Tome 1, de Charles Dickens

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Bleak House, Tome 1
La mystérieuse Lady Dedlock

Charles Dickens



Le richissime John Jarndyce accueille dans son domaine, Bleak House, trois enfants dont il a obtenu la tutelle.
Tout porte à croire qu'un avenir radieux s'ouvre désormais à eux, mais la malchance semble poursuivre tous les occupants de la maison...



Après avoir lu De grandes espérances et La petite Dorrit, je m'attaque à Bleak House, séparé en deux parties.
Dans La mystérieuse lady Dedlock, on se plonge illico dans l'intrigue et les personnages. Tout commence avec l'affaire « Jarndyce contre Jarndyce », où chacun des individus que l'on croise est liés de près ou de loin à cette affaire. Un testament obscur, une grosse somme d'argent, on ne sait pas d'où vient cet argent, pourquoi cet héritage est tellement contesté... Cette affaire est le pivot de l'histoire de Dickens tout en restant un des éléments les plus énigmatiques !
Ada Clare et Richard Carstone sont des pupilles de la Cour et concernés par l'affaire. Les deux jeunes gens vont être recueillis par John Jarndyce, qui se refuse à toute implication dans le procès. Il veut avant tout être bien entourés, mais surtout pouvoir apprécier sa tranquillité. Aux pupilles va s'ajouter Esther Summerson, une jeune femme que John Jarndyce a toujours épaulée. Esther va avoir la mission de tenir compagnie à Ada, mais aussi d'être l'intendance de Bleak House, la demeure de Mr Jarndyce.
La vie va se poursuivre tranquillement, les jeunes gens ont des personnes à aimer, et Mr Jarndyce a trouvé avec qui partager sa richesse et sa tranquillité. Mais ce ne serait pas du Dickens si tout ne se déroulait pas sans heurt ou chaos... L'affaire Jarndyce contre Jarndyce obsède chaque personne qui s'en rapproche, tout le monde espère un dénouement pour pouvoir posséder une partie de ces richesses que l'on dit immenses. Le premier Richard souhaite plus que tout acquérir de l'argent sans se fatiguer outre mesure pour pouvoir prétendre épouser Ada. Il va aller d'études en études afin de trouver celle qui lui correspond. Esther assiste avec un œil inquiet tous ces multiples rebondissements.
Chacun des personnages est décrits avec finesse par Dickens. Richard est un jeune homme charmant, qui attire la sympathie... mais tellement indolent parfois ! Il hésite, il doute, il navigue entre plusieurs métiers et n'espère que la résolution de l'affaire Jarndyce pour toucher l'héritage. De son côté, Ada est une belle jeune fille, dont l'amour pour Richard l'empêche bien souvent de voir ses défauts. Une enfant charmante, mais sans grande expérience. Lady Dedlock est peut-être le personnage le plus intrigant, avec cette langueur, cet ennui qui la suit partout. Son passé se dévoile petit à petit, à coup de révélations dosées. John Jarndyce est sans doute le personnage que je préfère. Tuteur d'Esther et des pupilles de l'affaire Jarndyce, il a à cœur de réparer les justices qu'il voit, de faire tout ce qui est en son possible pour répandre la bonté autour de lui. Un des personnages les plus touchants ! Esther Summerson est l'une des narratrices du roman. Elle ne sait pas qui sont ses parents, elle a été élevée par une tutrice sèche et désagréable. Pour se faire aimer, Esther cherche à être toujours humble, disponible pour les autres, de compenser la « honte » de sa naissance. Son bienfaiteur s'avère être Mr Jarndyce, qui va la prendre sous son aile. Un personnage que j'ai d'abord trouvé un peu lisse, pour finalement laisser la place à un être plus complexe et tourmenté qu'on ne l'aurait cru !
Bleak House est un roman que j'appréhendais un peu de commencer. Car si j'ai aimé De grandes espérances, j'avais plus envie de gifler Pip du début à la fin que de m'attacher à lui. La Petite Dorrit a beau être un coup de cœur, il m'a fallu un peu de temps avant d'acquérir une vitesse de croisière pour ce qui est de la lecture. Mais j'ai dû prendre le pli et acquérir davantage de familiarité avec l'écriture de Dickens, car j'ai englouti La mystérieuse Lady Dedlock en moins de temps qu'il faut pour le dire !
J'ai pris un immense plaisir à ma lecture et je n'attends maintenant plus que deux choses : lire la seconde partie et regarder la version série de la BBC !
Et vous, vous l'avez lu ?
 
 
 
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15/09/2013

De grandes espérances, de Charles Dickens

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De grandes espérances

 

Charles Dickens




Pip est un jeune garçon rêveur et sensible. Élevé par une sœur revêche et un beau-frère d'une nature excellente mais tenu sous la coupe de cette maîtresse femme, il aime à traîner au cimetière où sont enterrés ses parents.
Enfant, avant même qu'un héritage inattendu éveille en lui "de grandes espérances", il voit le monde à travers le filtre étrange de son imagination qui frise parfois le surnaturel et le prédispose à la rencontre avec deux êtres qui vont transformer sa vie : un forçat évadé, figure qui reparaîtra de manière récurrente, et Miss Havisham, vieille folle qui n'a de cesse, pour venger sa jeunesse bafouée, d'exhorter Estella à briser le cœur de toute la gent masculine. C'est chez elle, dans une demeure au temps assassiné, qu'il fera l'apprentissage des bassesses de la nature humaine.



Je poursuis ma découverte de Charles Dickens avec De grandes espérances, un titre que j'avais envie de découvrir depuis très longtemps.
Pip est élevé par sa sœur revêche et par son beau-frère, d'une excellente nature mais bridé par sa femme. Au cours de sa jeune vie, il va rencontrer des personnes qui vont transformer sa vie : un forçat évadé, Miss Havisham (figée dans le temps depuis que son fiancé l'a abandonné devant l'autel) et Estella, une beauté élevée par Miss Havisham dans le but de briser le cœur des hommes. Pip espère s'élever, sortir de sa condition. Une occasion qui arrive un jour lorsqu'un mystérieux bienfaiteur lui offre la possibilité de devenir un gentleman.
Le voilà donc parti à Londres pour parfaire son éducation. Pip a beau avoir toutes les meilleures intentions du monde, sa volonté de devenir un parfait gentleman heurte des obstacles, que ce soit à cause des personnes qu'il rencontre ou qu'il ne suive pas les conseils de ses amis, mais aussi à cause de sa volonté de profiter de sa richesse fraichement acquise sans se soucier du lendemain. Pour réussir, il ne suffit pas simplement d'avoir des moyens, mais aussi de travailler et de persévérer. Les espérances vont laisser place à des déceptions dans certains cas, mais c'est de cette manière que le jeune homme va apprendre à devenir un homme véritablement bon, qui prend conscience de ses erreurs et de sa vanité. Sa famille n'est peut-être pas au sommet de la « société », mais le caractère de certains de ses membres vaut toute la fortune du monde, ce que Pip apprendra à ses dépens. L'argent ne mène nullement à la bonté, le statut social est une valeur illusoire et sans intérêt si on ne conduit pas en gentleman vis-à-vis de son entourage.
Dans De Grandes Espérances, Dickens aborde tout un éventail de thèmes, plus riches les uns que les autres. Il y a l'espoir, tant celui de Pip qui espère s'arracher à sa condition première que, par exemple, Miss Havisham qui espère se venger de la gent masculine ; il y a les illusions sociales, où rien n'est jamais comme on le pense au départ ; mais surtout le thème de l'argent, où on est heureux ou malheureux que ce soit avec ou sans. Ensuite, Dickens introduit la notion de gentleman. A partir de quel moment est-on un gentleman ? L'argent aide-t-il à atteindre cette condition ?
De grandes espérances présentent en outre un grand nombre de personnages, qu'il faut bien avoir en mémoire pour pouvoir suivre le récit. Les personnes secondaires sont tous essentiels à l'intrigue et très bien décrits (je n'en attendais pas moins de Dickens !), mais ce sont bien sûr les personnages principaux qui font tout le sel du récit. Je connaissais déjà Miss Havisham de réputation, mais surtout grâce à la série Thursday Next, où Jasper Fforde avait introduit ce personnage pour le moins charismatique et intéressant. Tout comme pour Jane Eyre, c'est Jasper Fforde qui m'a donnée envie de me plonger dans ce classique de la littérature qu'est De grandes espérances. Ensuite, Estella, la beauté au cœur de glace, suit une évolution lente mais importante, avec son incapacité à aimer et son dédain des hommes. Pour ce qui est de Pip, j'ai eu beau m'attacher à lui, ça n'a pas été facile tant j'ai souvent eu de le secouer pour l'obliger à regarder la vérité en face. Il s'obstine dans son mode de conduite, n'est pratiquement jamais satisfait de son sort et oublie souvent la bonté de ses amis. Un personnage intéressant, mais qui ne m'a pas non plus particulièrement marqué.

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J'ai été très contente de me remettre enfin aux classiques anglais, et notamment à Dickens. J'ai lu/feuilletée/étudiée certaines de ses œuvres pendant mes études, mais c'est tout récemment que je m'y suis plongée sérieusement avec ma lecture de La Petite Dorrit. Je le dis tout de suite, je l'ai préféré à De grandes espérances. Mais ce n'est pas pour ça que je n'ai pas apprécié cette lecture ! C'est un roman passionnant, où j'ai été emportée, et dont je ne regrette pas la découverte. Au contraire, comment ai-je pu passer à côté depuis aussi longtemps ? Mais c'est peut-être maintenant que je le savoure mieux !
 
 
 
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22/04/2013

La Petite Dorrit, de Charles Dickens

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La Petite Dorrit

Charles Dickens

 
La petite Dorrit a vu le jour dans une prison où son père est enfermé, avec toute sa famille, après avoir fait faillite. La petite Dorrit se dévoue pour les siens, notamment en travaillant pour Mme Clennam. C'est chez cette femme étrange qu'elle rencontrera Arthur...
Mais des biens ignorés vont rendre les Dorrit subitement très riches. La petite Dorrit saura-t-elle garder sa modestie et son humilité ? La vie sera-t-elle devenue si belle ?

 

Je me réattaque aux classiques, notamment avec le grand maître Charles Dickens. Après un passage sur le blog de Perséphone (la tentatrice !), j'ai appris que la BBC avait adapté La Petite Dorrit en une série de 14 épisodes. Avant de commencer la série, je voulais d'abord découvrir le roman.
Mais, à ma grande surprise, en essayant de trouver ce livre, je me suis aperçue que La Petite Dorrit avait été publié seulement en version abrégée pour les enfants et en version originale à la Pléiade. Autant dire qu'on ne le trouve pas à tous les coins de rues... Heureusement, je l'ai quand même trouvé à la médiathèque (ouf !), en espérant que La Petite Dorrit soit un jour accessible plus facilement (si un éditeur passe par là, s'il vous plaiiit !), surtout si la série de la BBC se fait connaître et diffuser en France, cela pourrait booster les ventes !
La Petite Dorrit est le onzième roman de Dickens, et publié d'abord sous la formes de feuilletons entre 1855 et 1857. Œuvre satyrique et politique, Dickens y dénonce les méthodes des prisons pour dettes, les conditions de travail, la bureaucratie et la politique.
Arthur Clennam revient d'un séjour de 20 ans en Chine où il habitait avec son père, pour se rendre chez sa mère à Londres. C'est la mort de son père qui pousse Arthur à essayer de se rapprocher de sa mère, qui refuse d'expliquer les raisons de sa brouille avec son mari. Leurs divergences d'opinions vont faire s'éloigner encore davantage ces deux personnages.
A Londres, dans la prison de la Marshalsea, William Dorrit est emprisonné pour dettes depuis si longtemps que ses trois enfants ont grandies dans la prison. Amy, surnommée la Petite Dorrit, est le pilier centrale de sa famille, très attachée à son père, qui lui doit sa subsistance, notamment grâce aux travaux de couturière d'Amy chez Mme Clennam, c'est là que ces deux personnages se rencontrèrent. Arthur va rapidement découvrir où la Petite Dorrit vit, et essaye de mettre un terme à la situation de la famille, tout en s'associant à un inventeur, Daniel Doyce. Après de nombreuses investigations, la découverte d'une fortune destinée aux Dorrit refait surface. De quelle manière cela va-t-il faire changer chacun des membres de la famille ?
Pour cette plongée dans le monde de Dickens, je ne pouvais choisir mieux. Certes, les 100 premières pages ont été un peu difficile, pour bien me plonger dans l'intrigue, pour me retrouver dans les personnages nombreux et complexes, mais une fois bien plongée dans l'histoire d'Amy, d'Arthur et de la prison Marshalsea. Dickens a ce talent incroyable de maîtriser ses personnages du début à la fin, il les présente de telle manière qu'ils sont incroyablement vivants et intense, avec des caractères différents, variés, et surtout, soit très attachant, soit complètement rebutant, mais en tout cas tous captivants !
Mais ce sont les deux personnages principaux qui font toute la saveur du récit. Amy est une petite personne remplie de bonté et d'amour pour le monde qui l'entoure, tout particulièrement envers sa famille et les gens qui lui sont cher, comme Arthur Clennam. De son côté, ce personnage souffre d'un grave manque de confiance en soi (ce qui le rend super trognon !). Il souffre profondément de l'indifférence de sa mère, manque d'assurance et ne voit pas toujours ce qui crève les yeux.
Le mystère plane sur le récit, et les connexions entre tous les personnages se révèlent peu à peu, avec leur lot de surprises, et au-dessus des révélations, des surprises, planent l'ombre de la Maréchaussée, qui en devient l'un des personnages principaux, tant son influence est grande sur la vie et la construction des différentes personnes qui vivent dans son ombre.
La Petite Dorrit est l'un de ces romans que j'ai pris un immense plaisir à découvrir, et j'espère bien pouvoir le voir davantage dans les rayons des librairies au cours des prochains mois ou années !
 
 
 
La plupart des hommes sont assez fidèles à eux-mêmes
pour rester fidèles à une vieille illusion.
Ce n'est pas une preuve d'inconstance, mais bien plutôt le contraire,
si cette illusion ne peut pas soutenir la comparaison avec la réalité,
et si le contraste lui porte un coup fatal.
 
 
 
 
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