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18/04/2013

Fiche Série n°2 : Jane Eyre - Mini-Série, BBC

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Fiche technique

Réalisé par Susanna White
Nationalité Britannique
Genre Drame, Classique
Statut Production achevée

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Casting

Ruth Wilson
Rôle : Jane Eyre
Toby Stephens
Rôle : Mr. Rochester
Christina Cole
Rôle : Blanche Ingram
Lorraine Ashbourne
Rôle : Mrs. Fairfax
Cosima Littlewood
Rôle : Adèle
Pam Ferris
Rôle : Grace Poole


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Synopsis

Devenue orpheline très jeune, sans la moindre fortune, la petite Jane Eyre est élevée par une parente aisée, la tante Reed, dans le nord-est de l'Angleterre. Souffre-douleur de ses cousins, maltraitée par leur mère, l'enfant solitaire et rebelle est envoyée à Lockwood, un pensionnat pour jeunes filles pauvres.
Durant ces sévères années d'apprentissage, qui font d'elle une jeune fille accomplie, elle affronte la mort de son unique amie et noie sa tristesse dans le dessin.
À 19 ans, elle part travailler dans une vaste demeure isolée, Thornfield Hall, comme gouvernante auprès de la pupille d'un riche original, Edward Rochester, lui-même se trouvant à l'étranger. Tous deux se retrouvent face à face pour la première fois sur la lande, un soir d'orage...

 

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Mon avis

J'ai vu peu d'adaptation du roman de Charlotte Brontë : deux, en tout et pour tout, du pour le moment ! La première était le film de 2012, réalisé par Cary Fukunaga, avec Michael Fassbender et Mia Wasikowska dans les rôles titres. La deuxième version est donc cette mini-série de la BBC. Réalisé par Susanna White, sur un scénario de Sandy Welch, avec Toby Stephens dans le rôle de Rochester, Ruth Wilson dans celui de série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensJane Eyre. Composée de quatre épisodes, chacun d'une durée d'environ 55 min, pour presque 4h en tout, ce format de mini-série offre un temps plus long pour bien mettre en place l'histoire.
Une histoire qu'on n'a peut-être pas besoin de rappeler ? Pour faire court, Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, Mrs Reed. Maltraitée, la petite fille est envoyée à l'âge de dix ans à l'institut Lowood. D'abord étudiante puis maîtresse, elle va trouver un autre travail, en tant que gouvernante d'Adèle, une petite française pupille du maître de Thornfield Hall : Mr Rochester. Leur intérêt naissant, puis leur amour, un vrai parcours du combattant ! Notamment lorsque Jane s'enfuie et, presque morte de faim, sur la lande, est recueillie par un pasteur, St Jon Rivers, et hébergée par ses sœurs.
La longueur de l'adaptation permet à la série d'être fidèle au roman Jane Eyre. Mais même aussi bien adapté que possible, ce n'est évidemment pas la même chose. L'enfance de Jane Eyre, son séjour à Lowood, sont traités en une dizaine de minutes, ce qui est dommage car c'est là que la jeune femme s'est construite, a grandi.
Mais aussi le plus gros défaut serait la manière d'avoir traité la partie avec les Rivers. C'est certes plus complet que dans le film de Cary Fukunaga, car on y apprend bien ici que ce sont ses cousins, leurs liens de parentés, on y voit St John amoureux... Mais malgré tout, c'est ici que j'ai été le moins convaincue, car Jane a passé environ un an avec eux, et c'est dans la série très peu développé, ainsi que la morale de St John, la grande emprise qu'il a sur Jane, qui y succombe presque. Mais aussi le fait que dans cette partie, Jane retrouve la mémoire, nous faisant revivre des scènes du passé avec Rochester par flashbacks. Car contrairement au roman où elle change son nom pour éviter de se faire retrouver, ici elle a perdu la mémoire...
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensCes deux points sont pour moi les deux défauts « évidents » de la série. Car après on peut toujours ajouter des détails (certaines scènes sont déplacées, ajoutées, transformées, des personnages ajoutés ou légèrement modifiés), mais ce ne sont là que des détails ! Ah, une scène quand même, sur laquelle je voudrais m'attarder. Dans le roman Jane Eyre, il y a un passage avec une gitane. SPOILER. En fait, Mr Rochester déguisé, qui voulait s'amuser au dépend de ses invités, et savoir ce que Jane pense. Effectivement, elle est présente dans la mini-série, mais elle fait partie de celles qui ont été modifiée, car au lieu de se déguiser, Mr Rochester a employé une bohémienne et s'est caché pour assister à la scène. J'étais contente de retrouver ce passage qui fait partie de mes préférés, mais j'aurais voulu quand même qu'elle se rapproche de l'original ! FIN DU SPOILER.
Bon, passons maintenant aux acteurs. J'étais curieuse puis impressionné par la prestation de Michael Fassbender, et je voulais maintenant voir comment aller se débrouiller Toby Stephens ((que l'on peut voir par exemple dans le James Bond Meurs un autre jour, et surtout talentueux fils de la non moins talentueuse Maggie Smith !). Pour moi, il se rapproche vraiment beaucoup du personnage décrit par Charlotte Brontë. Même si, physiquement, ce n'est pas comme ça que je me le représente, il est vraiment Rochester dans cette adaptation. Il a réussi à rendre le côté à la fois brusque et autoritaire, mais aussi l'humour : j'ai eu régulièrement des rires dans cette adaptation, car Jane Eyre est loin d'être une œuvre sombre, l'humour et la causticité y sont très présents ! J'ai particulièrement apprécié la scène où Jane annonce qu'elle doit se rendre auprès de sa tante malade. Toby Stephens a également réussi à rendre que, sous le tempérament orageux, sombre, souvent dur de Rochester, il y a un homme intelligent, en quête de rédemption, capable de rire. Ruth Wilson incarne une Jane Eyre vraiment incroyable ! Ce n'est pas une jeune fille apeurée par son inexpérience du vaste monde, elle saisit toutes les occasions pour apprendre et découvrir. Elle possède la morale de l'époque (elle refuserait de faire le mal, même pour ceux qu'elle aime, tout en pouvant faire tout ce qu'elle peut pour eux), mais passe également au-dessus des préjugés, notamment en devenant amie et en tombant amoureuse de son maître, un homme dont la condition est « supérieure » à la sienne, et en ayant un comportement peu conventionnel, avec une indépendance d'esprit très forte. Passons à Ruth Wilson, qui m'était déjà un peu connue en interprétant Alice Morgan dans la série Luther (une série dans laquelle elle est vraiment excellente !). Elle est connue notamment pour ses rôles au théâtre, mais elle sait diversifier ses rôles sur le petit et le grand écran, avec donc Luther, le remake du Prisonnier, et on pourra bientôt la remarquer dans The Lone Ranger, aux côtés d'Armie Hammer, Johnny Depp et Helena Bonham Carter. Dans le rôle de Jane, Ruth parvient à faire ressortir la complexité du personnage, sa psychologie. En outre, elle convient aussi bien physiquement à Jane Eyre : elle ne correspond pas aux « critères de la mode », mais elle révèle une force et un charisme très puissant ! Outre, ces deux personnages principaux, la série offre, à l'image du livre de Charlotte Brontë, une palette de personnages secondaires tous très intéressants et bien mis en scène.
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensEnfin, les décors : j'ai été amusée de constater que le principal lieu de tournage, le Haddon Hall, le manoir représentant Thornfield a servi pour trois adaptations de Jane Eyre : le film de Franco Zeffirelli en 1996, pour Cary Fukunaga en 2011, et pour cette mini-série de la BBC. C'est vraiment un manoir très beau, qui correspond bien à l'atmosphère du roman, même si quelques scènes furent filmées dans des parcs extérieurs, en studio ou dans des hangars. Une atmosphère gothique, sombre (peut-être que dans la version de Cary Fukunaga), où on sent véritablement l'empreinte de Charlotte Brontë. Comme Jane, une vraie sorcière, sa magie agit toujours et imprègne non seulement son roman, mais aussi toutes les adaptations qui en découlent.
Des légères prises de liberté par rapport à l'œuvre originale de Charlotte Brontë, mais qui se font rapidement oubliés par la qualité de l'adaptation ! Jane Eyre est décidément toujours aussi présent, pour mon plus grand bonheur !

22/07/2012

Fiche Film n°1 : Jane Eyre


 
 
Fiche technique


Date de sortie
25 juillet 2012

Réalisé par
Cary Fukunaga

Genre
Drame, Romance

Nationalité
Américain, britannique

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Casting


Mia Wasikowska
Rôle : Jane Eyre

Michael Fassbender
Rôle : Edward Rochester

Jamie Bell
Rôle : St. John Rivers

Imogen Poots
Rôle : Blanche Ingram

Sophie Ward
Rôle : Lady Ingram

Judi Dench
Rôle : Mme Fairfax

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Synopsis

 

Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester.
Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...

 

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Secrets de tournage

 

Derrière la caméra
A la mise en scène de cette nouvelle adaptation de Jane Eyre, on trouve Cary Fukunaga, réalisateur de Sin Nombre, récompensé dans de nombreux festivals, dont celui de Sundance en 2010.

Adaptations
L'œuvre de Charlotte Brontë ne cesse d'inspirer les cinéastes. On recense pas moins d'une vingtaine d'adaptations cinématographiques et télévisuelles parmi lesquelles la version de Robert Stevenson en 1944 avec Orson Welles, celle de 1996 avec Charlotte Gainsbourg et William Hurt mais aussi Vaudou (1943) de Jacques Tourneur dont le producteur Val Lewton revendique la parenté avec le roman anglais.

A la recherche de Rochester
Pour le rôle de Rochester, le metteur en scène Cary Fukunaga a longuement médité afin de savoir pour quel acteur il opterait. Finalement, il est arrivé à la conclusion que si Michael Fassbender n'était pas le comédien dont le physique collait le mieux au personnage, sa personnalité convenait quant à elle parfaitement au rôle.

Bretelles de pacotille
Lors du tournage de la scène suivant le mariage de Jane et Rochester, la production a dû être interrompue à plusieurs reprises à cause des bretelles de Michael Fassbender qui ne cessaient de se rompre.

Jane Eyre personnifiée
A l'inverse des nombreuses adaptations du livre de Charlotte Brontë, c'est une actrice proche de l'âge de Jane Eyre, l'héroïne du roman, qui a été retenue pour le rôle. A la suite des auditions, le réalisateur Cary Fukunaga a jugé que la comédienne Mia Wasikowska serait capable d'exprimer l'intelligence et le sens de l'observation de son seul regard. Ce, tout en parvenant à faire fi de son physique, comme il sied à la retenue de son personnage. D'où la nécessité pour celle-ci de réussir à faire transparaître à la fois force intérieure et vulnérabilité dans une économie de mots et de gestes.

Mia Wasikowska et la littérature
La contribution de l'actrice Mia Wasikowska au casting de Jane Eyre résulte de son précédent rôle dans Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton. Cette expérience l'avait en effet amenée à lire quelques classiques, dont To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur) de Harper Lee, 1984 de George Orwell ou encore Jane Eyre. Enthousiasmée dès la lecture des premiers chapitres du roman de Charlotte Brontë, elle n'hésita pas à se proposer pour le rôle.

Une adaptation ombrageuse
Pour cette 18e adaptation du roman classique de Charlotte Brontë, le réalisateur Cary Fukunaga a choisi de prendre une tangente plus sombre et gothique que les précédentes. Pour représenter Thornfield, la propriété du mystérieux et riche Edward Rochester, le cinéaste a utilisé Haddon Hall, dans le Derbyshire en Angleterre. Si l'endroit a également été utilisé pour tourner d'autres adaptations de Jane Eyre, on y a accentué cette fois-ci l'atmosphère lugubre des lieux. La maison revêt pour cette nouvelle mouture des allures de maison hantée, rendant l'ensemble plus sinistre que jamais. Le scénario met ainsi l'accent sur les éléments noirs et glaçants du récit original. En résulte une ambiance inquiétante, voire étouffante. Pour rendre compte de ces impressions, le directeur de la photographie Adriano Goldman a opté pour une atténuation des couleurs pour donner aux protagonistes un ton pâle, grisâtre.

Un message féministe
Pour cette adaptation, le cinéaste Cary Fukunaga a vraiment souhaité mettre en relief la dimension féministe qui se dégage du roman de Charlotte Brontë. Jane Eyre traduit ainsi le désir d'égalité hommes-femmes en termes de politique, d'éducation, etc. On y met en avant l'idée qu'un même cœur et un même esprit anime aussi bien les femmes que les hommes. Que celles-ci ne se limitent pas à préparer des puddings, à tricoter des bas ou encore à jouer du piano. C'est l'illustration de la soif de reconnaissance du caractère émotionnel de la femme, de sa soif d'émancipation.

 

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Mon avis



Jane Eyre, réalisé par Cary Fukunaga, est la dernière adaptation en date du roman de Charlotte Brontë.
L'histoire de Jane Eyre est connue. Au 19ème siècle, en Angleterre, la jeune femme (incarnée par Mia Wasikowska) est engagée comme préceptrice pour une fillette, Adèle, la pupille d'Edward Rochester, homme riche et mystérieux. Ils vont tomber sous le charme l'un de l'autre...
Le risque d'une adaptation est toujours de décevoir le lecteur, car aucun film ne peut rendre parfaitement le roman et ses personnages. Etant donné que la lecture de Jane Eyre m'a toujours profondément marquée, à chaque relecture, j'avais peur d'être déçue par le film.
Je trouve que Cary Fukunaga a parfaitement réussi à retranscrire l'atmosphère du roman. Sans en faire un film parfait qui colle le plus fidèlement possible à l'œuvre (quelques petits défauts, des passages oubliés ou survolés rapidement...), Jane Eyre est un film qui réussit à divertir, surprendre et, je pense, qui donne envie de découvrir l'œuvre si ce n'est pas encore fait. Pour rattraper ces petits « défauts », je dirais qu'il est difficile de mettre tous les aspects d'un livre dans un film, et Cary Fukunaga a su mettre en avant le principal de Jane Eyre dans son film.
Dans ce film, le grand point positif est le jeu des acteurs, qui ont su parfaitement coller à leurs personnages. On se sent très proche de Jane Eyre, une jeune femme forte et fragile, très indépendante. Elle refuse de se complaire à cause de son histoire dramatique, disant même à Rochester qu'elle n'a pas d'histoire malheureuse. Jane est une personne qui va rester pendant toute l'œuvre fidèle à ses principes : vivre aux côtés de Rochester une fois qu'elle a découvert son secret n'est pas seulement immoral mais aussi dévastateur pour elle. De même, elle refuse de se marier avec quelqu'un d'autre alors que son cœur est déjà pris. Cette indépendance vis-à-vis du mariage est très différente de l'attitude des autres jeunes femmes, pour qui se marier est un but. Mia Wasikowska incarne parfaitement Jane Eyre, tant dans le comportement que dans l'aspect physique, elle a un jeu sensible, très présent, qui fait parfaitement passer la retenue, la vulnérabilité et la force intérieure de Jane Eyre, sans jouer de son physique.
Ce qui m'inquiétait aussi était Michael Fassbender : je ne le voyais pas physiquement incarner Rochester. C'était donc ma plus grande réticence au sujet du casting, car le reste est très réussi, Mia Wasikowska, Jamie Bell et Judi Dench sont vraiment d'excellents acteurs ! Donc, Michael Fassbender. Je l'ai vu dans plusieurs films : 300, X-Men : Le Commencement, Prometheus, Inglourious Basterds ou A Dangerous Method, dans lesquels je l'ai trouvé très bon. Malgré ma réticence initiale, j'ai rapidement été conquise (très beau, bien que Rochester ne soit pas décrit ainsi par Charlotte Brontë), mais c'est surtout grâce à son jeu qu'il crève l'écran et se met véritablement dans la peau et le comportement de Rochester. Si son aspect physique ne correspond pas, en revanche son comportement est très conforme à celui de Rochester, tant dans l'attitude, les différentes manières de réagir, son comportement avec Jane Eyre... En outre, les deux acteurs se rapprochent de leurs personnages pour une autre raison : la différence d'âge entre eux, ce qui est conforme à l'histoire !
Les différents autres points positifs, avec le jeu des acteurs et l'intrigue respectée, est la musique, qui souligne les émotions et correspond parfaitement, pour les costumes d'époque très réussi, mais surtout par l'atmosphère souvent sombre du film, ce qui colle parfaitement au livre. On est très vite immergés dans cette vieille demeure, remplie de bruits et de courants d'air, dans les landes balayés par le vent... Bref, une atmosphère qui se rapproche beaucoup de celle décrite par Charlotte Brontë !
Si vous avez l'occasion de voir ce film, et spécialement en VOSTFR, n'hésitez pas une seule seconde ! Je pense que les amoureux de Jane Eyre se plairont dans ce film, et que cela incitera ceux qui n'ont pas lu ce chef-d'œuvre à le découvrir !
 
 

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Jane Eyre, de Charlotte Brontë

21/07/2012

Jane Eyre, de Charlotte Brontë

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Jane Eyre

Charlotte Brontë

Coup de cœur

 
Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie.
Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l'Angleterre victorienne et à trouver l'amour...
Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif.
Comme elle, on veut croire que rien n'est écrit d'avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

 

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Jane Eyre est une orpheline, âgée de 10 ans, recueillie par sa tante, Mrs Reed, qui avait promis à son mari, sur son lit de mort, de l'élever. La fillette est cependant très mal traitée, à la fois par sa tante et par ses cousins, qui n'hésitent pas à la harceler. A la suite d'une forte rébellion, Jane Eyre est envoyée à l'internat de Lowood, où les conditions de vie sont absolument effroyables. La petite fille s'y fait une amie sincère, Helen, qui décède malheureusement de la tuberculose. Après cette épidémie, les conditions de vie de l'internat changent et il devient un établissement de qualité.
Après huit ans à Lowood, six ans en tant qu'étudiante et deux ans en tant que professeur, Jane Eyre décide de changer de vie, elle passe alors une annonce dans un journal pour un travail de préceptrice. Jane est alors contactée par Mme Fairfax pour qu'elle fasse l'éducation d'Adèle, la protégée de Mr Rochester, un homme fortuné, propriétaire de Thornfield.
Jane apprend à connaître Mr Rochester, un homme qu'elle va bientôt admirer et aimer profondément. C'est un homme qui peut sembler hautain, imprévisible, mais surtout qui dissimule un caractère profondément humain, qui se sent parfois seul. Il va s'intéresser rapidement à Jane, lui vouant un attachement très profond.
Mais, suite à une annonce qui va remettre en cause tout ce qui les reliait, Jane va s'enfuit de Thornfield, désespérée. Sans argent, errant dans une région inconnue, elle se retrouve, presque mourante, devant la maison de la famille Rivers. Elle se lie d'amitié avec Mary et Diana, ainsi que de leur frère, le pasteur St-John Rivers. Elle se lie de plus en plus avec St-John, qui exercera sur elle une grande influence.
Jane Eyre est apparemment un roman qui reprend beaucoup des éléments de la vie de son auteur. La mort d'Helen avec la tuberculose provient de la mort de deux sœurs de Charlotte Brontë, morte de la même maladie suite à des mauvaises conditions dans leur école. La vie dissolue et l'alcoolisme de John Reed rappelle Branwell, le frère de Charlotte, devenu opiomane et alcoolique quelques années avant sa mort.
Jane Eyre fait partie de ces ouvrages classiques anglais absolument magique et prenant, au même titre qu'Orgueil et Préjugés, Emma, Les Hauts de Hurlevent, ou Autant en emporte le vent, par exemple. Charlotte Brontë possède ce talent de décrire une histoire, des personnages, les sentiments de manière unique. L'atmosphère et la poésie qui se dégage de Jane Eyre est absolument parfaite, c'est un véritable chef d'œuvre avec une histoire d'amour absolu.
La grande force du roman est d'être écrit à la première personne, ce qui rend l'héroïne très proche, très familière. Je me suis rapidement attachée à ce personnage, qui s'avère à la fois très forte mais aussi parfois très fragile. Les traitements de sa tante et de son cousin l'ont endurci, de même que la mort de son amie, la rendant plus sauvage. C'est une personne qui n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, très inhabituel pour une femme de cette époque ! Elle n'hésite pas à exprimer toutes ses pensées, notamment devant Mr Rochester, ce qui va les rapprocher. Pour aider ses amis, Jane Eyre n'hésite pas à se dévoiler, à les défendre de toutes les manières possibles. Comme le dirait Mr Rochester, c'est une fée, vivant dans son monde, avec sa vision du bien et du mal, sa propre perspective du monde qui l'entoure. Jane Eyre est à la fois dure et douce, parfois énigmatique. Mais la révélation de ce roman ne tient pas seulement à Jane Eyre, il tient aussi et principalement à Mr Rochester (à égalité avec le Darcy de Jane Austen, pour ce qui est de « l'homme idéal » !). C'est un homme souvent dur, emporté, passionné, qui n'hésite pas à braver les interdits. Il est presque impossible de décrire ce personnage tant il est complexe. Un homme ténébreux, viril, qui n'hésite cependant pas à exprimer ses sentiments...
Charlotte Brontë a empreint Jane Eyre de poésie, il n'y a aucune longueur, pas d'ennui, je me plonge à chaque fois dans ce livre avec autant d'enchantement qu'à ma première lecture. On s'immerge dans chaque phrase du récit, ce qu'on lit, on le ressent ! Chaque détail, minuscule ou non, est important. Avec les descriptions de l'auteur, on se représente très bien les personnages, le château où on a l'impression de déambuler ou les paysages avec le vent qui souffle et le soleil qui brille. Jane Eyre fait l'effet d'une porte ouverte sur un autre univers, où nous pouvons nous promener. C'est une histoire à la fois très dure, très sombre, mais aussi remplie de beautés et d'amour.
Charlotte Brontë a réussi à conter dans Jane Eyre une histoire excellente, très puissante, avec des éléments « classiques », comme la vieille demeure, l'amour entre deux personnes de rangs différents, les secrets, la jalousie, de manière unique et bien à elle ! En outre, la fin est très habilement menée, à l'image du récit entier. Jane Eyre fait partie de ces récits dont je ne me lasse pas, malgré le nombre de fois où je l'ai lu ! Et surtout je tiens à remercier l'écrivain Jasper Fforde et son roman L'Affaire Jane Eyre, qui m'a fait découvrir ce merveilleux récit de Charlotte Brontë !
 
 
 
Un mot qui part du cœur
peut exprimer autant de souhaits
que de nombreuses paroles.
 
 
 
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15/06/2012

Thursday Next, Tome 1, de Jasper Fforde

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Thursday Next, Tome 1
L'affaire Jane Eyre

 

Jasper Fforde


Coup de cœur

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion. A tel point qu'une brigade spéciale a dû être créée pour s'occuper d'affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits.
Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l'origine des plus folles inventions, on a parfois envie d'un peu plus d'aventure.
Alors, lorsque Jane Eyre, l'héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d'une fin certaine...
"Au croisement du roman policier et de l'uchronie déjantée, Jasper Fforde signe un ouvrage jubilatoire." Le Monde des livres.



Découverte de Jasper Fforde, un cadeau que j'ai demandé sans trop savoir si ça me plairait. Et après lecture de L'Affaire Jane Eyre, j'étais conquise !
Thursday Next, littéralement Jeudi Prochain, est une agente des OpSpecs, et plus spécialement une OS-27, la Brigade Littéraire. On la découvre à Londres, où elle est chargée d'élucider le vol du manuscrit Martin Chuzzlewit, de Charles Dickens. Au cours de son enquête, elle va collaborer avec OS-5, qui est « essentiellement un service de Recherche et de Contention ». Tamworth, à la tête d'OS-5, est la recherche de l'homme qui a volé Martin Chuzzlewit : Achéron Hadès. S'il a besoin de Thursday, c'est parce qu'elle est une des rares à pouvoir l'identifier.
Gravement blessée au cours de l'enquête, Thursday Next va prendre un poste de détective littéraire à Swindon, sa ville natale, où elle retrouve sa famille. Il y a sa mère Wednesday, sa tante Polly et son oncle Mycroft, inventeur de génie, qui vient d'inventer le Portail de la Prose, ce qui permet aux gens d'entrer dans les œuvres de fiction... Hadès va kidnapper Mycroft et s'emparer du Portail de la Prose : si on ne fait pas ce qu'il demande, il utilisera le Portail pour changer les œuvres littéraires.
thursday next,jasper fforde,tome 1,jane eyre,policier,fantastique,science-fiction,uchronie,coup de cœurCette uchronie de Jasper Fforde nous plonge directement dans un univers déjanté, loufoque, rempli de bons mots et d'humour, mais aussi d'actions et de réflexions. Il conserve un bon nombre d'éléments de notre vie, tout en modifiant certains détails. Ainsi, on peut cloner les dodos, qui sont des animaux de compagnie très apprécié ; la guerre de Crimée dure toujours ; l'Angleterre et le Pays de Galles sont des républiques...
Jasper Fforde ne manque pas d'idées. Il y a toutes les références aux œuvres anglaises, toutes les références littéraires, mais surtout ce que lui sort de son chapeau, entre les machines à voyager, pas dans le temps mais dans les livres, les juke-box Shakespeare, la police littéraire, la religion.
Ce qui m'a beaucoup plu également était l'intensité des personnages. Thursday Next est une femme d'une trentaine d'années, ancien vétéran de la guerre de Crimée, on sait ce qu'elle a vécu, ce qu'elle a enduré tout comme on connait les petits détails de sa vie, que ce soit sa relation avec sa famille, avec son ex-fiancé, ou même qu'elle sait jouer un peu du piano. Les détails de sa vie sont donnés d'emblée, on la connait, ce qui la rend très attachante et qui permet de mieux la comprendre. Elle est aussi très volontaire, souvent à se jeter tête baissée dans les problèmes. Avec tout un tas de personnages très intéressants, les deux autres qui m'ont le plus intéressés sont Mycroft, le génie et oncle de Thursday. Il invente des tas de trucs géniaux et de gadgets absolument fantastiques, on n'a qu'une envie, c'est de l'avoir comme oncle et de pouvoir visiter son atelier ! L'autre personnage est Achéron Hadès. Il n'est peut-être « que » le troisième méchant le plus recherché du monde, mais il ne manque pas de cruauté, d'idées de génie, etc. Il fait le mal non pour obtenir quelque chose de précis, même si c'est un bonus agréable, mais pour le simple plaisir de semer la zizanie, de faire simplement le mal. Personnage très complexe, j'aurais aimé le découvrir davantage. Aussi diabolique que génial, Hadès est vraiment l'un de mes méchants préférés, et chacune de ses apparitions dans le récit était vraiment captivante et intéressante !
Pour ce qui est de Jane Eyre, sa venue dans l'histoire commençait assez tardivement même si Rochester nous avait déjà été présenté. Pour ma part, je n'avais jamais lu Jane Eyre avant de lire ce premier tome de Thursday Next. C'est justement L'Affaire Jane Eyre qui m'a donné envie de découvrir ce classique de la littérature (merci Jasper Fforde !). Après avoir lu Jane Eyre, je me suis replongée une nouvelle fois dans cette aventure de Thursday, et où j'ai donc été davantage en mesure de comprendre les références à ce récit. J'ai particulièrement aimée la manière d'amener la fin ! C'est l'un des grands avantages de lire Thursday Next, car avec le talent de Jasper Fforde d'amener des références à des œuvres connues, que ce soit à Dickens (par exemple pour De grandes espérances), Shakespeare ou autres auteurs classiques, ça ne peut que donner envie de les découvrir !
Un gros coup de cœur pour L'Affaire Jane Eyre, je vous recommande plus que vivement de le lire, c'est un roman à la fois, intéressant, hilarant, profond, vraiment jubilatoire, avec les livres comme personnages principaux. Un véritable bonheur de lecture !



Qu'y a-t-il à pardonner ?
Oubliez le pardon et contentez-vous de vivre.
Votre vie est trop courte, beaucoup trop courte pour laisser les petites rancœurs grignoter le bonheur
qui vous est si brièvement imparti.


 
Thursday Next, Tome 1 : L'Affaire Jane Eyre
Thursday Next, Tome 2 : Délivrez-moi !
Thursday Next, Tome 3 : Le Puits des histoires perdues
Thursday Next, Tome 4 : Sauvez Hamlet !
Thursday Next, Tome 5 : Le Début de la fin
Thursday Next, Tome 6 : Le mystère du Hareng Saur
 
 
 
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