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22/01/2014

Jusqu'à ce que la mort nous unisse, de Karine Giébel

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Jusqu'à ce que la mort nous unisse

Karine Giébel



L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne.
C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide.
Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité.
Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au cœur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais.
Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...



Depuis le temps que ce livre traînait dans ma PAL, je me suis enfin décidée à le lire !
Jusqu'à ce que la mort nous unisse nous présente cette fois Vincent, guide en haute montagne. Un homme que j'ai d'abord considéré comme un salaud fini avec sa façon de se jeter sur les femmes puis de les laisser tomber une fois fini. Malgré le fait qu'il ait apparemment un passé lourd, des souvenirs traumatisants, j'ai eu du mal à accrocher avecjusqu'à ce que la mort nous unisse,karine giébel,policier lui. Mais il y a aussi Servane, une jeune femme venant d'arriver à la gendarmerie. Alors, le jour où un accident se produit parmi les proches de Vincent, il se retrouve à enquêter sur cette affaire, accompagné de la gendarme. Mais à force de trop fouiller, on finit toujours par déterrer quelque chose...
J'ai trouvé ce livre assez différent des précédents que j'ai lu. Déjà, l'action. Le début fait penser à tout sauf à un roman policier. On découvre le quotidien de Vincent et comment un guide en montagne organise son planning, comment il gère ses clients... Il y a un côté descriptif plus que bienvenu, j'ai vraiment eu l'impression de me promener dans les paysages décrits par Karine Giébel, me donnant envie d'aller explorer les sommets avec Vincent. Même l'arrivée de Servane à la gendarmerie ne nous fait pas basculer aussitôt dans l'intrigue. On voit plus l'adaptation de la jeune femme à ce nouveau milieu, que ce soit dans les montagnes, un environnement qu'elle ne connaît pas du tout, que dans une nouvelle équipe composée exclusivement d'hommes. Pas le milieu le plus égalitaire qui soit. Très macho au contraire ! Le genre d'endroits où les rumeurs courent très vite, et pas forcément les plus gentilles.
Ainsi, on pourrait être déçu par un manque d'action au début de ce roman. Pour ma part, ça été tout le contraire. J'ai apprécié pour une fois de ne pas me retrouver plongée jusqu'au cou dans l'hémoglobine et avec un meurtre à résoudre dès les 5 premières pages ! Jusqu'à ce que la mort nous unisse prend le temps de nous préparer, on s'installe à L'ancolie comme si on devait y rester, on voit les montagnes comme un lieu paisible... Jusqu'à ce jour où on retrouve le corps d'un garde forestier. Apparemment une simple chute qui aurait mal tourné. Mais pour Vincent, ce n'est ni plus ni moins qu'un crime. Mais qui aurait profit de ce meurtre ? L'antagonisme entre les gardes et les chasseurs aurait-il pu aller aussi loin ?
Karine Giébel est décidément une auteure que j'aime de plus en plus au fur et à mesure que je la découvre. Chacun de ses livres fait mouche, chacun pour une raison. Mais on retrouve comme d'habitude cette écriture captivante, que ce soit pour décrire les enquêtes, des personnages ou un décor. Les montagnes ici sont à la fois belles mais capricieuses, on n'est jamais à l'abri même si on les arpente depuis des années. Jusqu'à ce que la mort nous sépare joue sur l'attente et le suspense, j'ai dévorée chaque ligne pour pouvoir arriver au plus vite à la fin et enfin tout savoir ! Bref, conquise une nouvelle fois.

Mais, je suis désolée, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de faire un SPOILER... Je ne peux pas garder mon ressenti pour moi ! Alors ne lisez surtout pas ce qui va suivre si vous n'avez pas lu Jusqu'à ce que la mort nous unisse ou les autres livres de Karine Giébel. Dans tous jusqu'à ce que la mort nous unisse,karine giébel,policierles livres de cette auteure que j'ai lue, tout se finit extrêmement mal. Que ce soit pour l'un des personnages, pour les deux ou pour tous... Donc, je savais dès le début que je finirai en larme, criant « Pourquoiiiii ? ». Et cela n'a pas raté ! Et pourtant... Sans être déçue, j'aurais préféré une fin différente pour ce livre-ci. Autant la fin de Meurtres pour rédemption, Le Purgatoire des Innocents, étaient peut-être très dures mais parfaites, j'aurais voulu que ça se fasse différemment pour ce livre précis. Ces deux personnages sont ceux à qui j'aurais le plus souhaité un happy ending... Mais cela n'arrivera pas ! Fin du SPOILER

Si vous ne connaissez pas Karine Giébel, je ne peux que vous conseiller de la découvrir au plus vite !
 
 
 
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17/06/2013

Purgatoire des Innocents, de Karine Giébel

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Purgatoire des Innocents

 

Karine Giébel




Je m'appelle Raphaël, je viens de passer 14 ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous avons dérobé 30 millions d'euros de bijoux.
Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.
" Je m'appelle Sandra. Je suis morte il y a longtemps dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour là... "
Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer.
" Quelque chose qui parle et qui marche à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit... "



Que dire du Purgatoire des Innocents en évitant de spoiler les prochains lecteurs ?
Raphaël a une quarantaine d'années. Au cours de ces 40 ans, il en passé 14 en prisons, où il a fait des allers et retours pour braquage. Son dernier coup a été de cambrioler une bijouterie, avec son frère William et deux complices. Trente millions d'euros de bijoux, mais des morts et un blessé : William.
Pour permettre à son frère de guérir, Raphaël pénètre dans une maison à l'écart de la ville, où habite Sandra, une vétérinaire, qu'il va obliger à soigner son frère et à les cacher en attendant qu'ils ne soient plus pourchassés par les forces de l'ordre. Malgré le fait que le mari de Sandra soit sur le point de rentrer, Raphaël décide de rester sur place.
Mais le plus mauvais ou le plus vicieux n'est pas toujours là où on l'attendait...
Mes lectures de Karine Giébel ont été peu nombreuses pour l'instant (Les Morsures de l'Ombre, Meurtres pour rédemptions et Juste une ombre). Mais le Purgatoire des Innocents se révèle l'un de mes préférés, presque à égalité avec Meurtres pour rédemptions !
Si vous ne connaissez pas Karine Giébel, je dois vous prévenir que ses livres sont loin d'être soft, calme et doux. Au contraire ! Le Purgatoire des Innocents commence doucement, avec cette histoire de braquage qui tourne mal et cette prise d'otage, mais c'est pour mieux nous en mettre plein la vue, et sans nous prévenir de l'horreur croissante que vont vivre les personnages ! Comme dans tous ses romans, Karine Giébel distille un malaise, une tension permanente tout au long de l'histoire, avec l'impression que nos nerfs vont lâcher sous la pression. Le stress et l'inquiétude monte de plus en plus, l'entrée en enfer va se faire de manière progressive, pour finalement arrivé comme une tornade sur ceux qui s'y attendaient le moins. La violence psychologique et mentale va loin, très loin, Karine Giébel nous montre qu'elle peut repousser les limites de l'horreur, tant pour ses personnages que ses lecteurs ! Les différents personnages s'en prennent plein la tête, je les ai vraiment plaints de tout mon cœur, spécialement Jessica ! L'horreur augmente tandis que l'espoir abandonne la partie, on se demande toujours s'ils vont s'en sortir, comment... Jusqu'à la dernière page, on est sur le fil du rasoir en permanence !
Les personnages sont tous remplis de failles, de noirceur, d'espoir, de volonté de survivre, d'amour, tous des humains très bien décrits ! Raphaël est un braqueur très intéressant, mais la mention spéciale va à Sandra et Jessica, deux personnages féminins très différents, fortes et intenses.
Révélations, rebondissements, stress permanent, Purgatoire des Innocents est l'un des meilleurs de Karine Giébel ! Très angoissant et stressant, je ne l'ai pas lâché jusqu'à la fin. Vous avez aimé la tension et la violence de Meurtres pour rédemption ? Vous avez été très éprouvés durant la lecture de Juste une ombre ? N'hésitez pas à lire le Purgatoire des Innocents, tout aussi violent, tendu et éprouvant !
 
 
 
 
- Ne pas avoir peur de la mort
et tenir à la vie sont deux choses différentes.
 
 
 
 
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22/05/2013

Les Morsures de l'Ombre, de Karine Giébel

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Les Morsures de l'Ombre

 

Karine Giébel




Elle est belle, attirante, disponible. Il n'a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.
A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.
Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien n'est dû au hasard.
Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince...



Après avoir lu Meurtres pour rédemption et Juste une ombre, deux gros coups de cœur, je me suis intéressée davantage aux autres romans écrits par Karine Giébel, et commencé Les Morsures de l'Ombre.
Benoît Lorand est policier. Un soir, il va se faire kidnapper par Lydia, qui à bientôt recourt à tous les moyens possibles pour le torturer et le faire avouer une faute. L'intrigue se passe essentiellement à huit-clos, dans la geôle où est enfermé Benoît, à la merci de sa tortionnaire. De brefs passages nous en font sortir, pour mieux se rendre compte de l'enquête poursuivie par les collègues du policier pour le retrouver. Cette enquête va vite faire remonter des secrets à la surface. Comme le fait que Benoît soit un homme marié qui trompe régulièrement sa femme... Ces échappés sont nécessaires, à la fois pour découvrir les différents secrets et suivre la progression de l'enquête, mais aussi pour permettre aux lecteurs de souffler, d'échapper aux tortures que Benoît subit, décrites avec beaucoup de détails qui glacent le sang !
Karine Giébel dresse différents portraits, de personnages très différents des uns des autres. Lydia est une jeune femme profondément blessée, atteinte dans sa psyché, qui peut se révéler à la fois très perverse et très vulnérable. Benoît est l'archétype du flic, grande gueule, Don Juan, qui saute sur toutes les femmes qu'il rencontre. A première vue un type détestable ! Mais la torture physique et psychologique qu'il subit nous le rend plus sympathique, on espère toujours qu'il va s'en sortir, réussir à se tirer d'affaire. Mais aussi pourquoi il s'est retrouvé dans cette situation !
Les Morsures de l'Ombre, comme les autres romans de Karine Giébel, se dévore très vite et avec avidité. Malgré des qualités indéniables, je dois avouer avoir préféré quand même Meurtres pour rédemption et Juste une ombre. Mais cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à lire Les Morsures de l'Ombre ! C'est un véritable « page turner », je n'ai pas pu m'arrêter avant d'être arrivé à la conclusion finale, qui était vraiment LE moment choc du roman !
Une très agréable surprise !
 
 
 
 
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09/09/2012

Meurtres pour rédemption, de Karine Giebel

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Meurtres pour rédemption

Karine Giebel

Coup de cœur
 
 
Vingt ans. Le bel âge ? Pas pour Marianne. En prison. Pour perpète. Pour meurtres.
" Ils ne m'ont laissé aucune chance (...) Mais j'existe encore (...) Ça leur ferait trop plaisir que je cesse le combat... Je ne leur ferai pas cette joie
.
Alors, nourrir la haine, l'instinct de survie, même si l'on ne désire qu'aimer, être aimée ; pour lutter malgré tout, contre les coups, les brimades, l'ignoble.
La liberté. Inaccessible. Sauf à se laisser bercer par le chant des trains, pas si loin, là, derrière les barreaux, à se laisser emporter dans leur sillage.
Jusqu'au jour où ... En taule, même l'inimaginable peut surgir. Une porte s'ouvre... "La liberté, Marianne, tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?"
Mais le prix à payer pour transformer ce rêve en réalité est terrifiant. Marianne ira-t-elle jusqu'au bout ? Jusqu'au bout de cette voie de sang ? Mais, peut-être, aussi, de rédemption ?


 
Il y a quelque temps, j'ai découvert le recueil de nouvelles L'empreinte sanglante, où 8 auteurs ont écrit une nouvelle à partir de la phrase « L'empreinte sanglante d'un pied nu, la suivre le long d'une rue... ». Parmi ces auteurs, il y avait mes « chouchous » (Maxime Chattam, Raphael Cardetti et Franck Thilliez) mais j'ai pu également découvrir de nouveaux auteurs. Et dans ces auteurs, il y avait Karine Giébel.
Je me suis intéressée à ses écrits, et me suis arrêtée sur Meurtres pour rédemption.
Meurtres pour rédemption est un pavé d'environ 900 pages, écrit petit... Et qui se dévore en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire ! Dans ce livre, Karine Giébel nous entraîne dans la vie de Marianne de Gréville. Jeune femme d'une vingtaine d'année, Marianne est une tueuse multirécidiviste. D'après tous, un monstre. Qui mérite de passer sa vie entière derrière les barreaux. Qui mérite les pires traitements. Pourtant Marianne a comme on dit un « bon fond », elle ne voulait pas tuer, tout a commencé quand, avec son petit ami, elle a voulu fuir des policiers et a fini par tirer sur eux.
Marianne est une vraie boule d'énergie et de violence, sujette à des crises de fureur dévastatrice, aidée par sa pratique des arts martiaux, qui refuse catégoriquement de se soumettre et de se laisser marcher dessus. Derrière les barreaux, elle ne peut s'évader qu'en écoutant les trains qui passent, aux livres lus et grâce à la drogue procurée par un maton, Daniel.
Meurtres pour rédemption est divisé en deux parties. Tout d'abord, la vie de Marianne en prison, en butte à l'hostilité de la majorité des surveillants et des défis des autres détenues. Mais tout bascule quand trois policiers lui rendent visite pour lui proposer un marché. Ils l'aideront à s'évader si elle fait un travail pour eux en échange.
Pour Marianne, le prix à payer en échange de sa liberté va être immense. Trop, peut-être. La jeune femme a beau encaisser tous les coups et s'en sortir encore plus forte, elle devra réunir toutes ses forces pour tenter de survivre aux coups du destin.
Haletant, ponctué de rebondissements incessants, Meurtres pour rédemption est un livre absolument bouleversant ! Chacun des personnages est unique et touchant, le récit est dynamique et ne laisse pas une seconde de répit, je vous recommande vivement cette lecture !
 
 
 
 
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