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24/01/2014

Top SériesAddict n°2

 top sériesaddict,n°2

Un rendez-vous auquel je n'ai pas consacré beaucoup de temps dernièrement, et que je prends enfin le temps de faire !
Alors ce sera pour faire un ancien sujet, avec les romans qui devraient être adaptés en séries télés. C'est un sujet qui m'inspire toujours beaucoup, que ce soit avec les Top Ten Tuesday ou les Top SériesAddict, avec les meilleures adaptations ou les livres à adapter absolument. Alors, je m'amuse à redonner ces livres que j'aimerais voir absolument sur mon écran !

top sériesaddict,n°2
1 L'Assassin Royal – Robin Hobb

Parce que... Robin Hobb ? Assassinat, guerre, tromperie ? Magie ? L'Assassin Royal, adapté comme Game of Thrones, serait vraiment magnifique. Un univers vraiment très vivant, très bien décrits, j'adorerai le voir adapter en série !

top sériesaddict,n°2

2 Rigante – David Gemmell
Une très belle série, haute en couleur. J'adorerais tout particulièrement voir ces paysages de montagnes.

top sériesaddict,n°2

3 Les enfants de la terre – Jean M. Auel
Une saga à l'ère de la préhistoire, quoi demander de plus ?

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4 Danny Valentine – Lilith Saintcrow
Démons, le Diable lui-même, une héroïne prête à tout pour mener ses enquêtes et survivre. Il y aurait moyen de faire quelque chose de très bien !

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5 Thursday Next – Jasper Fforde
Les livres qui seraient vraiment les plus durs à adapter je pense, avec un univers très dense, spécialement dans les derniers. Je donnerai n'importe quoi pour l'avoir en série !

19/01/2014

In my mailbox ≠2

pal,in my mailbox,n°2

Bonjour à tous !
Un nouvel article pour vous faire partager mes dernières acquisitions en matière de lecture. Je dois dire que j'ai eu quelques petits craquages récemment... Les voici :


pal,in my mailbox,n°2

- Livres pillés, lectures surveillées, Martine Poulain
Un livre d'Histoire, se passant dans la France de 1940 à 1944. Ou comment les Nazis et le régime de Vichy ont surveillés, contrôlés les lectures. Une époque que je connais principalement par mes cours d'histoire au collège et au lycée. Alors avec cet aspect en plus de pillage des livres, je suis très curieuse de m'y plonger.

pal,in my mailbox,n°2

- La maîtresse de guerre, Gabriel Katz
Un SP que j'ai eu grâce au travail. L'histoire me paraît bien, je ne connaissais pas du tout l'auteur... Alors je n'ai pas pu résister !

pal,in my mailbox,n°2

- Bleak House, Tome 2 : Le choix d'Esther, Charles Dickens
J'ai adorée la lecture de la première partie de Bleak House, La mystérieuse Lady Dedlock, alors j'ai aussitôt pris la suite ! Et comme ça, je pourrais ensuite commencer la série faite par la BBC !

pal,in my mailbox,n°2

- La rusalka, Erin Bow
Un autre SP du travail. Le début me plait énormément, je sens que cette histoire va me plaire !

pal,in my mailbox,n°2

- La Marque des Anges, Tome 1 : Fille des Chimères, Laini Taylor
Et le dernier que j'ai eu grâce à mon travail. Le seul que j'ai déjà fini de cette liste, et dont je devrais vous parler très prochainement.

pal,in my mailbox,n°2

- Balefire, Tome 3 : Plume de Pierre, Cate Tiernan
J'ai plus qu'adorée les deux premiers tomes, Le calice du vent et Cercle de cendres, alors ce troisième livre ne devrait pas dormir trop longtemps dans ma PAL !

pal,in my mailbox,n°2

- The Mortal Instrument, Tome 1 : La Cité des Ténèbres, Cassandra Clare
J'ai vu le film, j'ai entendu de bons avis sur cette série... Encore un livre qui ne va pas traîner longtemps !

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11/10/2013

Tumblr ≠2

Tumblr, n°2
Quand il y a plein de livres que j'aimerais acheter et que je n'ai pas un sou en poche.

Publié dans Tumblr | Tags : tumblr, n°2, beetlejuice | Commentaires (4) |  Facebook | |

21/04/2013

Interview - Laurent Scalese

interview,laurent scalese,n°2

Laurent Scalese fait partie de ces auteurs que j'ai pris plaisir à découvrir, que ce soit par les romans ou les dédicaces. Un des auteurs les plus sympathiques qu'il m'ait été donné de rencontrer ! Et avec ça, beaucoup de talent !
Je le remercie d'avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions !




1. Pouvez-vous me décrire en quelques mots votre parcours ?

Après l'obtention d'un bac B et d'un BTS Action Commerciale, je n'avais aucune idée précise de ce que serait ma vie professionnelle, je me cherchais, alors j'ai fait un break : un an de service militaire dans l'armée de l'air ; contre toute attente, ce fut une année formidable.
À mon retour, je n'étais pas plus fixé sur mon avenir. Une chose était sûre dans ma tête, je ne voulais pas continuer mes études. Le hasard des rencontres a fait que j'ai eu l'occasion d'approcher un créateur de mode italien qui m'a offert un job dans son équipe avant de me confier les clés de l'une de ses boutiques franchisées. Fin des années 80, j'ai connu deux années de folie, les affaires marchaient très fort, je me voyais bien poursuivre dans cette voie.
Et puis, en 1990, la première Guerre du Golfe éclate, et les affaires déclinent, le concept de ce créateur ne fait plus recette, les magasins ferment les uns après les autres. Je vais de job en job, en tant de vendeur dans des boutiques de prêt-à-porter. J'ai travaillé dans des chemiseries, des « jeanneries », même dans une friperie du quartier République où j'abordais les gens dans la rue ! Le soir, en rentrant chez moi, quand je n'étais pas lessivé, j'écrivais.




2Comment vous est venue l'envie d'écrire ? A quelle période ?

Dès l'âge de neuf ans, je m'enfermais dans ma chambre et je rédigeais tant bien que mal des poèmes, des nouvelles, avec le rêve secret d'être publié un jour.
Le livre qui m'a laissé un souvenir indélébile et transmis le virus de l'écriture, sans guérison possible, c'est « La planète des singes », de Pierre Boulle.
Jusqu'au jour où j'ai remporté un concours de nouvelles policières, je devais approcher de la trentaine. En plus de gagner un voyage pour deux à New York, j'ai reçu une dizaine de cartons remplis de livres de poche, je ne savais plus où les mettre.
La publication de mon premier roman a suivi. Je n'oublierai jamais le matin où le directeur littéraire de la maison d'édition m'a appelé, quelques jours seulement après l'envoi du manuscrit par courrier. Un moment de grâce.

interview,laurent scalese,n°2



3. Quel est votre « modus operandi » d'écriture ? (Votre rythme de travail ? Connaissez-vous déjà la fin du livre au départ ou laissez-vous évoluer vos personnages ?)

Chaque auteur a son « modus operandi ».
En ce qui me concerne, je pense à mon histoire le matin, à la meilleure façon d'amorcer le prochain virage. Je passe à la phase d'écriture proprement dite en début d'après-midi. Je travaille jusqu'à 20h-20h30. Il m'arrive de retourner dans mon bureau après le dîner et le film du soir – un rituel auquel je ne déroge jamais, ce moment me permet de décompresser et de revenir sur terre, parmi les miens – pour corriger ou modifier un passage, un chapitre, des dialogues.
En perpétuel mouvement, l'écriture d'un roman devient vite prenante, pour ne pas dire obsédante.



4. Il y a-t-il des personnages qui existent vraiment, dont vous vous êtes inspiré ?

Je crois que tous les écrivains s'inspirent de la vie, de gens qu'ils ont rencontrés, qu'ils apprécient ou pas.
Si on veut que le roman ait des saveurs, des odeurs et des couleurs, puiser des éléments dans la vraie vie est indispensable. Même si au final l'histoire qu'on raconte relève de la fiction. Dans chaque personnage, il y a un peu de moi, un peu des autres. Certains détails sont purement fictifs.
C'est ce qui fait la magie de la création, quel que soit l'art dans lequel on a choisi de s'exprimer.



interview,laurent scalese,n°25. Le parcours a-t-il été long et difficile entre l'écriture de votre livre et sa parution ?

À partir du moment où j'ai pris l'écriture très au sérieux, comme une passion mais aussi comme un métier – car c'en est un, avec ses règles, ses contraintes –, il ne m'a pas fallu longtemps pour être publié. Un mélange de travail acharné et de chance.
La deuxième tentative fut la bonne – la première fois, il s'agissait d'un roman de science-fiction qui a été refusé par toutes les maisons d'édition. Le Samouraï qui pleure a paru quelques mois plus tard.



6. Avez-vous reçu des remarques surprenantes, marquantes de la part de lecteurs ?

Ce qui est fascinant, c'est que chaque lecteur a sa propre interprétation de l'histoire que vous racontez. Certains lecteurs me surprennent car ma vision est très différente de la leur.
C'est ce qui fait la beauté de la création en général, de la littérature en particulier. Chacun s'approprie l'histoire et les personnages, les fait vivre dans sa tête, imagine la suite de leurs aventures, etc. Au final, l'histoire ne m'appartient plus, et c'est tant mieux. Elle a sa propre vie, je n'ai plus aucune prise sur elle. Elle fait réfléchir les gens, elle leur procure des émotions, parfois dérangeantes, elle les absorbe tellement qu'elle les maintient éveillés ou qu'ils ratent leur arrêt de métro !
La plus belle récompense pour un écrivain.



7. Avez-vous d'autres passions en dehors de l'écriture (musique ,peinture, cinéma...). A part votre métier, votre carrière d'écrivain, avez-vous une autre facette cachée ?

Le cinéma, la télévision, la musique me passionnent.
Même si, avec la crise que nous traversonsinterview,laurent scalese,n°2 actuellement, les impératifs financiers des boîtes de production, des maisons de disques et des diffuseurs prennent de plus en plus le pas sur la création, l'inventivité, l'originalité. Nous assistons à un formatage tous azimuts, à un nivellement par le bas. Si on poursuit dans cette voie, la télé-réalité, qui est le royaume de la vacuité intellectuelle et la mort annoncée de l'esprit, finira par sonner le glas de la fiction.
Pour ma part, je ne regarde plus que les séries qui ne considèrent pas le téléspectateur comme un imbécile, ces séries que les chaînes généralistes se gardent bien de nous montrer car elles pourraient amener les gens à réfléchir et à s'habituer à cette qualité. À méditer.
Parmi mes préférées : Mad Men, The Shield, Luther, Wire in the Blood, Game of Thrones, American Horror Story...



8. Quels sont vos projets ?

Cherif, une série télé policière que j'ai co-créée et co-écrite pour France 2 sera diffusée prochainement. Elle est d'ailleurs sélectionnée au festival Séries Mania qui se tiendra au Forum des Images, à Paris, du 22 au 28 avril.
Je serai présent avec l'équipe le soir du 27 avril. Après la projection des deux premiers épisodes, je participerai à un débat.
Une novella écrite à quatre mains avec mon confrère et ami Franck Thilliez sera publiée en juin aux éditions Pocket. Un genre bien différent de celui dans lequel nous sévissons habituellement.
Les parutions en numérique de mes trois premiers romans devraient suivre.
Je suis également script-doctor sur plusieurs séries télé, et sur un long-métrage en préparation.
Et, après plusieurs interruptions dues à mes travaux audiovisuels, j'ai enfin repris l'écriture de mon prochain livre, qui sera probablement un diptyque vu le pavé. À suivre...



9. Quels sont vos coups de cœur littéraires ?

Mes ÉNORMES coups de cœur littéraires : La planète des singes de Boulle, Le désert des Tartares et Le K de Dino Buzzati, Je suis une légende, de Richard Matheson, Replay de Ken Grimwood – une uchronie étonnamment peu connue, un véritable chef-d'œuvre –, l'œuvre de Conan Doyle, la plupart des romans noirs de Raymond Chandler, Dashiell Hammett, William Irish, James Hadley Chase, Frédéric Dard, Georges Simenon, Boileau-Narcejac, Horace McCoy, James Cain... Sans oublier le grand maître, j'ai nommé Jim Thompson, qui dépeint la noirceur de l'âme humaine comme personne.


10. Quels sont vos derniers coups de cœur littéraire ? (Toute catégorie confondue)

Récemment, j'ai beaucoup aimé Sukkwan Island de David Vann, qui parle de la relation père-fils, et 22/11/63 de Stephen King qui, après plusieurs livres décevants, revient en grande forme et met les points sur les i.


11. Avez-vous un site internet ou un blog où vos lecteurs peuvent laisser des messages ?

Mon site Internet : http://www.laurent-scalese.com/. Les lecteurs peuvent m'écrire, bien sûr.


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12. Les prochaines dédicaces et rencontres de prévues ?

Le soir du 28 juin, tous les membres de la Ligue de l'Imaginaire seront présents au cinéma mythique le Grand Rex pour remettre un prix littéraire et assister à une projection exceptionnelle.
En octobre, je serai en Gironde pour le salon du livre de poche de Gradignan.




Images : trouvés sur Google Image

18/04/2013

Fiche Série n°2 : Jane Eyre - Mini-Série, BBC

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Fiche technique

Réalisé par Susanna White
Nationalité Britannique
Genre Drame, Classique
Statut Production achevée

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Casting

Ruth Wilson
Rôle : Jane Eyre
Toby Stephens
Rôle : Mr. Rochester
Christina Cole
Rôle : Blanche Ingram
Lorraine Ashbourne
Rôle : Mrs. Fairfax
Cosima Littlewood
Rôle : Adèle
Pam Ferris
Rôle : Grace Poole


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Synopsis

Devenue orpheline très jeune, sans la moindre fortune, la petite Jane Eyre est élevée par une parente aisée, la tante Reed, dans le nord-est de l'Angleterre. Souffre-douleur de ses cousins, maltraitée par leur mère, l'enfant solitaire et rebelle est envoyée à Lockwood, un pensionnat pour jeunes filles pauvres.
Durant ces sévères années d'apprentissage, qui font d'elle une jeune fille accomplie, elle affronte la mort de son unique amie et noie sa tristesse dans le dessin.
À 19 ans, elle part travailler dans une vaste demeure isolée, Thornfield Hall, comme gouvernante auprès de la pupille d'un riche original, Edward Rochester, lui-même se trouvant à l'étranger. Tous deux se retrouvent face à face pour la première fois sur la lande, un soir d'orage...

 

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Mon avis

J'ai vu peu d'adaptation du roman de Charlotte Brontë : deux, en tout et pour tout, du pour le moment ! La première était le film de 2012, réalisé par Cary Fukunaga, avec Michael Fassbender et Mia Wasikowska dans les rôles titres. La deuxième version est donc cette mini-série de la BBC. Réalisé par Susanna White, sur un scénario de Sandy Welch, avec Toby Stephens dans le rôle de Rochester, Ruth Wilson dans celui de série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensJane Eyre. Composée de quatre épisodes, chacun d'une durée d'environ 55 min, pour presque 4h en tout, ce format de mini-série offre un temps plus long pour bien mettre en place l'histoire.
Une histoire qu'on n'a peut-être pas besoin de rappeler ? Pour faire court, Jane Eyre est une orpheline recueillie par sa tante, Mrs Reed. Maltraitée, la petite fille est envoyée à l'âge de dix ans à l'institut Lowood. D'abord étudiante puis maîtresse, elle va trouver un autre travail, en tant que gouvernante d'Adèle, une petite française pupille du maître de Thornfield Hall : Mr Rochester. Leur intérêt naissant, puis leur amour, un vrai parcours du combattant ! Notamment lorsque Jane s'enfuie et, presque morte de faim, sur la lande, est recueillie par un pasteur, St Jon Rivers, et hébergée par ses sœurs.
La longueur de l'adaptation permet à la série d'être fidèle au roman Jane Eyre. Mais même aussi bien adapté que possible, ce n'est évidemment pas la même chose. L'enfance de Jane Eyre, son séjour à Lowood, sont traités en une dizaine de minutes, ce qui est dommage car c'est là que la jeune femme s'est construite, a grandi.
Mais aussi le plus gros défaut serait la manière d'avoir traité la partie avec les Rivers. C'est certes plus complet que dans le film de Cary Fukunaga, car on y apprend bien ici que ce sont ses cousins, leurs liens de parentés, on y voit St John amoureux... Mais malgré tout, c'est ici que j'ai été le moins convaincue, car Jane a passé environ un an avec eux, et c'est dans la série très peu développé, ainsi que la morale de St John, la grande emprise qu'il a sur Jane, qui y succombe presque. Mais aussi le fait que dans cette partie, Jane retrouve la mémoire, nous faisant revivre des scènes du passé avec Rochester par flashbacks. Car contrairement au roman où elle change son nom pour éviter de se faire retrouver, ici elle a perdu la mémoire...
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensCes deux points sont pour moi les deux défauts « évidents » de la série. Car après on peut toujours ajouter des détails (certaines scènes sont déplacées, ajoutées, transformées, des personnages ajoutés ou légèrement modifiés), mais ce ne sont là que des détails ! Ah, une scène quand même, sur laquelle je voudrais m'attarder. Dans le roman Jane Eyre, il y a un passage avec une gitane. SPOILER. En fait, Mr Rochester déguisé, qui voulait s'amuser au dépend de ses invités, et savoir ce que Jane pense. Effectivement, elle est présente dans la mini-série, mais elle fait partie de celles qui ont été modifiée, car au lieu de se déguiser, Mr Rochester a employé une bohémienne et s'est caché pour assister à la scène. J'étais contente de retrouver ce passage qui fait partie de mes préférés, mais j'aurais voulu quand même qu'elle se rapproche de l'original ! FIN DU SPOILER.
Bon, passons maintenant aux acteurs. J'étais curieuse puis impressionné par la prestation de Michael Fassbender, et je voulais maintenant voir comment aller se débrouiller Toby Stephens ((que l'on peut voir par exemple dans le James Bond Meurs un autre jour, et surtout talentueux fils de la non moins talentueuse Maggie Smith !). Pour moi, il se rapproche vraiment beaucoup du personnage décrit par Charlotte Brontë. Même si, physiquement, ce n'est pas comme ça que je me le représente, il est vraiment Rochester dans cette adaptation. Il a réussi à rendre le côté à la fois brusque et autoritaire, mais aussi l'humour : j'ai eu régulièrement des rires dans cette adaptation, car Jane Eyre est loin d'être une œuvre sombre, l'humour et la causticité y sont très présents ! J'ai particulièrement apprécié la scène où Jane annonce qu'elle doit se rendre auprès de sa tante malade. Toby Stephens a également réussi à rendre que, sous le tempérament orageux, sombre, souvent dur de Rochester, il y a un homme intelligent, en quête de rédemption, capable de rire. Ruth Wilson incarne une Jane Eyre vraiment incroyable ! Ce n'est pas une jeune fille apeurée par son inexpérience du vaste monde, elle saisit toutes les occasions pour apprendre et découvrir. Elle possède la morale de l'époque (elle refuserait de faire le mal, même pour ceux qu'elle aime, tout en pouvant faire tout ce qu'elle peut pour eux), mais passe également au-dessus des préjugés, notamment en devenant amie et en tombant amoureuse de son maître, un homme dont la condition est « supérieure » à la sienne, et en ayant un comportement peu conventionnel, avec une indépendance d'esprit très forte. Passons à Ruth Wilson, qui m'était déjà un peu connue en interprétant Alice Morgan dans la série Luther (une série dans laquelle elle est vraiment excellente !). Elle est connue notamment pour ses rôles au théâtre, mais elle sait diversifier ses rôles sur le petit et le grand écran, avec donc Luther, le remake du Prisonnier, et on pourra bientôt la remarquer dans The Lone Ranger, aux côtés d'Armie Hammer, Johnny Depp et Helena Bonham Carter. Dans le rôle de Jane, Ruth parvient à faire ressortir la complexité du personnage, sa psychologie. En outre, elle convient aussi bien physiquement à Jane Eyre : elle ne correspond pas aux « critères de la mode », mais elle révèle une force et un charisme très puissant ! Outre, ces deux personnages principaux, la série offre, à l'image du livre de Charlotte Brontë, une palette de personnages secondaires tous très intéressants et bien mis en scène.
série,n°2,adaptation,jane eyre,charlotte brontë,susanna white,ruth wilson,toby stephensEnfin, les décors : j'ai été amusée de constater que le principal lieu de tournage, le Haddon Hall, le manoir représentant Thornfield a servi pour trois adaptations de Jane Eyre : le film de Franco Zeffirelli en 1996, pour Cary Fukunaga en 2011, et pour cette mini-série de la BBC. C'est vraiment un manoir très beau, qui correspond bien à l'atmosphère du roman, même si quelques scènes furent filmées dans des parcs extérieurs, en studio ou dans des hangars. Une atmosphère gothique, sombre (peut-être que dans la version de Cary Fukunaga), où on sent véritablement l'empreinte de Charlotte Brontë. Comme Jane, une vraie sorcière, sa magie agit toujours et imprègne non seulement son roman, mais aussi toutes les adaptations qui en découlent.
Des légères prises de liberté par rapport à l'œuvre originale de Charlotte Brontë, mais qui se font rapidement oubliés par la qualité de l'adaptation ! Jane Eyre est décidément toujours aussi présent, pour mon plus grand bonheur !