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16/04/2014

Divergente, Tome 1, de Veronica Roth

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Divergente, Tome 1

Veronica Roth


Coup de cœur


Dans le Chicago dystopique de Béatrice, la société est divisée en cinq factions, chacune dédiée à la culture d'une vertu : les Sincères, les Altruistes, les Audacieux, les Fraternels, et les Érudits.
Sur un jour désigné de chaque année, tous les adolescents âgés de seize ans doivent choisir la faction à laquelle ils consacreront le reste de leur vie. Pour Béatrice, la décision est entre rester avec sa famille et être qui elle est, les deux sont incompatibles. Alors, elle fait un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même.
Mais Tris a aussi un secret, celui qu'elle a caché à tout le monde parce qu'elle a été averti qu'il peut signifier la mort. Et comme elle découvre un conflit croissant qui menace de percer cette société en apparence parfaite, elle apprend aussi que son secret pourrait l'aider à sauver ceux qu'elle aime. . . ou pourrait la détruire.



C'est la deuxième série que je commence dernièrement car je voulais voir ou j'avais vu l'adaptation au cinéma. La première série est The Mortal Instrument, une des prochaines séries sera Les 100... Mais aujourd'hui, j'en suis au premier tome de Divergente !
L'histoire se déroule dans le futur, dans un monde post-apocalyptique. Pour tenter de garantir la paix, la société a été organisée en 5 factions : Altruiste (totalement dévoué aux autres), Audacieux (qui protège la cité et maintiennent l'ordre), Érudit, Sincère et Fraternel. Mais il y a également un groupe de gens à part, les Sans Faction, qui ont été rejetés et n'appartiennent à personne. Chacun vit dans un secteur qui lui est dédié, les contacts sont donc rares, à part pendant les cours et le moment où, à 16 ans, ils doivent choisir leur faction finale, celle qui correspond le plus à leur identité.
Beatrice, appelée Tris, a grandi dans une famille Altruiste. Elle a 16 ans, l'âge de participer à ladivergente,veronica roth,tome 1,jeunesse,dystopie,science-fiction Cérémonie du Choix. Mais lors de son test, Tris va se révéler vraiment différente. Elle s'est toujours sentie éloignée des valeurs des Altruistes, malgré le réconfort de cette vie. Tris est détectée comme Divergent, c'est-à-dire qu'elle n'appartient vraiment à aucune Faction, et qu'elle a la possibilité de faire un choix véritable. Elle va choisir d'appartenir aux Audacieux, et va commencer sa formation au bout de laquelle tous les transferts ne sont pas admis et risqueront donc d'être Sans-Faction. Pour éviter cette situation, la jeune fille va se défoncer pour prouver sa valeur. Il va y avoir la pratique des armes, les combats physiques et les situations émotionnelles extrêmes. Tris va devenir de plus en plus sûre d'elle, capable et entraînée. Sa divergence va l'aider à se contrôler lors des exercices situations émotionnelles, tout en la mettant en danger lorsqu'elle est pratiquement repérée par des gens qui n'apprécient pas trop la liberté d'opinion des Divergents. Au fil du temps, elle va se faire davantage confiance, elle va comprendre sur qui elle peut compter et comment réagir face aux situations inattendues. Tris va se faire des amis, elle qui en avait si peu avant, et va même tomber amoureuse. Car, qu'on le sache, il y de la romance dans Divergente ! Pour ceux qui veulent éviter de se faire SPOILER, ne pas lire la suite. On se doutait tous un peu, je pense, qu'il y allait avoir quelque chose entre elle et Quatre. Et là où j'étais très contente, c'est que cette histoire d'amour s'est bien installée dès le premier tome, on n'a pas eu de jeu entre le chat et la souris, pas besoin d'attendre le tome 3 pour les déclarations... Enfin ! La jeune fille tombe peu à peu amoureuse, on suit son évolution, le cheminement qui l'a conduit à être attiré par son instructeur.
Tris est un personnage très intéressant, une jeune fille qui a vécu dans un cadre très formel et qui vadivergente,veronica roth,tome 1,jeunesse,dystopie,science-fiction apprendre à se libérer, à avoir des contacts avec son entourage, à se laisser aller, à rire. C'est une petit bout de femme très touchant, et on ne peut que s'en sentir proche, on a tous ressenti la même impression de décalage vis-à-vis des gens qui nous entourent, et le bonheur de trouver une place où l'on se sent bien. Son parcours n'est pas facile, mais elle s'en sort de mieux en mieux une fois qu'elle grandi et apprend à se faire confiance. L'autre personnage pour lequel j'ai eu un gros coup de cœur, c'est bien évidemment Quatre. Âgé de 18 ans, c'est un jeune homme très mûr et très dur, qui porte de nombreux fardeaux. Très charismatique, il est vraiment un des points forts du récit ! Vraiment un des personnages masculins que je classe maintenant dans mon Top d'hommes littéraires préférés !
Divergente est vraiment excellent, grâce à ses personnages principaux, mais aussi grâce à toute une série de personnages secondaires, très bien traités mais que j'aurais voulu connaître davantage. Je pense que cela viendra davantage dans la suite ! La manière de traiter leur personnalité, les interactions entre chacun et entre les factions sont très bien faite, on a toujours l'envie de savoir ce qui va se passer. Il y a de la jalousie, de l'envie, de la haine, de l'amitié, de l'amour... Chacun à son caractère et sa manière de réagir, ce qui fait qu'on se sent très proche d'eux et de ce qu'ils ressentent. Je me suis vraiment identifiée à eux, spécialement à Tris. Le monde créé par Veronica Roth est également très bien décrit. On ne se perd pas dans les explications inutiles, mais il y a suffisamment de détails et de descriptions pour qu'on comprenne aussitôt comment ça se passe et à quoi ressemble le monde qui nous entoure.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un excellent moment avec Divergente, et j'ai hâte de lire la suite ! Une dystopie à la fois accessible, bien construite, et qui fait vraiment réfléchir sur l'importance de nos choix et du libre arbitre.
Lorsque j'ai commencé ma lecture, je ne pensais pas que j'apprécierais autant. Je pensais le lire dans le même état d'esprit qu'Hunger Games, Twilight ou même The Mortal Instrument : une série sympathique mais qui ne m'aurait pas plus marqué que ça. Et je suis très contente de m'être trompée et que Divergente se soit révélé aussi bon !
Un coup de cœur que je conseille !
 
 
 
Nous croyons aux actes de courage ordinaire,
au courage qui pousse une personne
à prendre la défense d'une autre.
 
 
 
Divergente, Tome 1
Divergente, Tome 2
Divergente, Tome 3
 
 
 
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13/03/2014

Une planète dans la tête, de Sally Gardner

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Une planète dans la tête

Sally Gardner




Depuis que ses parents ont dû fuir la répression d'un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand-père dans la « zone 7 », celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence... Dyslexique, il subit à l'école brimades et humiliations jusqu'au jour où il se lit d'amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble, ils rêvent de s'évader sur Juniper, la planète qu'ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace... Ont-ils été supprimés ?


Reçu en service de presse, il était temps que je me plonge dans ce roman de Sally Gardner, une auteure que je ne connaissais pas du tout. Une planète dans la tête traînait dans ma PAL depuis un moment, et c'est l'avis de Phebusa qui m'a décidée à m'y mettre !
Un gouvernement pour le moins brutal réprime la population. Les parents de Standish font partie de ces victimes qui ont disparu un jour, laissant leur garçon à la charge de son grand-père. Le jeune garçon vit une vie pour le moins difficile. Non seulement il vit dans un monde totalitaire très sombre (on peut voir à quoi ressemblerait la France si l'Allemagne Nazie avait vaincue par exemple), mais il doit faire farce aussi aux disparitions de ses parents et de gens qu'il connait, mais aussi à sa solitude et aux tourments qu'il vit à l'école, entre sa dyslexie et les humiliations diverses. Heureusement qu'il va rencontrer Hector, un nouveau voisin, qui va lui apprendre l'amitié.
Une planète dans la tête est un livre à lire, même si ce n'est pas le coup de cœur que j'attendais. En effet, j'ai trouvé que le potentiel de l'histoire n'avait pas été assez exploité. Avec les avis positifs que j'ai entendus, j'aurais apprécié davantage. L'univers décrit par Sally Gardner est très intéressant et passionnant, mais il aurait mérité d'être beaucoup plus détaillé. J'aurais voulu plus de détails sur ce monde, comment il en était arrivé là, sur la Zone 7, sur les dirigeants... Je trouve que ça aurait eu plus d'impact si on savait d'où ils venaient, où ils allaient, pourquoi les dirigeants s'y prenaient de cette manière. Bref, avoir encore plus de détails ! Ce manque d'informations m'a parfois fait me sentir un peu déconnecté de l'intrigue, ce qui est vraiment dommage, car c'est bien amené dans l'ensemble.
Il y a donc ce manque de détails, mais que je vous rassure tout de suite, j'ai quand même passé un bon moment. Les personnages ne m'ont pas particulièrement frappé, mais j'ai aimé vivre leur histoire et leur aventure. Le fait d'avoir un jeune héros dyslexique le rend très touchant, sa manière de voir le monde et de le décrire est très intéressante. Ce personnage mais surtout la plume de l'auteur font d'Une planète dans la tête un récit très vivant, très décalé et intéressant. C'est ce qui m'a le plus interpellé dans le roman : la manière de décrire de Sally Gardner. Des chapitres courts mais percutants, une action qui s'enchaîne, et des tournures de phrase vraiment particulières. On sent planer tout au long une atmosphère vraiment pesante, mais où l'espoir arrive à percer malgré tout. Une planète dans la tête amène à réfléchir, à se poser des questions, bref on est interpellé !
Pour tout vous dire, Une planète dans la tête n'est pas un coup de cœur, loin de là. Mais je pense surtout au fait que j'en attendais beaucoup trop. Je pense donc le relire un de ces jours pour m'y plonger plus en profondeur. Une première lecture que j'ai appréciée, j'ai vraiment été captivée, mais j'espère qu'une deuxième lecture me transportera encore davantage.
Une dystopie intéressante, un bon moment de lecture, ce roman de Sally Gardner est à lire.
 
 
 
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09/01/2014

Le Protectorat de l'Ombrelle, Tome 3, de Gail Carriger

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Le Protectorat de l'Ombrelle, Tome 3
Sans Honte

Gail Carriger



Miss Alexia Tarabotti, devenue Lady Alexia Woolsey, se retrouve dans une situation délicate. C'est LE scandale de la saison. Elle doit s'enfuir en Italie, à la recherche de réponses.
Une histoire de vampires, de loups-garous et d'imprévus...


 
Attention : SPOILERS pour ceux
qui n'ont pas lu les romans précédents !

Profitant de la sortie en poche de Sans Honte, je me lance dans la suite du Protectorat de l'Ombrelle.
Après la fin de Sans Forme, où Alexia découvrait qu'elle était enceinte et où son mari, furieux et soupçonneux, l'avait jeté à la porte, je n'avais qu'une envie : lire la suite des aventures d'Alexia Tarabotti. J'espérais ne pas être déçue !
Dans le tome précédent, Alexia avait fait face aux dangers, à une enquête... Mais surtout à l'annonce de sa grossesse. Déjà une nouvelle surprenante : elle est une paranaturelle mariée à un surnatural. Comment est-il possible qu'elle puisse tomber enceinte ? Mais le plus dur vient de la réaction de son mari, qui ne croit tout simplement pas qu'elle lui soit restée fidèle. Lord Maccon va donc jeter sa femme dehors, qui doit retourner chez sa famille. Avec les conséquences que l'on peut imaginer !
Alexia ne va pas perdre une occasion de découvrir comment elle peut s'être retrouvée dans cette situation. Elle va donc contacter son ami, le vampire Lord Akeldama. Mais, bizarrement, celui-ciSans Honte, Gail Carriger 01.gif s'est évaporé dans la nature... et la presque totalité des vampires de Londres est bien décidé à tuer Alexia ! Face à ce danger, elle va suivre une piste en Italie pour tenter de comprendre.
De son côté, Lord Maccon perd son temps et ses esprits à force de boire, abandonnant sa meute. Le professeur Lyall va tout faire pour raisonner son Alpha, lui faire comprendre la situation d'Alexia, mais surtout le pousser à réagir !
Après la fin du tome 2, je n'attendais plus que la suite. Alexia est énormément remise en question, elle doit faire face à l'attitude plus que blessante de son mari, aux ragots de son entourage et à sa famille désagréable. Mais surtout, LA question : comment peut-elle être tombée enceinte ? Autant d'éléments qui me donnaient très envie de lire Sans Honte ! Ce tome va différer légèrement des précédents, dans le sens où la psychologie des personnages va être mis autant en avant que l'action et l'enquête. Il y a de la tension, des surprises, des rebondissements... mais aussi cette volonté de Gail Carriger d'approfondir sans cesse les individus. Je pense que ce tome est pour l'instant celui que je préfère. Les personnages sont plus fouillés et mieux travaillés, et les rebondissements nous tiennent vraiment en haleine du début à la fin.
Pour ce qui est des personnages, Alexia est toujours aussi impertinente, bien décidée à ne pas se laisser faire et à ne pas se laisser abattre, même si le rejet de Maccon la fait énormément souffrir. Quant à Lord Maccon, j'ai eu bien souvent envie de le secouer. Mais il m'a également beaucoup fait rire. J'ai enfin vu ce personnage différemment, il nous fait rire sans qu'on ait besoin des piques que lui et sa femme se lancent perpétuellement. Non, cette fois, tout vient de lui, et j'ai trouvé cette approche vraiment agréable ! Geneviève Lefoux est toujours agréable à suivre, sans pour autant que ce personnage m'enthousiasme plus que ça. Par contre, un de mes préférés est Lyall. Un bon second, peu intéressé par la position d'Alpha, et qui est pourtant excellent à ce rôle lorsque Maccon fait défaut à sa meute. Un nouveau personnage fait également une petite apparition timide : le bébé d'Alexia, qu'elle sent grandir et s'agiter dans son ventre. Un petit être qui n'a pas fini de poser problème, je le sens ! Alexia est vraiment ambivalente à son propos – on le serait à moins – et j'ai hâte d'en savoir plus sur lui et sa nature.
Sans pour autant atteindre des sommets, Le Protectorat de l'Ombrelle est une série sympa à lire, et qui m'a fait passer un bon moment. C'est le principal ! J'ai hâte d'avoir le tome prochain en poche, pour savoir comment Gail Carriger va réussir à nous accrocher.
 
 

Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 1 : Sans âme
Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 2 : Sans forme
Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 3 : Sans honte
Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 4 : Sans cœur
Le Protectorat de l'Ombrelle, tome 5 : Sans âge
 
 
 
 
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06/12/2013

Thursday Next, Tome 6, de Jasper Fforde

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Thursday Next, Tome 6
Le mystère du Hareng Saur

Jasper Fforde


Dans le Monde des livres, la tension est à son comble entre le Roman Grivois et son voisin, la Littérature Féminine. Dernière chance d'éviter un conflit, les pourparlers de paix, auxquels Thursday doit participer. Or personne ne sait où elle est passée, et sans elle, les négociations courent à l'échec…
Parallèlement, le commandant Red Herring confie à la Thursday de fiction, notoirement incompétente, le soin d'enquêter sur le naufrage de Meurtres sur le Hareng Saur, un roman qui s'est écrasé sur l'île de la Fiction. Elle s'aperçoit rapidement qu'il ne s'agit pas d'un accident, mais d'un attentat, et que la disparition de la vraie Thursday y serait associée...
C'est ici que les ennuis commencent pour notre Thursday de fiction : poursuivie par les Hommes en Plaid, les gros bras au service du Conseil, malmenée par les personnages de son roman et par son dodo, elle ne peut compter que sur elle-même pour éviter une guerre fratricide et retrouver celle qu’elle admire tant…



Enfin la suite des aventures de Thursday Next !
Nous laissions Thursday dans Le début de la fin dans une situation pour le moins périlleuse et inquiétante. Alors dans Le mystère du Hareng Saur, j’espérais pouvoir avoir la suite de ses aventures et découvrir ce qui lui était arrivé. Mais grande surprise, on va se consacrer ici à la Thursday de fiction, c’est-à-dire l’héroïne des romans, la baba cool qui aime faire du yoga toute nue.
Le Monde des Livres est pour le moins sous tension : le roman Grivois et la littérature Féminine sont à couteaux tirés, rendant la situation plus que tendues. Pour tenter d’améliorer cette situation explosive, des pourparlers de paix sont annoncés, et c’est Thursday Next qui doit les diriger. Mais seulement, personne ne sait où elle est… c’est à ce moment que la Thursday de fiction est envoyée pour enquêter sur le naufrage de Meurtres sur le Hareng Saur, qui s’est échoué sur l’île de la Fiction. Un accident, vraiment ? Sachant que Thursday Next – la vraie – serait apparemment en relation à ce phénomène. Thursday Next – l’écrite – va donc devoir retrousser ses manches, se mettre au boulot, éviter les Hommes en Plaid, retrouver la vraie Thursday et remettre de l’ordre dans son livre qui part en vrille !
Pour tout vous avouer franchement, j’étais au départ un peu déçue. Je voulais vraiment retrouver Thursday Next, savoir comment elle allait s’en tirer et dans quelles aventures elle allait se fourrer. Et voilà qu’on se retrouve avec le personnage de fiction ! Certes très gentille, mais sans plus… Peut-être une petite déception au début, donc. Mais au final, j’avais vraiment tort de m’en faire, car Jasper Fforde est un vraiment un magicien ! Je me suis embarquée dans les aventures de Thursday Next l’écrite avec autant d’enthousiasme que dans celles de la vraie Thursday. Il faut un petit temps d’adaptation pour s’habituer à ce personnage, mais au final c’est vraiment que du bon. Car même si aucun double ne pourra remplacer Thursday dans notre cœur, suivre l’enquête et la vie de Thursday l’écrite est tout bonnement génial.
Le point marquant du Mystère du Hareng Saur, c’est cette habileté de Jasper Fforde à améliorer et approfondir son style. L’enquête est peut-être un peu plus confuse que celles des livres précédents, mais on gagne en intensité sur la description des personnages et des lieux. Au lieu d’avoir un personnage qui vient du Monde Extérieur et qui a du s’habituer à vivre dans le Monde des Livres, cette fois c’est l’effet inverse. Des personnages qui sont prêts à tout pour avoir un hula-hoop ou des chewing-gums, et qui vivent dans un monde complètement différent. Il n’y qu’à voir quand Thursday l’écrite doit se rendre dans le monde réel : elle doit se rendre compte de la gravité, les interactions (rien que le fait de marcher dans la foule) nécessite une adaptation… C’est vraiment un grand plaisir que d’avoir les ressentis d’une personne qui vit dans le monde des livres et qui y est totalement habitué, contrairement à nous ! Pour ce qui est des personnages, Thursday l’écrite et la vraie Thursday ne pouvait pas être plus différente. L’écrite est très peu sûre d’elle, et se laisse facilement engloutir et manipulée, tout au moins au début. Elle n’a que peu la niaque et la rage de la vraie, même si on va la voir évoluer de manière très importante tout au long du récit. J’ai beaucoup aimé la relation qu’elle entretient avec les autres personnages de son livre, qui m’ont fait rire à de nombreuses reprises. Les relations sont pour le moins tendues, car ils regrettent tout la Thursday qui a disparue dans Le début de la fin (la violente qui n'aimait rien tant que de s'amuser avec ses pistolets !). Le remplacement et les modifications ne se fait pas sans heurt, bagarres et autres incompréhensions. Un dur travail pour Thursday de rassembler tout ce monde derrière elle ! Ajouté à cela qu’elle n’a pas la possibilité d’avoir le réconfort de Landen ou des enfants, étant donné qu’ils n’existent pas dans son livre… Bref, ça été un vrai plaisir de la découvrir davantage dans Le mystère du Hareng Saur, car elle s’avère très touchante et intéressante ! On revoir quelques-uns des personnages que nous connaissions déjà, même s’ils ont un rôle moins importants. L’accent est beaucoup mis sur les nouveaux, et je décerne une mention spéciale à Sprockett, THE majordome ! Je rêve de goûter ses cocktails, je rêve d’avoir un ami/majordome tel que lui… Bref un coup de cœur pour ce personnage !
Si vous ne connaissez pas Thursday Next (une très regrettable erreur), je vous conseille plus que vivement de lire cette série (en commençant par le premier, c’est beaucoup mieux). Jasper Fforde est un auteur unique, qui a fait de Thursday Next un véritable OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) et une saga à mettre dans toutes les mains. Bref, lisez-le maintenant, c’est un ordre !

 


Thursday Next, Tome 1 : L'Affaire Jane Eyre
Thursday Next, Tome 2 : Délivrez-moi !
Thursday Next, Tome 3 : Le Puits des histoires perdues
Thursday Next, Tome 4 : Sauvez Hamlet !
Thursday Next, Tome 5 : Le Début de la fin
Thursday Next, Tome 6 : Le Mystère du Hareng Saur

 

 

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01/11/2013

La Horde du Contrevent, d'Alain Damasio

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La Horde du Contrevent

 

Alain Damasio




Imaginez une Terre poncée, avec en son centre une bande de cinq mille kilomètres de large et sur ses franges un miroir de glace à peine rayable, inhabité. Imaginez qu'un vent féroce en rince la surface. Que les villages qui s'y sont accrochés, avec leurs maisons en goutte d'eau, les chars à voile qui la strient, les airpailleurs debout en plein flot, tous résistent.
Imaginez qu'en Extrême-Aval ait été formé un bloc d'élite d'une vingtaine d'enfants aptes à remonter au cran, rafale en gueules, leur vie durant, le vent jusqu'à sa source, à ce jour jamais atteinte : l'Extrême-Amont.
Mon nom est Sov Strochnis, scribe. Mon nom est Caracole le troubadour et Oroshi Melicerte, aéromaître. Je m'appelle aussi Golgoth, traceur de la Horde, Arval l'éclaireur et parfois même Larco lorsque je braconne l'azur à la cage volante.
Ensemble, nous formons la Horde du Contrevent. Il en a existé trente-trois en huit siècles, toutes infructueuses. Je vous parle au nom de la trente-quatrième : sans doute l'ultime.



Cela faisait un moment que j'entendais parler d'Alain Damasio et de son fameux La Horde du Contrevent. Alors quand j'ai eu l'opportunité, je n'ai pas hésitée.
La 34ème Horde est composée de 23 membres, formés pour explorer le monde, de l'ouest vers l'est, pour tenter d'atteindre la source de tous les vents : l'Extrême-Amont. Sur leur trajet, ils vont se heurter à des obstacles inimaginables, que ce soit des vents violents, des étendues d'eau à traverser ou des pics à franchir. Ces 23 personnes vont prendre la parole chacun à leur tour, avec chacun sa façon de voir et son ressenti devant leur mission. (Garder précieusement le marque-page fourni avec le livre, car il vous permettra de savoir quel symbole correspond à quel personnage !)
la horde du contrevent,alain damasio,science-fictionLa Horde du Contrevent a reçu le Grand prix de l'imaginaire en 2006, une récompense pour un livre vraiment différent, hors-norme. Au cours de cette épopée, chacun des membres va prendre la parole, ce à quoi il faut s'habituer au début. Mais une fois qu'on a pris le coup, on s'y habitue très bien ! Ce qui est également amusant, c'est que la numérotation des pages est inversée (commence à 500 et quelques pages pour finir à 0). C'est un livre très difficile à classer, car on passe du fantastique à la poésie, du merveilleux au fantastique. Un livre vraiment déroutant !
J'ai eu beaucoup de mal à m'y mettre dans les 200 premières pages. Je n'arrivais pas trop à accrocher aux personnages, je n'étais pas prise pas l'écriture, j'avais du mal à me repérer dans les glyphes symbolisant les personnages et à comprendre certaines notions qu'Alain Damasio mettait en avant... Mais une fois plongée plus sérieusement dans l'histoire, je n'ai pas pu m'en détacher avant d'en savoir le dernier mot et comment cette épopée allait se finir.
Dans ce roman, Alain Damasio va enchaîner les croyances, les mythes, le métaphysique, les rêves, les espoirs, tout ce que peut comporter la psyché humaine. Mais il y a aussi une création absolument époustouflante d'un univers hors-norme, où le vent est un élément essentiel et fondamental. Les différents paysages sont bien décrits, tellement bien décrits qu'on a l'impression d'y être et de sentir le vent nous balancer dans tous les sens. Il a vraiment une plume très particulière (du moins dans ce roman !), et j'ai dû souvent m'attarder, relire un passage particulier... Car avec Alain Damasio et La Horde du Contrevent, pas question de lire quand on a l'esprit ailleurs ! Comme pour les personnages, toujours dans l'attente, toujours sur la brèche, à l'affut du moindre petit détail.
Même si parfois difficile à suivre ou à comprendre, La Horde du Contrevent est un roman qui se doit d'être lu au moins une fois, rien que pour comprendre la bête et pourquoi elle a tant fait parler d'elle !
Ne vous laissez pas déroutez pas les premières pages et par un style très particulier, la lecture vaut le coup jusqu'à la fin.
 
 
 
 
- On connait ces risques. Ils restent moins forts que de se balader tout nu au beau milieu de la plaine en espérant dénicher LE bosquet. Le bosquet qui coupera le flot sans l'arrêter, bien laminaire, sans tourbillon ni rotor vicieux, le miracle fait buisson quoi !


Vis chaque instant comme si c'était le dernier.
Vis chaque instant comme si c'était le premier.
 
 
 
 
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